‹ Manuel de physique médicaleChapitre 42 sur 342 · FIG · texte numérisé non relu

FIG

Compte-gouttes.

^•■Hrt©-*©atte«. — Un petit appareil, construit par M. Alvergniat, permet de produire l'écoulement des liquides en gouttes, ftlpeut servir dans l'emploi des médicaments. Un jtetit matras de verre à long coi (fig. 87) présente en un point une ouverture o, autour du col on a fixé solidement une petite ampoule de caoutchouc à parois épaisses. On verse un liquide dans le matras, et on ferme l'ouverture du flacon par un bouchon de caoutchouc

88 PESANTEUK.

traversé par un lube de verte qui se rend de la partie inférieure au dehors, où il se termine en une partie courbée; presse-t-on sur l'ampoule, l'air augmente de pression au-dessus du liquide qui monte dans le tube et s'échappe en gouttes par une ouverture capillaire; cesse-t-on d'appuyer, la pression de l'air diminue par le gonflement de l'ampoule, l'air pénètre par le tube et vient rétablir la pression au-dessus du liquide.

Le siphon est employé pour établir l'irrigation continue qui rend de si grands services à la chirurgie. Un seau placé audessus du lit contient de l'eau, on y plonge la petite branche d'un siphon amorcé, la grande branche est munie d'un robinet qui permet de régler l'écoulement; un tube de caoutchouc, serré plus ou moins en un de ses points à l'aide d'un lien, peut servir de siphon ; on conduit l'eau par une bande de linge jusqu'au membre placé au-dessus d'une toile cirée et d'un réser-

ventoase. — Pour appliquer une ventouse simple (flg.88),on échauffe l'air contenu dans un verre bien rodé en le plaçant au-dessus de la flamme d'une lampe à alcool, puis on applique le vase sur la peau, le milieu ambiant le refroidit bientôt, ainsi que l'air qu'il contient qui diminue alors de force élastique. Mais la pression atmosphérique, qui s'exerce dans toutes les parties du corps et qui est transmise par les vaisseaux dans les parties solides qui les entourent, presse de dedans en dehors la peau qui se soulève, les vaisriii, 8ft. seaux se gonflent, la peau rougit ; si l'on prali-

vi'niouM- ordipiire. que sur la surface cutanée quelques incisions superficielles, le sang s'échappe facilement. Ventouse à pompe. — Une petite cloche munie d'une garniture métallique, d'un robinet et d'un tube de métal, peut recevoir à l'aide d'un lube de caoutchouc l'extrémité d'une pompe dont le piston présente une soupape comme celle de la machine pneumatique ; on ouvre le robinet, le piston soulevé produit un vide partiel; le robinet est Terme, le piston abaissé chasse l'air qu'il comprime. En recommençant plusieurs fois, on obtient un vide approché. En remplaçant le robinet simple par un robinet à trois voies (ng, 89) qui permet d'établir une communication entre la cloche, le corps de pompe et l'atmosphère, on peut employer une pelite pompe k piston plein, ou une seringue que l'on adapte au robinet à l'aide d'un tube de caoutchouc. Lorsqu'on a fait sur la peau des scarifications, on peut re-

Page 1