EXTRACTION DES GAZ DU SANG. 1B
ballon de manière à le laisser, ainsi que le tube, complètement plein d'eau. Le ballon est placé sur un fourneau, l'extrémité du tube sous une cloche remplie de mercure, sur la cuve. On chauffe, le liquide se dilate ; bientôt des bulles de gaz se rendent dans le col du ballon, qui augmentent de nombre el de grandeur quand on approche de la température d'ébullition. On peut remplacer la cloche qui reçoit d'abord de l'eau provenant de la dilatation et du déplacement de l'eau du tube par les premières bulles de gaz, par une autre cloche destinée à
contenir les gaz et du Iï.quide entraîné; on maintient l'ébullitioa pendant quelques minutes -, puis, cessant de chauffer, on produit le phénomène de l'absorption, en plongeant l'extrémité du. tube dans un vase plein d'eau, et l'on reconnaît que l'ébullition a duré assez longtemps quand le liquide poussé par la pression atmosphérique remplit le col du ballon. Les gaz »nt ensuite mesurés, leur volume est comparé à celui du liquide, et on les analyse.
Eitneut» île» m «a Hn|. — Il n'est pas possible de faire
bouillir le sang sous la pression de 76 centimètres, car au-dessous de 100°, ce liquide se coagule et forme une masse presque entièrement solide qui emprisonne les gaz ; mais par l'élévation de la température jusqu'à 40° environ, et par l'action du vide et du vide renouvelé, on extrait bien les gaz du sang.
M. F. Hoppe, le premier, a employé le vide barométrique pour cet objet; mais ce sont surtout M. Ludwig et MM. Setschenow et Schoffer, ses élèves, qui ont employé la machine pneumatique à mercure pour extraire complètement les gaz du sang. Leur appareil a été ensuite perfectionné par MM. Helmholtz et Pflùger, et voici sa composition :
1° La machine pneumatique que nous avons décrite, dans laquelle on fait le vide en élevant et abaissant le mercure ; 2° un vaste récipient destiné à recevoir la mousse abondante donnée par le sang lorsqu'il arrive dans le vide ; 3° comme intermédiaire, un tube de verre contenant de la pierre ponce imbibée d'acide sulfurique pour retenir la vapeur d'eau.
Dans ces parties réunies ensemble par des verres rodés et des robinets de verre, on fait d'abord le vide aussi bien que possible ; puis on le renouvelle après l'entrée du sang, pour entraîner les gaz aussitôt qu'ils se sont dégagés.
Appareil pour l'extraction des gaz du sang. — Pour extraire les gaz du sang, j'ai disposé un appareil fondé sur les mêmes principes, qui remplit bien les diverses conditions et qui offre plusieurs avantages : on supprime le grand récipient, ce qui permet de faire le vide plus facilement et avec une petite machine dont la chambre barométrique ne contient pas une grande quantité de mercure ; on peut maintenir longtemps le sang à l'ébullition, ce qui est favorable au dégagement complet des gaz. Cet appareil ne diffère de celui qui a été décrit plus haut pour la distillation des liquides dans le vide que par de légères modifications. Le récipient est un tube de verre t de 3 centimètres de diamètre environ (fig. 162), courbé à angle obtus, présentant deux longues branches dont l'une, tenue verticalement, graduée en parties d'égal volume, peut être fermée à sa partie inférieure par un bouchon de caoutchouc percé et contenant un tube de plomb que l'on peut recourber à volonté sans craindre de le casser ; l'extrémité de ce tube métallique est unie par un tube de caoutchouc avec un robinet de verre soudé à un tube qui s'élève verticalement et se termine par une partie recourbée horizontalement. La seconde branche du récipient, qui est inclinée sur l'horizon, est légèrement effilée et unie par un tube de caoutchouc avec un long tube de verre qui doit avoir