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INTERRUPTEUR DE H. FOUCAULT

verticaleR (fig. 358), fixée à sa partie inférieure, porte A la partie supérieure un levier horizontal ad. En a est soudée une petite masse de fer qu'on appelle marteau et qui se trouve au-dessus de l'extrémité de la garniture du cylindre de Ter; en d est fixée une lige verticale de fer quipénètre dans un vase contenant du mercure. On s'arrange de manière que la pointe vienne affleurer le niveau du mercure, en soulevant ou en abaissant le vase, dont le fond métallique est porté par une vis.

Au-dessus du mercure, on verse de l'alcool qui conduit mal l'électricité.

L'une des extrémités de la spirale inductrice est unie, je sup-

pose, avec le pôle positif d'une pile de six éléments de Bunsen à large surface. Le courant suit toute la longueur du gros fil, une lame de cuivre 1b conduit à la base du trembleur, puis, par le mercure et le vase de métal qui le contient, à une borne d'où il retourne au pôle négalifde la pile. Aussitôt que le courant passe, le marteau a est attiré par le fer doux qui devient un aimant, le courant est interrompu en m, l'aimant très-puissant et le courant qui cessent induisent dans le fil de la bobine, en tous les points de sa longueur, des courants de sens contraire. L'élasticité du métal R plonge de nouveau la pointe dans le mercure. Le courant inducteur est rétabli, le fer doux s'aimante, Un mouvement électriquede même sens tend à se produire dans le 61 de la bobine extérieure.

Condensattw de M. Fizeau. — M. Fizeau a trouvé qu'il y a un

grand avantage à placer dans le circuit inducteur un condensateur dont les armures communiquent l'une avec la base du trembleur, l'autre avec le pied du vase plein de mercure; eu collant deux lames d'étain sur une feuille de taffetas gommé, M. Rubmkorff construit ce condensateur, qu'il dispose dans le socle de bois qui supporte tout l'appareil.

Effets de l'appareil de Ruhmkorff. — Les effets du grand appareil d'induction sont très-puissants. Avec les derniers perfectionnements, on peut obtenir entre les pôles des étincelles de Au & 50 centimètres de long ; la tension est si grande aux extrémités des fils, que les deux électricités, conduites par des tiges métalliques bien isolées, peuvent traverser une lame de verre ayant plusieurs centimètres d'épaisseur; on conçoit qu'il est essentiel d'assurer le mieux possible l'isolement du fil de la bobine induite.

L'appareil de M. Ruhmkorff nous montre une transformation de l'électricité de la pile qui est irès-abondantë mais n'a qu'une très-faible tension, n'attire pas les corps légers,. ne donne que de petites étincelles, en électricité qui acquiert une grande tension et peut reproduire avec avantage tous les phénomènes que présente la machine électrique. Si l'on touchait les extrémités du fil induit, on éprouverait des commotions très- violentes et dangereuses.

Petite bobine d'induction. — M. Ruhmkorff construit un appareil de petite dimension qui est très-commode pour faire les ana-

lyses eudiomé triques (fig. 359) ; avec un seul élément de Grenet on obtient facilement des étincelles ayant de 5 à 10 millimètres de longueur. Il suffit de mettre en communication les tiges

APPAREIL A CHARIOT DE M. DD BOIS-REYMOND. SB? métalliques isolées l'une de l'autre d'un eudiomètre avec les

extrémités du (Il induit pour Caire passer des étincelles qui enflamment les mélanges gazeux.

Appareil a chariot de M. Du Hols-Hpynioml. — M. du Buis

Hcymond a fait construire un appareil d'induction qui est trèsutile dans les études physiologiques et qui mérite aussi la préférence dans les applications médicales.

La bobine induite M (fig. 360) est fixée sur une plaque de bois ou chariot qui peut glisser dans une coulisse ; ainsi, cette bobine peut être éloignée ou approchée de la bobine à fil court B et du cylindre de fer indue leur.

Les interruptions du courant inducteur se font à l'aide d'un trembleur. Une lame d'acier verticale t (fig. 36D et 361) communique par sa partie supérieure, qui est fixe, avec l'un des pôles P' d'une pile (fig. 361), et se termine en bas par un marteau disposé devant le cylindre de fer. Une colonne de métal qui porte une vis V dont la pointe se place à une petite distance du trembleur, est unie à l'une des extrémités d du fil de la bobine inductrice , tandis que l'autre extrémité a de ce fil communique avec le second pôle P de la pile. Le ressort mobile touche-t-il la pointe de la vis, le courant passe, le marteau est attiré par le fer devenu aimant ; aussitôt le courant est interrompu, les phénomènes d'induction se produisent dans la bobine extérieure; si celle-ci recouvre la bobine intérieure,

les bras mis en communication avec deux bornes qui sont les

extrémités du long fil de la première éprouvent des commotions

insupportables.

Pour régler l'intensité des commotions ou des phénomènes physiologiques, il suffit d'éloigner plus ou moins la bobine induite; pour obtenir plus commodément ce mouvement et pour pouvoir le graduer avec la précision qu'exigent certaines expé-

P' d'una pile, avec le Irembleor I et me dnn bornes EC litrnl i recevoir J'nlncoiirul. (Appareil vu pif deuu».}

riences, H. Berl a récemment fait ajouter à la coulisse une crémaillère ; un boulon muni d'un pignon est fixé au chariot H et sert à le mettre en mouvement (ég. 360).

Lorsqu'on veut utiliser l'extra-courant, on courant induit sur lui-même, qui prend naissance dans le fil de la bobine inductrice au moment des interruptions, il faut fermer d'un côté le circuit qui est ouvert de l'autre; deux bornes E et C sont mises en communication avec les extrémités a et d du fil de la bobine indue trice ; si les mains touchent ces deux bornes, au moment de l'interruption, l'extra-courant traverse le corps et produit une commotion.

Choix de l'élément de pile. — Pour les applications médicales auxquelles se prête fort bien l'appareil qui vient d'être décrit, il est utile d'employer un élément de pile qui ne donne point de vapeurs; la pile à bisulfate de mercure est commode et asseï constante; on prend un élément forme d'une lame de zinc amalgamé qui peut glisser entre deux lames de charbon, on verse dam le flacon une solution de bisulfate de mercure dans l'eau, on enfonce le zinc et l'on unit les deux pôles avec les bornes ou les extrémités de la bobine inductrice.

L'appareil à chariot avec la pile et les accessoires, tel qu'il est

construit par H. Ruhmkorff pour la pratique médicale, est contenu dans une boite de petit volume.

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