‹ Manuel de physique médicaleChapitre 268 sur 342 · RECOMPOSITION DE LA LUMIÈRE BLANCHE · texte numérisé non relu

RECOMPOSITION DE LA LUMIÈRE BLANCHE

les mômes que ceux qui sont produits par les prismes, puisque les lentilles peuvent être regardées comme des assemblages de prismes.

Recomposition de la lanifère blanche. — Après avoir fait l'analyse de la lumière blanche, Newton en fit aussi la synthèse, c'est-à-dire qu'il réunit les rayons séparés et obtint de la lumière blanche. On prend un disque de verre formé de secteurs colorés offrant la succession des couleurs du spectre. A travers le disque immobile placé entre l'œil et la lumière solaire, on aperçoit les divers rayons colorés. Le disque est-il mis en mouvement par un système de poulies et une corde sans fin, l'œil ne reçoit plus que l'impression de la lumière blanche.

Recomposition par une lentille ou par un miroir concave. — Sur une lentille convergente ou sur un miroir concave, on reçoit les rayons colorés d'un spectre solaire. Un écran placé à une distance convenable de la lentille ou du miroir nous montre une surface parfaitement blanche ; ainsi, par réfraction ou par réflexion, les rayons lumineux, séparés d'abord par un prisme, se réunissent pour former de la lumière blanche.

Expérience des prismes opposés. — Deux prismes de la même substance, présentant des angles égaux, sont placés l'un derrière l'autre, de manière que la base du premier soit en haut et celle du second en bas.

Si l'on fait tomber sur le premier prisme un faisceau de rayons solaires, le faisceau émergent du second n'est point coloré. La lumière blanche décomposée par le premier prisme est recomposée par le second.

I«e spectre solaire n'est pas continu. — Haies obscures. —

Wollaston reconnut que le spectre solaire contient des lignes noires qui séparent diverses couleurs. Fraunhofer a décrit avec soin et nommé ces raies obscures qui ont de l'importance, parce qu'elles occupent toujours dans le spectre la môme position relative.

Pour démontrer l'existence des raies, on adapte au porlelûmière une fente verticale étroite (fig. 422) par laquelle un faisceau mince de rayons solaires est envoyé dans la chambre obscure. Une lentille convergente C (achromatique), placée à une distance de la fente double de la distance focale principale, donne sur un écran blanc, situé aussi au double de la distance focale, une image très-nette de la fente. Derrière cette lentille, plaçons un prisme P vertical, et nous recevrons sur l'écran E un spectre très-bien limité offrant dans toute sa hauteur des lignes noires parallèles. Ces raies indiquent que depuis le rouge jusqu'au

GRÉHANT. 32

566 OPTIQUE Et CHALEUR RAYONNANTE.

violet, il y a dans la série des couleurs un certain nombre d'interruptions. Dans la lumière solaire, les rayons colorés dont les

FlG. 422.

Disposition de l'expérience qui permet de démontrer les raies. (Coupe par nn plan horizontal.)

indices de réfraction sont justement égaux à ceux des raies n'existent pas.

Le nombre des raies est très?considérable : M. Kirchhoff en a compté deux mille, mais il faut, pour les voir toutes, des appareils spéciaux composés de plusieurs prismes, et dans l'expérience précédente on n'en distingue qu'un petit nombre ; ce

AlaJBC

B Ji ■'-" F

Te

Fio. 423.

Indication de la situation des raies principales dans le spectre.

sont les plus larges, les plus apparentes, que Fraunhofer a désignées par les premières lettres de l'alphabet ; voici la situation de ces raies : A, B, C, dans le rouge (fig. Zi23) ; D, dans le jaune; E, dans le vert; F*, dans le bleu; G, entre le bleu et le violet; H, dans le violet»

Les raies constituent des repères fixes, et pour désigner un rayon particulier du spectre, il suffit d'indiquer les distances qui le séparent des deux raies entre lesquelles il est situé.

Spectre ultra-violet. — La lumière solaire n'est pas formée seulement des rayons colorés que le prisme nous permet d'apercevoir. 11 existe au delà du violet des radiations lumineuses se-

Page 1