‹ Manuel de physique médicaleChapitre 45 sur 342 · SOUFFLET POUR LA RESPIRATION ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

SOUFFLET POUR LA RESPIRATION ARTIFICIELLE

nir poussé par la pression atmosphérique jusqu'à sa première ' position; si cette épreuve réussit, la seringue étant plongée dans un liquide, le vide fait de nouveau sera rempli complètement par le liquide poussé de même par l'atmosphère, et lors de l'injection aucune goutte de liquide ne passera entre le piston et le corps de pompe, comme cela arrive lorsque le piston ne tient pas. Soufflet pour la respiration artiflcielle. — L'indication d'établir la respiration artificielle se présente souvent , dans la pratique médicale ; on se sert alors avec avantage d'un soufflet ordinaire muni d'une soupape de cuir s'ouvrant de dehors en dedans S (fig. 94), et d'une autre soupape fermée par un ressort s'ouvrant de dedans en dehors, dont le bouchon conique se prolonge à l'intérieur du soufflet en une tige assez longue. Les deux parois, eu se rapprochant, poussent cette tige et ouvrent la soupape.

Pour entretenir la respiration artificielle on met la tuyère en communication avec la bouche par un embout de forme convenable ou avec la trachée par une sonde laryngienne, ou avec un tube qui se divise en deux branches garnies de caoutchouc que l'on introduit dans les fosses nasales. On éloigne les deux manches du soufflet, l'air extérieur entre par la première soupape, on rapproche les branches, l'air pénètre dans les poumons ; lorsque les branches sont rapprochées davantage, la seconde soupape s'ouvre et l'élasticité des poumons déplace l'air qui s'échappe, l'expiration se produit.

Pour limiter le mouvement d'insufflation correspondant à l'inspiration, on fixe souvent à l'une des poignées un arc métallique circulaire muni d'un pas de vis qui passe par une ouverture de la seconde poignée, et porte un écrou qui maintient constant l'écartement des branches. Lorsqu'on ne peut pas se procurer immédiatement ce petit appareil, un soufflet ordinaire suffit pour établir la respiration artificielle ; on garnit l'extrémité du tayau d'une petite bande de linge et on l'introduit dans l'une des narines; en rapprochant les branches du soufflet on insuffle <fc l'air dans les poumons ; par la seconde ouverture des fosses nasales que l'on peut rétrécir plus ou moins, se fait l'expiration.

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Fio. 94.

Soufflet pour la respiration artificielle. S, soupape n'ouvrant de dehors en de* dans. S', soupape s'ouvrant de dedans en dehors.

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