EXTRACTION DES GAZ DO SANG
plus de 1 centimètre de diamètre, près de 1 mètre de long, et qui est attaché par l'extrémité supérieure au tube à parois épaisses de la pompe à mercure. Ce tube réfrigérant est enveloppé d'un manchon fixé par des assemblages de caoutchouc A, d'une part au récipient, de l'autre au tube épais; de sorte que les deux points d'union arec le tube central seront complètement immergés dans de l'eau froide, fermeture hydraulique tout à fait sûre et telle que l'air extérieur ne peut entrer. Le récipient est plongé dans un bain d'eau que l'on chauffe et que l'on maintient a 40° à l'aide du régulateur décrit plus
haut. Le tube de plomb est recourbé et le robinet de verre est maintenu dans un vase plein d'eau froide.
Marche de l'expérience. —On remplit le manchon d'eau froide, ou mieux de morceaux de glace; on "met en communication avec une machine pneumatique ordinaire le tube qui surmonte le robinet de la machine à mercure, et l'on fait un vide partiel dam l'appareil. L'extrémité du tube est plongée dans une cloche graduée contenant de l'eau que l'on a fait bouillir et dont la
surface est recouverte d'huile ; en ouvrant le robinet de verre, on fait pénétrer dans l'appareil 2 centimètres cubes d'eau environ, un volume que l'on mesure et qui doit dans le récipient s'élever au-dessus du boucbon en un point que l'on note. Puis on fait le vide avec la macbine pneumatique ordinaire aussi bien que possible ; on interrompt la communication avec cette machine, et à l'aide de la pompe à mercure on extrait complètement les gaz : on est aidé par cette petite quantité d'eau qui entre en ébullition et dont la vapeur chasse les gaz.
Lorsque le vide absolu est obtenu, on réunit par un caoutchouc l'extrémité du tube d'entrée avec une canule introduite dans une artère ou dans une veine ; on délie une ligature d'attente qui a été posée, puis ouvrant le robinet de verre avec précaution, on -ait arriver le sang dans le récipient ; quand on croit avoir un volume suffisant de liquide, on ferme le robinet. Le récipient est mis en communication avec la chambre barométrique vide ; aussitôt du gaz remplit cet espace, on le recueille dans une cloche pleine de mercure placée dans l'entonnoir à mercure au-dessus du robinet. On fait le vide à plusieurs reprises, le sang entre en ébullition rapide, la mousse arrive dans le long tube ; mais là les bulles de vapeur, rencontrant des parois froides, crèvent aussitôt, et le liquide retombe dans le récipient: il se fait une distillation continue. De temps en temps on recueille les gaz, et les manœuvres sont continuées tant que le mercure remplissant la chambre barométrique laisse voir une bulle de gaz; cela dure quelques minutes.
Lorsque l'on a obtenu tous les gaz dissous simplement dans le sang, il reste encore dans ce liquide de l'acide carbonique combiné avec le carbonate ou le phosphate de soude ; si l'on veut obtenir ce gaz combiné, on fait passer un acide dans le récipient, et l'on n'obtient dès lors, en faisant le vide à plusieurs reprises, que du gaz acide carbonique.
On mesure ensuite, après avoir fait rentrer l'air dans l'appareil par le robinet à trois voies tourné convenablement, le volume du liquide dans le récipient, et l'on retranche le volume d'eau et d'acide que l'on a introduits.
L'analyse des gaz extraits ne présente aucune difficulté. Un morceau de potasse humide agité avec les gaz absorbe l'acide carbonique ; l'acide pyrogallique introduit en solution, à l'aide d'une pipette, agité plusieurs fois avec les gaz, absorbe en présence de la potasse tout l'oxygène ; ce qui reste est de l'azote.
Composition des gaz extraits du sang. — Je donnerai ici quelques résultats extraits des recherches de M. Schôffer, qui mon-