‹ Manuel de physique médicaleChapitre 41 sur 342 · COMPTE-GOUTTES · texte numérisé non relu

COMPTE-GOUTTES

d'eau gui sépare cette tranche du niveau MN. De l'autre côté, la pression atmosphérique agit en 0 et se transmet en ab, diminuée d'une hauteur d'eau plus grande : le reste est plus petit ; ainsi, le liquide en ab est plus poussé du côté de la petite branche que du côté de la grande, il obéit à cette différence de pression, et l'écoulement a lieu.

Pour amorcer le siphon, on emploie souvent l'aspiration simple. La petite branche est plongée dans le liquide, la bouche est adaptée à l'extrémité de la grande branche ; on fait un effort d'inspiration qui produit dans les poumons une diminution de pression : l'atmosphère pousse le liquide dans le tube jusque dans la bouche que l'on retire aussitôt ; l'écoulement continue.

Lorsqu'il s'agit de liquides dangereux, du transvasement des acides, par exemple, on emploie un siphon dont la grande branche présente vers sa partie inférieure un tube latéral par lequel se fait l'aspiration (fig. 86).

FlO. 86.

Siphon pour le transvasement des liquides dangereux.

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