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DE LA RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE, OU DE LA CATOPTRIQUE

236. La lumière se réfléchit toujours plus ou moins lorsqu’elle frappe la surface des corps, même liquides. ou fluides aériformes, de même qu’elle s'éteint toujours en partie, même à la surface des corps qui la renvoient le mieux. Parmi les corps réflecteurs, les uns dispersent la lumière, en renvoient certaines portions, et retiennent les autres, le plus souvent d’une manière constante, ce sont les corps colorés ; les autres, qu'on nomme spécialement réflecteurs, renvoient la lumière aussi plus ou moins abondamment, mais avec régularité, c’est-à-dire qu’ils ne changent point la fumière des corps dont ils renvoient les rayons, mais ne font que diminuer l'intensité de leur éclat : c’est de ces derniers que nous devons nous occuper dans cette section.

Pour obtenir une réflexion régulière, la première condition à laquelle il faut satisfaire, c’est de polir la surface du corps qui doit renvoyer une image distincte du point lumineux. Nous avons vu dans la section précédente pourquoi la lumière est dispersée à la surface des corps, même les meilleurs réflecteurs, lorsqu'elle est hérissée d’aspérités; mais, d’un autre côté, il ne suffit pas de polir un corps pour qu’il réfléchisse la lumière régulièrement , soit que, pour certains COrps, les aspérités qu’on ne peut détruire soient encore trop considérables pour que la dispersion des rayons n’ait pas lieu, soit que ces corps, en absorbant. certaines portions de la lumière, lui fassent éprouver des modifications, ét ne puissent plus réfléchir que certaines couleurs. Les corps les meilleurs ré-

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