XIII. — Résurrection deN.-S. Jésus-Chiiirt
Memor esto Domimtm /mvi ChrUhtm resurrexisse a mortviù (I Timoth., H, S.) >>>
Souvenes-Yons que Notre**M gneur Jésus-Christ est Tta&wif> d'entre les morts. * ^ ^*
C'est ici le mystère le plus glorieux de la^ vie 4< notre divin Sauveur, Tobjet par excellence de noi^ espérance, la preuve la plus manifeste et la ply|i convaincante de la divinité de Notre-Seigneur et de t£ religion chrétienne... Aussi TApôtre recommande-t*i 4 non disciple Timothéedene\amBâ&l^eidLt^\^^i^\)L:
venir de cet ineffable mystère, parce qu'il le regarde > comme le fondement inébranlable sur lequel repose 'la prédication de l'Évangile.
"*- Pour graver plus profondément dans nos âmes le
souvenir de cettevérité salutaire, rappelons ce que la
'doctrine catholique nous enseigne : 1® sur la résurrec-
^tion du Sauveur m elle-même ; 2* sur ses causes ; 3* sur
les avantages qui en résultent pour nous.
I. La Résurrection de Jésus-Christ en elle-même, — Lorsque Notre-Seigneur Jésus-Christ eut expiré sur i la croix le vendredi vers la neuvième heure du jour, ses disciples, en ayant obtenu la permission du gou- • verneur Ponce-Pilate , déposèrent de la croix son corps adorable, et l'ensevelirent dans un tombeau nouvellement creusé dans le roc. Le troisième jour après, qui était le dimanche, de grand matin, l'âme de Jésus-Christ s'unit de nouveau à son corps, et ainsi celui qui avait voulu subir la mort, revint à la vie et ressuscita glorieux de son tombeau.
Comment s'opéra cette merveiUe ? Jésus-Christ ne fut point rappelé à la vie par une puissance étrangère, comme l'avaient été le jeune homme de Naîm, la fille de Jaïre et Lazare; mais il se ressuscita lui-même par sa toute-puissance. <( Bien qu'il ait été crucifié par infirmité, » dit saint Paul, « cependant il vit par la vertu de Dieu. » (II Cor., xiii, 4.) La divinité, en effet, ne fut jamais séparée du corps de Jésus-Christ pendant qu'il resta dans le tombeau, ni de son âme pendant qu'elle descendit aux enfers. Ainsi, comme Dieu , Jésus-Christ eut le pouvoir de reprendre la vie et de ressusciter d'entre les morts. C'est ce que
David rempli de i'Esprit-Saint prophétisa en ces tefaIcK mes :all fut à lui-même son salut par sa droite et séHi^u bras très saint. » (Ps. xcvu, 1 .) Et Notre-Seîgneur dttlCii de lui-même en TÉvangile selon saint Jean (x, n-i^Wid (( Je donne ma vie pour la reprendre ; j'ai le pouVoi^itQ de la quitter, et j'ai aussi le pouvoir de lareprendrCr Ne disait-il pas aux Juifs pour confirmer cetM|],. vérité : <c Détruisez ce temple, et je le rétablirai dafli trois jours. » (Joan., ii, 19.) Ce que les Juifs entendaient du temple de Jérusalem, Jésus-Christ le disait de son corps, temple par excellence de la Divinité.
Parce que Jésus-Christ est ressuscité pour ne ph mourir, il est appelé le premier-né d'entre les morts;: Bien d'autres avant lui avaient été rappelés à la tie^ mais leur résurrection ne fut que pour un tem{tt)i et de nouveau ils devaient se rendormir dans la moi Seul Notre-Seigneur Jésus-Christ est ressuscité poofcd ne plus mourir. La mort, dit saint Paul, n'aura plus^l sur lui aucun pouvoir ; il l'a vaincue : Christus te^-î surgens ex mortuis jam non maritur : mors illi ultra nm o dominabiiur. (Rom., vi, 9.) . i^
Que si Notre-Seigneur après sa mort est resté iroisp jours dans le sépulcre, ce n'est pas sans raison: i(-b a voulu par là nous donner une nouvelle preuve de ^"\ divinité et de son humanité. En ne renvoyant pasj à la fin du monde sa glorieuse résurrection, il a prouvé qu'il était réellement le Dieu tout-puissant et, ; le souverain maître des vivants et des morts; en ne res* suscitant que le troisième jour, il a voulu faire voirqu'il ; était véritablement homme, et que comme tel il avait suJbi }a mort. Pourquoi tant de çtcvics^^ fex^V\aa«cLV-
rite de la résurrection^ si ce n'est que ce iX comme le fondement de notre croyance ?
