RÉFLEXION
flecteurs sont les liquides incolorés, tels que l’eau , Valcool, la plupart des métaux, des verres, des cristaux lorsqu'ils sont polis, le mercure.
297. Nous savons déjà que la lumière réfléchie fait avec la surface réfléchissante l’angle de réflexion égal à l'angle d'incidence; c’est pourquoi, pour analyser les phénomènes de la réflexion, nous ne choisirons point le rayon perpendiculaire, car il doit être renvoyé dans Îa direction même du rayon incident , et ainsi se confond avec lui : nous ne choïisirons pas non plus ceux qui sont presque horizontaux , à cause de l'incertitude de leur marche, mais nous observerons un de ceux qui tombent obliquement sur la surface réfléchissante. Faisant cette expérience dans une chambre obscure pour mieux apprécier les résultats, nous remarquerons alors les phénomènes suivans : les rayons qui parviendront obliquement à la surface d’une lame de verre, malgré sa transparence, seront en partie réfléchis, et, faisant l’angle de réflexion égal à l’angle d’incidence, projetteront lPimage du corps lumineux dans une position qui dépendra de l’obliquité de la lame de verre ; Pobservateur , placé dans cette direction, verra le corps lumineux très brillant, et il lui paraîtra placé de l’autre côté de ia lame de verre , précisément dans la direction du rayon réfléchi, et s’il peut juger des distances, à celle où il doit être en raison de la longueur du rayon brisé. D’un autre côté, le point de la surface réfléchissante , où tombent les rayons du corps lumineux, deviendra visible dans toutes les directions, mais avec une intensité très faible, si on la compare à celle de l’image réfléchie régulièrement; celle-ci en effet n’est que le résultat de la dispersion d’une portion de lumière: opérée indifféremment dans tous les sens, comme si le corps n’était pas poli. Enfin une autre partie de la lumière incidente pénètre dans
le verre; arrivée à la seconde surface , il s’en réfléchit une petite quantité qui se conduit alors comme celle réfléchie à la première surface, et le reste passe sans se réfléchir. Si nous substituons au verre une surface métallique non transparente, nous observerons des phénomènes analogues, c’est-àdire qu’une partie de la lumière incidente sera réfléchie régulièrement, une autre sera dispersée, et enfin une troisième sera non plus transmise, mais absorbée, éteinte, ce que nous pourrons re-. connaître à l’aide des moyens photométriques , c'està-dire qui mesurent l’intensité de la lumière, que les physiciens ont inventés, et sur lesquels nous aurons occasion de revenir.
236. Tels sont les phénomènes que la lumière présente, lorsqu'elle vient frapper une surface plane, phénomènes auxquels on peut facilement ramener en les décomposant, tous ceux souvent très compliqués qu'offre la réflexion de la lumière, soit dans certaines circonstances particulières, soit sur des surfaces de diverses formes. Ainsi d’abord, en jetant les yeux sur la fig. 61, on reconnaitra que les objets vus par réflexion dans un miroir plan, comme les glaces, doivent conserver leurs formes , leurs dimensions, leurs couleurs, et paraître derrière la glace aussi loin qu’ils en sont par devant; on reconnaîtra de même, fig. 62, pourquoi les objets vus dans l’eau par réflexion paraissent renversés. Une analyse semblable de la marche des rayons nous fera prévoir les phénomènes que présentent les miroirs courbes ou sphériques de tout genre; car chaque point d’une surface courbe quelconque peut être considérée comme un plan placé dans la direction de la tangente en ce point, et par conséquent les rayons doivent s’y réfléchir en faisant l’angle d'incidence égal à l’angle de réflexion. Ainsi, sur un miroir concave, en yertu de la propriété des sections coniques, les