‹ Manuel de physique, ou élémens abrégés de cette scienceChapitre 90 sur 120 · RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE

n'ayant pas la même vitesse d’ondulation , ne sont pas réfractés avec la même énergie. Ainsi, en passant d’un milieu dans un autre, et surtout au travers d’un prisme dont le pouvoir réfringent est beaucoup plus considérable, la lumière blanche est décomposée, et à sa sortie le faisceau de lumière présente une image allongée et de différentes couleurs, image que nous étudierons tout à l'heure. Si cet effet n’est pas toujours sensible, c’est que la réfraction est trop peu considérable, et que les rayons de diverses couleurs, trop peu écartés les uns des autres, continuent à se superposer, et ainsi donnent la sensation de la lumière blanche. Les lentilles, pouvant être considérées comme un assemblage de prismes, produiront la même dispersion de la lumière toutes les fois qu’elles la dévieront fortement de sa route, d’où l’on voit que l’image qu’elles donneront sera confuse et colorée. Newton avait cru ce vice irrémédiable; mais Dollond, physicien anglais, avant reconnu que certaines substances, avec un pouvoir réfringent inégal, dispersaient également la lumière, concçut la possibilité d’obtenir des images considérablement déviées , et cependant incolores. Tel est l’acromatisme et le principe sur lequel repose la construction des lunettes ou plutôt des verres acromatiques, dans lesquels on établit ordinairement Ja Compensation par la réunion du verre ordinaire et du cristal où il entre du plomb, le crown-glass et le flint-glass.

247. Nous savons qu’à chaque surface de séparation de deux milieux réfringens, il s’opère une réflexion et une réfraction ; ceci va nous donner l’explication d’un des phénomènes d'optique naturels des plus curieux : nous voulons parler de larc-en-ciel. Il est inutile de décrire dans quelles circonstances le phénomène se produit; chacun a Pu remarquer que c’est lorsqu'il pleut que l'arc

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