Christ n'est pas ressuscité, » dit TApôtre, notre prédication, vaine aussi est YOtre foi. .* ;t n'est pas ressuscité, votre foi est inutile, et ^z sous le poids de vos iniquités. » (L Cor.,
b Augustin, en admiration devant cet article
écriait : « Croire que Jésus-Christ est mort, tas étonnant: les païens, les juifs et les pé^ uels qu'ils soient, le croient. La foi des chré >t la résurrection du Christ; le prodige, c'est ; croyons qu'il est ressuscité. » Il n'est rien e-Seigneur n'ait rappelé plus souvent à ses que la vérité de sa résurrection, a Le Fils de sera livré aux gentils ; il sera moqué, flagellé, après l'avoir flagellé, ils le feront mourir, et ne jour il ressuscitera. » (Luc, xvni, 32-33.) [ les Juifs réclamèrent de lui un signe en ion de sa doctrine, il répondit qu'ils n'en point d'autre que celui de Jonas. « De même s», disait-il, a a été trois jours et trois nuits flancs de la baleine, de même le Fils de sera trois jours et trois nuits dans le sein de I (Matth., XII, 40.)
^Ms de la résurrection. — Quant aux causes de action, nous pouvons en assigner quatre prin- V la justice de Dieu, à laquelle il convenait lement d'exalter celui qui, pour accomplir la e son Père, avait été accablé d'ignominieaetde «Ils^est humilié lui-même^ ï> àil«>a\TA^«»LV
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it ce que Dieu accomplit pour notre rédemption, fait par l'humanité du Christ, eu s'en servant e d'instrument. La résurrection de Jésus-Christ le modèle de la nôtre, parce qu'elle a été la plus te. De même que le corps de Jésus-Christ resa été transformé pour l'immortelle gloire, de aussi nos corps infirmes et mortels seront de gloire et d'immortalité. Ainsi que l'enseigne d Apôtre : « Nous attendons pour sauveur eigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps tre humilité conformément au corps de sa diclarté. » (Philip., m, 20-21.) venons-nous donc de ce grand et glorieux mysde la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ. luvenir fera notre plus grande consolation sur Ja lOTB, et sera comme l'avant-goût delà gloire étemelle |jî( oous atteiKi dans l'éternité.
"' SY. — Ascension de Notre-Seigneur.
•;' Àscendit Deu$ in juhUo. (Ps.
XLYI, 6.)
Dieu est monté au milieu des ac- '- ' clamations.
îf ■
J^ prophète David, rempli de l'Esprit de Dieu et QBlemplant la bienheureuse Ascension de Jésusbrist, exhorte toutes les nations de l'univers à celé- \^ son triomphe avec des transports de joie et d'ald^esse, et il s'écrie : « Peuples, battez des mains, Dijssez des cris de joie : le Seigneur est monté au iSleu des acclamations. » (Ps. xlvi, 1 , 6.) Âh I c'est
qu'en «ffiftt'câ fat unjottt A^' celui où DOtre divin Situvetir, npfï l'œuvre de noire rtdemptlon, remonla vera pour entrer dans son pppos. Vnfnqueur lîn la mort et dfi l'enfer, il est semblable h un roi rentpedanB son royaume, charKf' fi PS ricTiesdêpoci d'un ennemi (loul il a abattu l'urgucil èl Tt puUsam Qai pourrait parler di!în''iTiPnt de la fi'-HcIlil 4« IIIomme-DIeu Jouira (^tpmellement dans te ciel,i qui pourrait dirfi aussi loul pp qu'il préparc à serviteurs et A ses amis? Cur Notre-Seigncur nott appris lui-mfme que, s'il remontnlt au ciel, re o'él pas seulement pour y jouir de l:i gloire que Boni% lui réservait, mais aussi pour nous y préparer S! lûB une place. Vadoparare vobielocitm. (Joao., xrv, t.) '
1* La gloire de Jism-Chrisl dans son Ascension ivt avantaget que ce myxîère renferme pour nous : tel' Bp le partage de cet entretien.
