DIRECTION DES FORCES ET DES MOUVEMESS
52. La direction suivant laquelle agit la force motrice détermine celle du mouvement des corps. Il résulte de tout ce qui précède que cette direction ne peut être que rectiligne quand la force agissante est unique, qu’elle soit instantanée ou accélératrice ; car le corps inerte qui lui est soumis ne peut de lui-même se dévier de la route dans
laquelle il a été lancé Mais quand plusieurs forces combinent leur action sur un corps, la direction du mouvement devient la résultante de l’action de ces diverses forces ; et si l’une d’elles agit constamment , la direction du mouvement sera curviligne. Dans tous les cas la géométrie fournit graphiquement la direction du mouvement et la vitesse. Il suffit de prendre sur chacune des directions la longueur parcourue pendant l'unité de temps choisie, et d'achever le parallélogramme dont elle fournit deux côtés; la diagonale exprimera la grandeur et la direction de la vitesse. ( Voy. fig. 14 et 15.
b3. Il est facile de comprendre qu’en combinant convenablement la direction et le mode d’action de ces forces, on pourra faire décrire à un point matériel toutes sortes de courbes, et avec toutes sortes de vitesses. Il serait inutile d'étudier tous ces différens mouvemens ; mais nous devons nous arrêter sur celui qui est le résultat d’une première impulsion instantanée, combinée avec une force constante, dirigée vers un certain centre. Ces combinaisons de forces, désignées sous le nom de forces centrales, fournissent par leur décomposition les forces centrifuges et les forces centripètes, du jeu desquelles dépend le cours admirable de tous les corps célestes, ainsi que le mouvement des pendules.
Le corps soumis à ces deux forces est sans cesse sollicité dans deux directions différentes, qu'ii faut décomposer afin de reconnaître leur puissance; en vertu de la force centripète, il tend constamment à tomber vers le centre d’attraction, et il l’eüt fait avec une vitesse accélérée s’il eût été en repos lorsque la force a commencé son action; en vertu de la force d’impulsion le corps tend perpétuellement à suivre la ligne droite, et il prendrait en effet cette direction dès l'instant où