‹ Manuel de prédication populaireChapitre 13 sur 90 · XV. — Jugement dernier · texte numérisé non relu

XV. — Jugement dernier

Et Hdthwit Filimm k 9 mM$ fté^ nUmtem in ii«iM6ifS cmli c«m «kv tMif mvltù et mttjesiaie^. (Mattb., 3cxrr, SO.*'

Et ils TCrroBt Tenir U FfUde l'homme sur les noes «Tee une stuTemne puissance et une grande majesté.

Ce qui fait rhonneur et la gloire de l'Église^ c'est que Notre-Seigneur Jésus-Christ en est tout à là fois le rédemoteur, rayocat et le juge : par sa passion et

— espar sa mort, il a racheté le genre humain ; par son ascension dans le ciel, il est devenu à jamais notre avocat et notre protecteur ; à la fin des temps il se montreifa notre juge, et c'est alors que les hommes le Yerroût venir siir les nues, environné de tout l'éclat de sa puissance et de sa majesté... Nulle penséen'est plus salutaire pour nous que celle du jugement... Héditons-en : i"* la certitude^ S"" les raisons^ Z^lessigneSé I. — La certitude. — D'après les saintes Écritures, il y a deux avènements du Sauveur : l'un dans lequel il a pris notre nature et s'est fait homme pour notre salut ; l'autre par lequel, à la un des siècles, il viendra juger tous les hommes. Ce dernier avè nement est appelé le jour du Seigneur, a Le jour du Seigneur », dit saint Paul, « viendra comme un voleur dans la nuit. » (I Thess., v, 2.) « Personne ne sait ce jour ni cette heure. »(Matth., xxiv, 36. Marc.,xm^ 32.) « Mais ce que nous savons, » ajoute l'Apdtre, « c'est que nous devons tous comparaître devant le tribunal de Jésus-Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû aux bonnes et aux mauvaises œuvres qu'il aura faites pendant qu'il était revêtu de son corps. » (II Gor., y, 10.) Cette vérité est un dogme de notre foi, clairement exprimé dans le symbole : « Il viendra juger les vivants et les morts. »

Chacun de nous, à l'heure de la mort, doit compa» raitre au tribunal de Jésus-Christ, pour rendre compte de toutes ses pensées, de toutes ses paroles, de toutes ses actions, et pour subir la sentence de son juge. Mais, outre ce jugement particulier, il doit y en ayoir un autre^ où tous les hommes âexoul i^^^xsù^^'^

l'C iui di.iruii tMilcndra l'arrêt des jugements de Dieu sur Ions. Pmirquoi ce jugement universel 7 Cest ce

qui" iiuus allons^ expliquer.

U. — Hoisiwn du jugement géiiéral. — NoustrouTons li.iUÀ It? ealeiliisiue catholique quatre principales raibuii» qui etalilisâeuila nécessité du jugement générak

1 " Lea hona ouvMuvais exemples dotmés dans le monde» Tous leâ liommâs laissent en mourant des enfants, ou des dibiiples, ou des amis, qui imitent leurs exemples, qui s*attaclieut à leurs maximes, qui défimdent leur conduite et leurs actions : leur récompense ou leur châtiment doivent augmenter en proportion de l'înlluence funeste ou avantageuse qu'ils exercent dans le monde, influence qui ne finira qu'avec le monde lui-même...

2* Viniquité des jugements du monde. Ne voit*on pas tous les jours que la réputation des gens de bien est attaquée, pendant que les méchants passent souvent pour innocents ?... La justice de Dieu demande que les bons reçoivent dans une assemblée générale et dans un jugement public et solennel de tous les hommes l'estime qui leur avait été injustement ravie sur la terre... Il faut aussi que les méchants soient confondus.