I. Gloire de Jésus-Chrisl dam son Ascension, —Ti gloire du divin Sauveur, c'est d'élr^moDlé au cielpl sa propre vertu. Il n'en fut point de lui comme d'eu! d'Habacucou du diacre saint Philippe, lesquels ii rent élevés dans les airs et transportés à de longiM distances par la vertu divine ou le ministère deâ §9 ges. JésuB-Christ s'éleva de lul-m^me et par sa toiîtl puissance, et non seulement comme Dieu, mails^ core comme homme : car son flme bienbeurêDa après la résurrection, pouvait par sa propre t^j mouvoir le coqis comme il lui plaisait, et ^ transfiguré dans la gloire, oht':issait facileri l'âme. C'est pour cela que nous croyons queX
mr Qst remonté au ciel par sa propre vertu, comme
et comme homme.
[Au ciel,Jésus-Ghri8t est assis à la droite de son Père,
reit-4i-dire qu'il a pris possession pour toujours du
[louyoir royal et souverain et de la gloire éternelle
fil a reçus de Dieu le Père. « En le ressuscitant
[emire les morts, » dit saint Paul, « et le plaçant à sa
»ite dans les cieui, au-dessus de toute principauté,
toute puissance, de toute vertu, de toute domina-
[tkin et de tout ce qui est nommé, soit dans le siècle
sent, soit aussi dans le siècle futur, il a mis tou*
choses sous ses pieds. » (Ephes., i, 20-22.) Cette
loîre est tellement propre au Seigneur, qu'elle ne
'i^urait convenir à aucune nature créée. « Â qui des
iQges a-t-il jamais dit », ajoute l'Apôtre : <£ Asseyez-
. vous à ma droite ? ... » (Hebr., t, 13.)
(Test encore dans le mystère de TAscension que
tout ce que Jésus-Christ a fait pour notre salut a
en quelque sorte son couronnement et sa perfection.
Si l'Incarnation a été le début, le commencement dû If iiptre rédemption, l'Ascension en est l'achèvement
1 et la plénitude. Dans toutes les autres circonstances de
"'si vie, nous avons vu Jésus-Christ dans l'abaissement,
'■ ITiiimilité, la pauvreté, les souffrances et la mort;
mais sa résurrection et son ascension nous le mon-
' treot dans tout l'éclat de sa gloire et de sa majesté.
Pourquoi le Sauveur est-il monté au ciel ? C'est
1 1* parce que cette terre, lieu de misères et d'épreuves,
^ \ie convenait plus à son corps transfiguré et immor-
"tel ; 2* non seulement il voulait prendre possession
du royaume qu'il s'était acquis par son sang, mais
encore aller oous préparer une place; S"" il avait dit que son royaume n'est pas de ce monde : il voulait nous en donner la preuve en nous montrant que les biens que nous devons attendre de lui ne sont pas sur cette terre, où tout est vain et périssable, mais dans le ciel, où il nous prépare des richesses spirituelles et éternellement durables ; i* il est enfin monté dans le ciel afin que nous Ty suivions par nos pensées, nos désirs et nos espérances. Non habemus hic . manentem dvitatem^ sed fiUuram tnqidrimus. (Hebr., xill, 14.) Nous sommes les concitoyens des saints et les serviteurs de Dieu. (Eph., n, 19.) Notre conversation n'est point sur la terre, mais dans le ciel. (Pbilip., m, 20.) II, Avantages que renferme pour nous le mystère de l'Ascension. — Que de bienfaits nous communique l'Ascension de Notre-Seigneur ! David les avait déjà célébrés bien longtemps à l'avance : « En montant dans les hauteurs, il a mené captive la captivité même ; il a envoyé ses dons aux hommes. » (Ps. Lxvn,- 19. Eph., IV, 8.) En effet, quelques jours après son Ascension, les hommes étaient remplis de l'eicellence des dons du Saint-Esprit. « Il vous est expédient que je m'en aille, » avait dit le Sauveur : <c si je ne m*en vais, le Paraclet ne viendra point en vous. » (Joan., XVI, 7.) Quel bonheur pour nous de savoir que nous avons auprès de Dieu un tout-puissant avocat pour plaider notre cause! «Mes petits enfants, » dit saint Jean,« je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Mais quelqu'un vînt-il à pécher, nous avons auprès du Père un avocat, Jésus-Christ le juste : il est lui-. môme propitiation pour nos péchés. »(IJoan., 11,1-2.)
