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Bandes d'absorption fournies par l'hémoglobine (1, 2, 3) et par l'bématine (4, 5, 6).
rait donnée l'hémoglobine désoxygénée, si elle n'avait pas été combinée avec l'oxyde de carbone.
L'hématine, matière colorante dérivée de l'hémoglobine, en solution étendue placée dans une petite cuve à parois
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de verre, plane» et parallèles (flg. 425), ou dans un tube, suivant la quantité de substance dont on dispose, fournit une bande d'absorption a (â) quand elle est dissoute dans un acide, et une bande 6 (5) quand elle est dissoute dans un alcali. Cette substance désoxygénée présente deux raies 7 et & (6) différentes par leur position et par leur étendue.
Il est évident que tous les rayons du spectre dont une bande d'absorption tient la place sont complètement arrêtés ou absorbés par la substance colorante.
ACHROMATISME.
lies lentilles convergentes donnent des images Irisées sur les bords. — Nous avons montré plus baut (page 564, flg. 421) qu'un faisceau de rayons blancs parallèles à Taxe d'une lentille convergente est décomposé par la réfraction comme il le serait s'il traversait un prisme. Les rayons violets vont former leur foyer plus près de la lentille que les rayons rouges ; il en résulte que les faisceaux émergents sont colorés sur les bords. Les bords des images données par les lentilles ne sont pas bien trancbés et offrent des irisations qui enlèvent aux images une grande partie de leur netteté.
Prismes achromatiques qui dévient la lumière sans la colorer. — Lorsque l'on oppose l'un à l'autre deux prismes de la même substance offrant les mêmes angles de réfringence, nous savons qu'il n'y a pas de déviation des rayons lumineux qui les frappent ; la réfraction se fait comme à travers un milieu terminé par des faces parallèles, il n'y a ni déviation, ni coloration.
Plaçons derrière un prisme un second prisme dont la substance et l'angle de réfringence soient différents, l'expérience montre qu'il peut y avoir déviation sans coloration. Pour réaliser ces conditions, on emploie un prisme dit à angle variable, formé de parois métalliques parallèles, entre lesquelles sont maintenues des lames de glace qui remplissent exactement l'intervalle des parois et qui peuvent tourner l'une et l'autre autour d'un axe horizontal. Ces lames transparentes peuvent être placées parallèlement ou peuvent être inclinées plus ou moins. Versons dans ce prisme de l'eau ou un autre liquide, et plaçons à côté un prisme de verre horizontal dont la base est tournée vers le sol et sur lequel nous envoyons un faisceau de rayons solaires. Les rayons déviés et colorés qui émergent du premier prisme traversent le second, éprouvent de nouvelles réfractions et vont frapper un écran blanc éloigné, en donnant
en général une image colorée. Mais approchons ou écartons les parois de glace, et, pour un certain angle, nous verrons une image parfaitement blanche sur l'écran, image qui n'occupe pas les mômes points que venaient frapper les rayons solaires avant l'interposition des prismes.
Ainsi il est possible, par l'emploi de prismes choisis, de substances différentes et d'angles différents, de produire une déviation sans coloration.
Achromatisme des lentilles. — Comme les lentilles ne sont que des assemblages de prismes, on est arrivé à construire des lentilles convergentes qui donnent des images bien nettes sans irisations. C'est ainsi qu'en juxtaposant une lentille convergente de crown-glass et une lentille divergente de flint-glass, en choisissant des courbures convenables, les constructeurs obtiennent des systèmes réfringents que Ton emploie dans beaucoup d'instruments d'optique et qui fournissent des images nettes et achromatiques.
SECTION IL