RÉFRAGTION DE LA LUMIÈRE
inégale. Dans ce phénomène, qui n’a lieu qu'aux heures où le soleil a fortement échauffé le sol, êt par conséquent dilaté la couche d’air qui repose sur lui, les objets éloignés paraissent entièrement environnés d’eau : la fig. 74-enfera' facilement sentir la cause: En effet, les objets d’une part sont vus directement par le rayon À B, et paraissent dans leur véritable position, mais lesrayons dirigés vers le soi, pénétrant bientôt dans une couche d’air moins dense, y sont réfractés en s’écartant de la perpendiculaire, de sorte qu’ils pourront, comme le rayon S C, parvenir à l'observateur: ainsi celui-ci verra une seconde image de Pobjet, mais elle lui paraîtra renversée et entourée de l’image également réfractée du ciel, ce qui imitera parfaitement la réflexion des objets à la surface des eaux. Le docteur Wollaston a démontré cette explication en réalisant le phénomène sur des barres de fer fortement chauffées, et en faisant passer un rayon dans un mélange de liquides de densité variable.
2/48. Tant que la lumière parcourt un espace de densité et de nature homogène, elle suit une ligne droite, mais lorsqu'elle passe d'un milieu dans un autre, elle se dévie de sa route primitive pour s'approcher ou s'éloigner de la perpendiculaire. Ainsi la lumière, en passant de l'air dans l’eau ou dans le verre, se rapproche de la normale, et au contraire s’en éloigne en passant de l’eau ou duverre dans l'air; en sorte qu’après ces deux déviations semblables, les rayons sont encore parallèles. Telle est la marche de la lumière dans les corps transparens à surfaces parallèles ; mais il n’en est plus ainsi lorsque les surfaces sont différentes , etil se présente alors un phénomène analogue à ce qui se passe dans un prisme, forme à laquelle on peut en effet toujours ramener la figure des corps,
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ainsi que nous allons le voir dans l'étude des lentuiles.
On sait que l'effet d’un prisme de verre où d’eau est de dévier les rayons vers la base du prisme opposée à l'angle aigu, ainsi qu'on le voit fig. 75, pour les rayons obliques, et fig. 76 pour les perpendiculaires. Cette propriété donne l’'explication de tous les phénomènes de réunion ou de dispersion de la lumière, par le moyen des lentilles ou des verres de toute forme : phénomènes qui se rapprochent d’ailleurs beaucoup de ceux des miroirs réflecteurs, et sur lesquels conséquemment nous ne ferons que glisser légèrement. Ainsi une lentille convexe, fig. 77, rend parallèles les rayons qui émanent de son foyer, réunit à ce foyer principal les rayons parallèles, et en d’autres lieux ceux qui font un angle sensible en arrivant à sa surface, parce qu'une lentille convexe n’est autre chose qu’un assemblage infini de prismes, dont la base est tournée vers Le milieu de la
lentille, comme le montre la fig. 78, où cette len- tille est décomposée en prismes- De même les ltiles concaves; Jig. 700 ap1ssent "en SENS contraire des précédentes, parce que les prismes y sont tournés en sens opposés. Les verres de toute autre forme participent plus ou moins des propriétés de ceux-ci, selon qu'ils se rapprochent ou s’éloigent de la convexité ou de la concavité. 24h. C’est sur ces principes que repose la construction de l'œil, de même que celle de tous les instrumens d’optique, dont nous renvoyons l'é- :tude et la description après celles de l’organe de la vision, dont ils ne sont que le complément et Vauxiliaire, quelquefois aussi le correctif. Dans cette section, achevons d’analÿser les phénomènes des rayons réfractés. j 246. Dans l'exposé de la théorie de la lumière,
nous avons vu que les rayons des diverses couleurs