OCULAIRES
nir son image en A'". De sorte que l'objet AB tout entier pourra
Fia. 437.
Marche des rayons lumineux dans un microscope composé offrant une lentille collective C entre l'objectif 06 et l'oculaire Oc,
être vu en A'"B'", image virtuelle, renversée et agrandie. La
lentille collective C accroît donc le nombre des points de l'objet que nous pouvons apercevoir, en rapprochant du centre optique de la loupe Oc et de la pupille de l'observateur des rayons qui n'auraient pu être aperçus.
Chaque microscope possède plusieurs oculaires qui pour un môme objectif permettent des grossissements plus ou moins forts.
Champ du microscope. — Si nous nous reportons à la figure A35, nous voyons que le faisceau de rayons partis du point A donne après la réfraction un faisceau conique étroit, qui a pour base la surface de l'objectif, et dont le sommet est en A'. Ce faisceau rencontre le bord de l'oculaire et est aperçu par l'œil s'il pénètre dans la pupille. Tout point de l'objet plus éloigné que le point A de l'axe principal commun aux lentilles enverra des rayons qui ne rencontreront plus l'oculaire et ne pourront être vus. Le champ ou la partie de l'objet dont nous voyons l'image a pour mesure l'angle formé par les lignes menées du centre optique 0 de l'objectif aux extrémités du diamètre de l'oculaire. En prolongeant ces deux lignes au-dessous de l'objectif jusqu'à la rencontre de l'objet, on détermine la partie visible dans l'image. Il est évident que la lentille collective accroît le champ de Tin* strument.
Assemblage des lentilles. — L'objectif, composé ordinairement de plusieurs lentilles, est vissé à l'extrémité inférieure d'un tuyau cylindrique de laiton qui glisse à frottement dur dans un anneau du môme métal fixé à un support solide (fig. 438). Dans l'extrémité supérieure du tuyau intérieur est engagé un autre tuyau, dans lequel on introduit un oculaire formé de lentilles vissées aux extrémités d'un troisième tuyau. On peut augmenter la distance de l'objectif à l'oculaire en tirant le second tuyau et la diminuer en le poussant, ce qui en môme temps accroît ou diminue les dimensions de l'image réelle, et par suite le grossissement. Une vis dont le pas est petit permet d'abaisser ou d'élever avec lenteur les tubes qui portent les lentilles, de sorte que deux mouvements sont à la disposition de l'observateur pour mettre l'objet au point convenable, l'un brusque en tournant le tuyau dans l'anneau qui l'entoure, l'autre lent exécuté au moyen de la vis.
Porte-objet. — Une plaque de métal quadrangulaire, solidement fixée au pied de l'instrument, présente une réglette mobile et des lames élastiques de métal qui servent à fixer les objets que l'on veut examiner. Au centre de la plaque est ménagée