‹ Manuel de physique médicaleChapitre 53 sur 342 · SCHÉMA DE LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

SCHÉMA DE LA CIRCULATION

tricule ; à l'autre tube, muni d'une valvule disposée en sens inverse, comme une valvule aoriique, on fixe un système de tubes représentant l'aorte et ses branches principales (fig. 111) ; on lie ces tubes artériels à leurs extrémités, à l'exception de deux: branches que l'on termine par deux tubes de verre étroits, maintenus au-dessus d'un entonnoir réuni à l'oreillette par un tube de caoutchouc.

On remplit par l'entonnoir tout l'appareil de liquide. Comment faire contracter le cœur artificiel ? A la tubulure latérale on fixe au moyen d'un tube une poire de caoutchouc à parois épaisses, pleine d'air, que l'on comprime avec la main d'une manière intermittente ; chaque mouvement augmente la pression de l'air qui se transmet sur toute la surface du ventricule artificiel et produit une systole. Une ondée liquide pénètre dans l'aorte et dans ses branches ; on ouvre la main, le ventricule entre en diastole, la valvule aortique se ferme, la valvule mitrale s'ouvre, et l'oreillette verse son contenu dans le ventricule.

Avec cet appareil, on reproduit les principaux phénomènes de la circulation; fait-on communiquer l'une des artères avec un manomètre, on voit s'élever la colonne de mercure et on la voit osciller.

Veut-on imiter l'effet de la contraction des petits vaisseaux, on adapte comme orifices d'écoulement des tubes très-étroits, on voit alors s'élever la pression ; prend-on des tubes plus larges, la pression diminue : bien entendu, si l'on conserve le rhythme et la force des contractions artificielles.

On voit que l'élasticité des vaisseaux artériels produit un jet continu par les orifices d'écoulement, tandis que les ondées sont intermittentes.

Enfin, on peut reproduire les phénomènes accessoires de la circulation : la dilatation, la locomotion des artères, et môme le pouls, que l'on peut enregistrer avec le sphygmographe, et auquel on peut donner toutes les formes qui se présentent chez l'homme à l'état de santé ou à l'état de maladie. Si l'on applique l'oreille au niveau des valvules, on entend des bruits tout à fait comparables à ceux du cœur.

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