‹ Manuel de physique, ou élémens abrégés de cette scienceChapitre 40 sur 120 · UE PUS · texte numérisé non relu

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d'employer ce moyen pour la mesure du temps, puisqu'il offrait l'avantage de donner à chaque instant la durée voulue, et ensuite la conservait invariablement; c’est ce qu’on a fait, et maintepant toutes les horloges sont mises en mouvement par un pendule, nommé balancier ; mais dans leur construction il s’est présenté une difficulté à vaincre : la chaleur dilate les corps, le froid les resserre, ainsi que nous le verrons plus tard ; le pendule soumis aux variations de température change donc de longueur et par suite de vitesse dans ses oscillations, et, malgré la petitesse de cet allongement, il était important de ne pas le négliger. C’est au moyen des compensateurs qu'on est parvenu à remédier à cet inconvénient. Nous ne pouvons entrer dans-le détail de leur construction; nous dirons seulement que la chaleur ne dilatant pas d’une manière égale tous les métaux , par exemple le fer et le cuivre, dans tous les compensateurs on a tiré parti de cette propriété pour conserver une longeur uniforme, malgré les variations de température, entre le point de suspension et le centre de la lentille, appelé centre d’oscillation; dans la plupart on obtient cet effet au moyen d’un système de tringles daus lequel celles qui soutienuent le pendule A B, fig. 17, sont d’un métal plus dilatable, et sont forcées de se dilater de bas en haut, tandis que celles qui tiennent au point de suspension C D, et qui doivent se dilater de haut en bas, s’allongent d’une moindre quantité; pour compenser exactement l'allongement de la verge du pendule, il ne s’agit donc que de combiner la longeur des tringles, de manière que l’allongement du cuivre, de bas en haut, compense celui de haut en bas de l’acier : on peut augmenter l'effet en réunissant plusieurs châssis de divers métaux, au lieu d’un seul, ainsi qu’on le voit

dans la fig. 18.

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