MANOMÈTRE DIFFÉRENTIEL
on trouve que dans ces vaisseaux la pression est moindre que dans les gros troncs.
M. Claude Bernard a fait construire un appareil qui permet île mesurer facilement ces différences de pression, lin tube de verre de U, à branches parallèles, est porté sur une planchette tenue verticalement (llg. loi) : aux extrémités A et B sont mastiqués deux tubes métalliques courbés à angle droit, munis chacun d'un robinet.
On verse du mercure dans le tube de verre et, par-dessus, de chaque coté, une solution saturée de bicarbonate de soude ; on
introduit dans une artère un tube de verre en forme de T, dont la branche horizontale permet facilement le cours du sang, tandis que la branche verticale communique par un tube de plomb oudecaoatchoucépais avec l'extrémité e; dans une autre artère plus périphérique on fait de même, les deux robinets r et r' sont ouverts : on voit aussitôt le mercure s'élever plus du coté de la
lOfl PESANTEUR.
périphérie; la différence des niveaux est lue sur une échelle
gravée entre les deux branches du tube en U.
La pression du sang et les oscillations de la colonne mercurielle ont été enregistrées pour la première fois par M- Ludwig.
KimocraphioD de m i,ad«i|. — Sur le mercure de l'hémodynamomètre fixé verticalement est placé un flotteur formé d'un tube de verre léger, terminé à sa partie inférieure par une boule de verre qu'on oblient en fondant le tube à la lampe (flg. 102) ;
fcjmogrupliim
un anneau fixé a la partie supérieure du tube laisse passer et guide la lige du flotteur que l'on termine, sqit par un pinceau ou un tube horizontal capillaire en forme de pipe remplie d'encre inscrivant sur du papier blanc, soif par une paille qui
KYM0GRAPH10N A RESSORT. 105
inscrit su* du papier noirci à la fumée ; un fil de soie tendu par un poids est soutenu de telle manière qu'il appuie l'extrémité du style contre la surface d'un cylindre recouvert de papier.
Ce cylindre reçoit un mouvement uniforme d'un mouvement d'horlogerie réglé, soit par un pendule conique, soit par le régulateur de M. Foucault, dont nous parlerons plus loin dans l'acoustique.
Si Ton vient à faire communiquer une artère avec le mercure de l'hémodynamomètre, le flotteur monte immédiatement, une courbe est tracée par le style ; elle indique les oscillations de la colonne mercurielle, les grandes dentelures correspondent aux variations de pression causées par les mouvements respiratoires, et les petites sont dues aux systoles du cœur. Sur cette courbe, le nombre des pulsations qui ont eu lieu en un temps donné est déterminé si l'on connaît la vitesse du cylindre ou le temps qu'il emploie pour faire un tour et qui doit être environ une minute lorsqu'on veut enregistrer les mouvements de la colonne du mercure de l'hémodynamomètre.
Kymograpbion à ressort. — M. Fick a récemment employé le manomètre de M. Bourdon pour déterminer la pression du sang dans les vaisseaux et les variations de cette pression. Un ressort creux a été enroulé en cercle fixé à une extrémité qui est ouverte, mobile à l'autre extrémité qui est fermée. Exerce-t-on une pression dans le tube, il tend à se redresser (fig. 103). On remplit le tube d'alcool et on le fait communiquer par des tubes remplis d'une solution de bicarbonate de soude avec l'intérieur d'un vaisseau sanguin. Les mouvements de l'extrémité libre du ressort sont beaucoup trop petits dans les variations ordinaires de la pression du sang pour être enregistrés directement sur un cylindre tournant, il faut les amplifier à l'aide d'un système de leviers composés de parties très-légères, et tellement disposés que l'extrémité munie d'un style ne peut se mouvoir que suivant une verticale. Cet instrument, pour indiquer la valeur de la pression, doit être gradué par comparaison avec un manomètre à air libre à mercure, comme tout manomètre de M. Bourdon ; il offre sur le kymographion à mercure un avantage : les parties qui le composent reçoivent difficilement des vitesses acquises, et les variations de la pression sont inscrites en même temps que la durée de ces variations est indiquée ; je suppose, par exemple, qu'une augmentation de pression survienne brusquement et dure un instant; la courbe, dessinée, présentera deux lignes, l'une ascendante, l'autre descendante, qui seront très-
l la partie supérieure un plateau horizontal qu:
voisines, et è
correspond au temps pendant lequel la pression est maintenue. H. Fick a mis son appareil et un manomètre à mercure en communication avec une pompe a air que l'on faisait mouvoir qua-
rante fois par minute, en maintenant la variation de la pression un certain temps, ce qui se traduit par les parties horizontales de la courbe (flg. 10a); la colonne de mercure recevait l'effet de la variation de pression, prenait une vitesse acquise et dépassait la hauteur correspondante à l'augmentation de pression, puis descendait Irop bas, et offrait toujours des sommets aigus sang