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CHAPITRE II

Pile thermo-électrique de Mobiii. — Pour étudier la chaleur rayonnante, on ne peut se contenter de la sensation qu'elle

produit sur dos organes, sensation qui est appréciée d'une manière beaucoup moins parfaite que la sensation lumineuse ne l'est par l'œil. H faut employer un appareil t h ermom étriqué

sensible ; il n'y en a pas qui suit préférable à celui que Nobili a fait connaître et que nous avons décrit plus haut (page 492). La pile thermo-électrique (fig, 461) permet, en efi'et, de reconnaître de très-petites différences de température entre les soudures, mais elle permet de plus, après une graduation convenable, de mesurer par les déviations de l'aiguille aimantée les quantités de chaleur que reçoit l'une des faces de la pile.

M. Melloni a fait un grand usage de cet appareil thermoélectrique qu'il appliqua a l'étude de la chaleur rayonnante.

Disposition de l'appareil thermo-électrique. —■ Sur une règle métallique fixée horizontalement, peuvent (flg, 462) glisser diffé-

rents supports : l'un pour la pile P qui sera élevée ou abaissée à l'aide d'un pignon et d'une crémaillère. Un autre porte une lampe L dite de Localelli, qui est souvent employée comme source de chaleur. D'autres supports soutiennent des écrans permettant, il un moment donné, de faire arriver les rayons calorifiques dans l'axe de la pile, sur l'une des faces, tandis qu'un autre écran protège l'autre l'ace de la pile contre tout rayonnement extérieur. La figure représente, en outre, une petite table de bois sur laquelle repose une latne de verre i que l'on fera traverser par la chaleur. Les extrémités de la pile sont réunies aux bornes d'un galvanomètre, plate sur une console fixée au mur.

t. rail nation «le l'appareil tbermo-élec trique. Méthode de

MM. de la Provoslaye et Desains. — Pour graduer l'appareil

thermo-électrique, pour déterminer quelles sont les quantités de chaleur qui produisent telle ou telle déviation, MM. de la Provostaye et Desains placent d'un cOté de la pile deux sources constantes de chaleur; par exemple, deux petits becs de gai, a et b (flg. a63), munis de robinets r et r1, qui reçoivent le gaz par des tubes de caoutchouc portant aussi des robinets R et R'. Le gaz allumé en a, la flamme étant petite, envoie a la face de la pile une quantité de chaleur telle que l'aiguille du galvanomètre dévie,

par exemple, de 5° ; on tourne le robinet R pour éteindre ce bec sans toucher au robinet r. En second lieu, allumons le gaz en 6, la nouvelle flamme produit, je suppose, une déviation de 7°. Faisons mai nlenant agir les deux flammes ensemble et nous reconnaîtrons que la déviation est 12". Jusqu'à 20% l'expérience montre que la déviation est proportionnelle à la quantité de chaleur reçue par la pile.

Si l'on fait agir successivement deux flammes plus grandes, qui produisent des déviations égales à 12° et à 15°, par exemple, agissant simultanément, elles donneront une déviation égale à 25°, au lieu de 27°. On obtient expérimentalement une table qui indique les déviations et les quantités de chaleur correspondantes.

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