Ainsi, après avoir indiqué sommairement
les causes et les sources de la lumière, après avoir fait sentir toute l’importance de bien connaître la manière d’agir d’un être qui vivifie toute la nature, sans lequel nos connaissances seraient si bornées qu'il nous deviendrait impossible de soutenir notre existence, nous allons étudier les lois auxquelles il est soumis. L’optique, qui renferme tout ce qui concerne la lumière directe, sa marche, sa vitesse dans lPespace, sera l’objet d’une première section. Nous étudierons ensuite les phénomènes que la lumière présente en passant près des extrémités des corps et au travers des lames minces ; là, nous verrons sortir de la théorie des interférences, qui donre l’explication complète de ces phénomènes, et forme la base du système des ondulations, les plus fortes probabilités en faveur de cette hypothèse. Dans la section suivante, nous en ferons l’application aux divers phénomènes que présente la lumière, et nous exposerons ainsi sa théorie complète, ce qui facilitera infiniment l'intelligence des détails et abrégera leur étude. La catoptrique, qui comprend les phénomènes de la lumière réfléchie à la surface des corps , occupera une quatrième section ; viendra ensuite la dioptrique, qui a pour but l’étude de la lumière réfractée, c’est-à-dire déviée de sa route naturelle en pénétrant dans les différens milieux. La chromatique , ou la science des couleurs, qui n’est que
“Je résultat de la lumière réfléchie ou réfractée, et explique les phénomènes de la coloration des corps, sera l’objet d’une sixième section; puis viendra l’explication des phénomènes de la vision et des erreurs d'optique, Îa description de l’œil, les moyens de remédier aux défauts de la vue. Dans une autre section, nous donnerons une idée de lusage et de la construction des principaux instrumens d'optique; enfin nous terminerons ce chapitre par l'exposition des phènomènes dé la double réfraction et de la polarisation de la lumière, qui forment maintenant une portion de la théorie de la lumière très étendue, et presque entièrement due aux travaux des physiciens modernes.
SECTION PREMIÈRE