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LUNETTES

en le regardant directement. On démontre que ce grossissement s'obtient en divisant la distance focale principale de l'objectif par celle de l'oculaire.

Divers oculaires. — Pour la lunette astronomique, comme pour le microscope, on emploie un oculaire formé par deux verres convergents, qui accroît l'étendue du champ. Quelquefois l'image réelle de l'objet se place entre les deux lentilles, mais le plus souvent, l'oculaire est disposé de telle sorte que l'image donnée par l'objectif se forme en dehors de l'oculaire et ne se voit point quels que soient les mouvements imprimés à celui-ci. La lunette astronomique fournit des images renversées ; dans l'observation des objets éloignés, à la surface de la terre, il est avantageux de redresser les images; on emploie pour cela un oculaire composé de trois lentilles, les deux premières redressent l'image réelle, que Ton grossit avec la troisième lentille qui fonctionne comme une loupe.

Télescopes. — Les télescopes sont des appareils dans lesquels l'objectif est formé d'un grand miroir concave parfaitement poli donnant des objets éloignés une image renversée, petite, fortement éclairée, située près du foyer principal. Cette image réelle est parfaitement achromatique, puisqu'elle est produite par réflexion; on l'observe avec une loupe.

Dans ces dernières années, Foucault a beaucoup perfectionné la construction des télescopes.

Lunette de Galilée. — Cet instrument, dû à Galilée, se compose d'une lentille convergente servant d'objectif, et d'une lentille

Fio. 441.

Lunette de Galilée.

divergente employée comme oculaire. L'objectif (fig. Uhi) recevant les rayons envoyés par un objet AB que nous ne pouvons

pas représenter sur la figure, donne une image réelle À'B' renversée de cet objet Pour construire cette image, il suffit de mener Taxe secondaire du point A par le centre optique 0, et le rayon parallèle à l'axe qui passe après la réfraction par le foyer principal F et rencontre l'axe secondaire au point A'. Tous les rayons envoyés à l'objectif le traversent et vont de même se croiser au point A'.

Plaçons un oculaire divergent de manière que son foyer principal virtuel se trouve en deçà de la position qu'occupait d'abord l'image réelle. Quel est l'effet de cette seconde lentille ? Considérons deux rayons particuliers qui venaient se rencontrer au point A' ; l'un JO' passe par le centre optique 0' de l'oculaire et n'éprouve pas de déviation, c'est un axe secondaire ; l'autre se propageant du point K au point A' parallèlement à Taxe principal commun aux deux verres, traverse l'oculaire et diverge comme s'il venait du foyer principal virtuel. Comme, par hypothèse, la distance du point A' à l'oculaire est plus grande que la distance focale O'f, ces deux lignes, Taxe secondaire et le rayon parallèle réfracté, ne pourront se rencontrer qu'en un point tel que A". Le point de concours de ces deux rayons sera celui de tous ceux qui, partis du point A, traversent les deux lentilles, le point B aura son image au point B", et l'œil placé à l'oculaire verra par suite une image virtuelle A"B" droite et agrandie.

Mesure du grossissement. — La mesure du grossissement d'une lunette peut se faire à l'aide d'un procédé indiqué déjà par Galilée. On regarde avec un œil dans la lunette un objet divisé en plusieurs parties égales, par exemple une règle divisée; en même temps, directement avec l'autre œil, on examine l'objet lui-môme ; il est assez facile de compter le nombre de divisions de la règle qui couvrent une seule division de l'image grossie, ce nombre indique le grossissement. On peut se placer aussi à une certaine distance d'une fenêtre que l'on vise et comparer la dimension d'une vitre dans l'image et celle de plusieurs vitres dans l'objet.

Une lunette qui grossit deux ou trois fois un objet, nous le fait voir sous un angle double ou triple, comme si la distance qui nous sépare de cet objet était réduite à la moitié ou au tiers, ce qui fait souvent donner à la lunette de Galilée le nom de lunette d'approche.

Quelques usages de la lunette de Galilée. — Pour examiner un organe, l'œil par exemple, on peut se servir d'une loupe, mais il est souvent préférable d'employer une lunette de Galilée connue

sous le nom de loupe de Bruche, qui, tout en donnant un grossissement de trois à dix fois, possède un foyer plus long que la loupe ordinaire et permet de voir distinctement et grossis des objets placés à 5 ou 6 centimètres de dislance.

Cette lunette de Galilée peut, en outre, remplacer le tube du microscope dans l'anneau qui le supporte, et peut être utile dans les études anatomiques qui n'exigent qu'un faible grossissement, car elle rend facile le maniement des instruments de dissection au-dessous de l'objectif.

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