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VASES COMMUNICANTS

pression de bas en haut égale au poids d'une colonne de liquide qui a pour base cette tranche et pour hauteur celle du liquide jusqu'au niveau. Dans une masse de liquide en repos, une tranche quelconque est également pressée des deux côtés, sans quoi elle se mettrait en mouvement, elle obéirait à la pression la plus forte.

pkmimm latérales. — L'existence des pressions latérales est rendue manifeste par l'observation. Lorsqu'on ouvre un tonneau plein d'eau sur le côté, le liquide s'écoule, le doigt approché pour fermer l'ouverture éprouve une pression. La pression exercée par un liquide sur une surface latérale déterminée est égale au poids d'une colonne de liquide qui a pour base cette surface et pour hauteur la distance du centre de gravité de cette surface au niveau supérieur.

Si l'on voulait calculer la pression exercée sur une ouverture latérale d'un réservoir plein d'eau, ouverture non régulière, on pourrait s'y prendre de la manière suivante : On dessine sur du carton mince, homogène, une figure qui ait exactement les dimensions de l'ouverture et que l'on découpe ensuite ; on suspend cette reproduction par deux points avec un fil pour déterminer le centre de gravité. On applique ce carton sur l'ouverture, et l'on mesure la distance du centre de gravité au niveau du liquide.

La surface de l'ouverture se mesure facilement, quelque irrégulière qu'elle soit. Déterminons le poids d'un décimètre carrédu carton employé, puis pesons la figure que nous avons faite ; autant le second poids contient le premier, autant il y a de décimètres carrés dans la surface de l'ouverture. Si cette surface est égale à 3 décimètres carrés, et la hauteur du niveau du liquide au-dessus du centre de gravité de l'ouverture égale à 8 décimètres, la pression de l'eau sera 3 x 8 = 2U kil.

Dans l'étude précédente des pressions, nous avons employé de l'eau dont un litre pèse 1 kilogramme. Si l'on fait usage d'un autre liquide, il faut connaître le poids d'un litre de ce liquide ou son poids spécifique, et multiplier par ce nombre la pression que Veau exercerait dans les mêmes conditions.

Vase* communicant*. — On appelle ainsi des vases qui communiquent par leur partie inférieure ou par leurs parties latérales.

Dans des vases communicants, un môme liquide se dispose

toujours de manière que chaque surface soit dans un même plan

horizontal. Ce principe d'équilibre se vérifie à l'aide d'un vase

large tenu par un pied, à la partie inférieure duquel est fixé un

tube métallique portant des tubes de différentes formes (fig. 50). Remplissons d'eau le grand vase, le liquide s'élève dans chacun des tubes ; l'œil placé suivant le niveau du premier vase aperçoit dans le même plan prolongé le niveau du liquide dans les tubes.

Lorsque des liquides différents sont placés dans un vase, celui qui pèse le plus sous le même volume se place au-dessous; par exemple, le mercurese tient au-dessous de l'eau. Dans deux vases communicants a et 6 (fig. 51), versons du mercure, ce liquidese

met au même niveau dans les deux branches ; mais si d'un coté nous ajoutons de l'eau, le mercure monte de l'autre côté. Mesurons les hauteurs du mercure et de l'eau au-dessus du niveau de séparation des deux liquides, nous trouvons que la hauteur du mercure est 13 fois 1/2 moindre que celle de l'eau : or, le poids spécifique du mercure est 13,5, celui de l'eau étant 1. Nous disons -■ le rapport des hauteurs de liquides différents qui se font équilibre est inverse du rapport de leurs poids spécifiques.

Niveau d'eau. — Cet appareil, qui est très-employé pour

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