'.: De phis; rAscensîon de Nofre-Seigneur a rendu 'notre foi plus méritoire : car, ainsi qu'il l'a dit luimême : « Bienheureux ceux qui croient sans avoir TU. » (Joan.) XX, 29.) La gloire de notre divin Maître, les biens sans mesure et sans nombre qu'il nous prépare, nous ne les voyons pas, et nous n'en avons que plu^ de mérite d'y croire fermement. En montant au eiel et en plaçant son humanité sainte à la droite de 8on Père, il a augmenté en nous l'espérance d'être associés un jour à sa gloire, puisque, étant ses membreSy nous devons être réunis à notre chef. « Mon Père, » dit Jésus-Christ, « je veux que ceux que vous m'avez donnés soient avec moi où je suis moimflne. » (Joan., xvii, 24.) Enfin l'auguste mystère de l'Ascension enflamme notre charité en ravissant nos (xeurs dans le ciel à la suite de Notre-Seigneur Jésus- Cbrist : car, ainsi qu'il est écrit, « là où est votre trésor est aussi votre cœur. » (Matth., vi, 21. Luc, xii, SU.) Il nous était souverainement utile que notre Sauveur montât au ciel : car, s'il était resté sur la terre, nous nous serions habitués à ne le regarder que eomme homme, et nous ne l'aurions aimé que d'un atnour terrestre, pour ainsi dire» Le sachant dans le nigour de sa gloire, nous nous attachons à lui d'un fimour tout spirituel ; ne le voyant pas, nous le :téQérons comme notre Dieu. C'est ainsi que notre di^îin Maître disait à ses disciples : « Il vous est expédient que je m'en aille : si je ne m'en vais, le Paraclet De viendra pas à vous. » (Joan., xvi, 7.) Pendant qu'il •6iait avec eux, ils l'aimaient assurément, mais leur amour n'était [pas encore assez parfait ; il fallait qu'il
>s qsssAi. iicar qut jt:-^ iLZic^m- fût tout soniatiiiel» I^JDS pî>?;Tc«i sj9Dlrer Çu* 7«uî-Cfcrî5t par son As— efflfioc^ consémi mBÇLîfçK &CG^issemmt à son. Êglitt. gni est cosiise s£ zl^sc>b çiir la terre, en lui. earrsjbiii li Siinî-Eîprit î»Mir la conduire et la gou— Teroer. K ûi: & liis^e Pierre. îe prince des apfttres, comme £oavçra3n pc^nti'e. et ^re^ lui des apôtres, des pn4>bêt£:§, ces iyàn^l:^'^ its pasteurs et des doctsnrs. I Cor., xn, 29. E^h.. ix. 1 \ . ; Assis à la droite d« ëon Père, ij ne cesse de départir à son Église les dons et les grâces nécessaires pour raceomplissement de sa dÎTine mission ; et nous Toyons là encore une preuTe éclatante de sa drnnité : car Il^lise n'aurait pu traTerser la loogue suite des siècles toujours victo^ rieuse de ses ennemis et toujours la même dans sa eonstttation, si elle n'était pas protégée et défendue par son diTin fondateur, toujours ^Tant dans les splendeurs de la gloire, et à qui seul appartient la puissance et la majesté dans les siècles des siècles.