VASES COMMUNICANTS
aplanir le sol, ou lui donner une pente déterminée, est fondé sur l'équilibre de l'eau dans les vases communicants. Il se compose de deux petits flacons qui n'ont pas de fond, et qui sont mastiqués aux extrémités recourbées d'un long tube de métal porté sur un pied. On verse de l'eau colorée dans un des flacons, et bientôt le liquide s'élève dans l'autre au môme niveau. Une règle verticale, graduée en centimètres, porte une mire qui présente un point central. Si l'on veut connaître la différence de hauteur entre deux points A et B, on place le niveau au milieu de la distance qui les sépare, la mire au point A. Un observateur vise en C les deux niveaux de liquide, et fait lever ou baisser la mire, jusqu'à ce que son centre vienne dans le
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Détermination avec le niveau d'eau de la différence de hauteur des points A et B.
plan horizontal marqué dans l'espace; on fait de môme pour le point B : les différences de hauteur sont alors données par la règle graduée. Si le point B est à 0œ,80 au-dessus du point A, pour aplanir le sol, il faudra enlever au point B 80 centimètres de terre.
Puits artésiens. — Parmi les couches qui forment l'écorce du globe, il y en a qui se laissent facilement pénétrer par l'eau : telles sont des couches de gravier ou de sable ; d'autres, formées d'argile, sont imperméables à l'eau. Quelquefois une couche de gravier perméable se trouve entre deux couches argileuses, et cette disposition peut se présenter alors dans une grande étendue, aussi bien dans les vallées que sur les mon-
tagnes, où souvent la couche de gravier devient superficielle. L'eau de la pluie qui tombe sur les montagnes s'infiltre peu à peu à travers la couche qui la laisse passer, et qui devient aquifère. Si, dans la vallée, on perce les couches superficielles, puis la couche argileuse supérieure, l'eau s'élève et peut jaillir à la surface du sol, mais jamais elle ne s'élève jusqu'à son niveau primitif, à cause de la grande résistance que les sables et les graviers opposent au mouvement du liquide.
Après avoir foré un trou plus ou moins profond dans les localités qui présentent la composition de terrains indiquée, on enfonce une série de tubes qui empêchent les éboulements. Le puits artésien de Grenelle a une profondeur de 548 mètres.
Distribution de Veau. — La distribution de l'eau dans une ville s'obtient en construisant sur une hauteur un réservoir que Ton remplit d'eau à l'aide d'une machine. Des tuyaux partent de ce réservoir et se ramifient dans les rues , donnent des branches qui, dans chaque maison, peuvent s'élever aux différents étages. On obtiendra de l'eau jusqu'à une hauteur marquée par le niveau prolongé du liquide dans le réservoir.
Si l'on donne issue au liquide au-dessous de ce niveau, par une ouverture dirigée verticalement ou obliquement, on obtiendra un jet d'eau.