VENTOUSE
oouveler la cloche qui se remplit de sang et faire ainsi une saignée assez abondante.
Ventouses Junod. — M. Junod eut l'idée de recouvrir une surface étendue du corps de grands appareils dans lesquels il raréfie l'air, ou il envoie de l'air comprimé ; ces deux manières d'opérer produisent des résultats tout différents, le vide partiel fait affluer les liquides dans les membres sur lesquels on agit et produit une congestion locale; la pression de l'air refoule, au contraire, les liquides contenus dans les vaisseaux vers les parties centrales. Ces grands mouvements de liquides offrent des dangers sérieux, mais aussi un moyen thérapeutique fort énergique.
La ventouse se compose d'un grand cylindre de verre C(fîg. 90) muni à sa partie supérieure d'un ajutage métallique garni de caoutchouc dans lequel on introduit le membre sur lequel on veut agir. La partie inférieure du cylindre porte un ajutage muni d'un robinet.
Une pompe aspirante et foulante P, qui peut s'adapter à un récipient, mis en communication avec l'extrémité du cylindre par un tube de caoutchouc épais, permet de faire le vide partiel ou d'injecter de l'air.
Le corps de pompe, à sa partie inférieure, offre deux ouvertures munies de soupapes qui s'ouvrent l'une de dehors en dedans, l'autre de dedans en dehors; à ces ouvertures sont adaptés des tubes, l'un par lequel se fait le vide, l'autre par lequel l'air est chassé. L'un ou l'autre de ces tubes est mis en rapport avec le récipient R, manchon cylindrique muni d'ajutages et de robinets; l'un de ces ajutages communique avec l'une des branches d'un manomètre à air libre H,à deux branches égales contenant du mercure jusqu'à la moitié de leur longueur, lorsque le récipient est en communication avec l'air. La différence des niveaux du mercure indique que'.le est la pression du gaz dans le récipient, il ne faut pas que la différence de celle-ci et de la pression atmosphérique soit supérieure à 8 ou 10 centimètres de mercure., en plus ou en moins. On peut remplacer la pompe P par une pompe toute semblable que Ton trouve dans presque tous les laboratoires (fig. 91), il suffit d'unir par un tube de caoutchouc l'ajutage du récipient
ïl-
FlG. 89.
Ventouse à pompe.
avec le lube / si l'on veut faire le vide, avec le (ube (' si l'c n
veut fouler de l'air. ■
Pompe Moneoq. — M. Houcoq a imaginé un appareil qui permet d'exécuter facilement la transfusion immédiate du sang et qui peut rendre de grands services dans les cas d'hémorrhagies graves. Un cylindre de verre gradué renferme un piston plein que l'on fait mouvoir alternativement, de haut en bas ou de bas en iiaut, à l'aide d'une crémaillère qui forme la lige du piston, et d'une roue dentée. La partie inférieure du corps de pompe