2? La participation du corps aux mérites ou aux démérites de Vâme. En cette vie, le corps participe à toutes les actions que nous faisons ; le bien comme le mal lui appartient en quelque façon, puisqu'il est comme l'instrument par lequel nous agissons : il convient donc infiniment que le corps partage avec l'ftme la

compense ou le ch&timent qu'elle mérite. Voilà

pourquoi il est nécessaire qu'il y ait une résurrection et UQ jugement général de tous les hommes.. .

i*Iji justification de la Providence. — En ce monde, IMversité et la prospérité arrivent presqu e indifféremment aux bons et aux méchants. Il fallait prouver que néanmoins toutes choses sont gouvernées par la sagesse infinie de Dieu. Or, pour cela, ce n'était pas assez qu'il y eût, après cette vie, des récompenses pour les justes et des châtiments pour les pécheurs ; u|i jugement public et général était nécessaire pour faire connaître à lous d'une manière éclatante la justice de Dieu, et pour faire rendre partous à sa Providence les louanges qui lui sont dues. Les saints euxmêmes, pendant qu'ils étaient sur la terre, avaient ^elquefois fait entendre leurs plaintes à cette Providence, en voyant les méchants honorés, riches et florissants. ((Mes pieds ont chancelé, » dit le Prophète ; « mes pas se sont presque détournés de la voie, parce que j'ai vu avec jalousie et avec regret la paix des pécheurs... Voilà^ » ditp-il encore, «voilà que les péchieurs et les heureuxdu siècle ont acquis les richesses. Et j'ai dit : C'est donc en vain que j'ai gardé mon cœur pur et que j'ai conservé mes mains innocentes, puisque je suis frappé de plaies tout le jour et que je suis cbâtiédès le matin. ))(Ps.LXXii, 2-3, 12-U.) Plusieurs autres saints ont tenu le même langage, et combien de chrétiens n'auraient pas sujet de le faire? Il était donc de toute nécessité qu'il y eût un jugement général, afin que les hommes ne fussent pas tentés de dire que « Dieu se promène dans les cie\n.,&^a'â^^^<^^\y^\^x des choses d'ici'bas. » (Job, XXll, M.)

III. Siynes du jugemefit. — Ce jugement inévitablOf ^^ des signes manirestes eo marqueront la venue.

]• Notre-Seigneur veut bien nous les faire connaître^*' lui- même. « Cet Évangile du royaume céleste », ditil, «sera [jrêcbé dans tout l'univers en témoignage à ' tous les nations, et alors viendra la consommation. » (Mattb.,xxiv, U.)

2* Un second signe du jugement sera la révolte (^^iTitiiile du monde contre tovite vérité. Or quine croirait à rajjprocbe de ce jour terrible en voyant la conjuration universelle des rois, des princes et des puis* HUiits (ie la terre contre TÉglise et son cbef?...

S"* Eiidn, avant le jugement dernier doit apparaître t'iiomme de pécbé, l'Antéchrist: «Prenez garde», dit saint Paul, «qu'on ne vous trompe en aucune manière^' et soyez assurés que le jugement n'arrivera point quMl n'y ait premièrement une révolte générale et qu'on ' n'ait vu paraître l'homme de péché. » (II Thess., ii, 3.)

Tels sont les signes qui doivent précéder la venue de Jésus-Christ. 11 convenait d'ailleurs inflniment que lé' Sauveur exerçât lui-môme ce jugement : il fallait que les homuios pussent voir leur juge des yeui dtt corps, eutoudrc de leurs oreilles la sentence qui se*' ra portée... C'était encore une justice due à cetHotiame-- TJieu : sur la terre il avait été injustement condanmê par des méchants ; il devait après cela paraître aui yeux de tous assis sur son trône pour juger les ennemis de son uom.

Saint Matlhieu (xxv, 31-46) nous représente ces so* lennelles assises du goure humain, et nous fait con- /iattre Ja seûteuce dernière prononcfe^ «ut \^«» va:^\w

ir leà méchants. «Venez, » etc., dira-t-il aux bons; lUx réprouvés : « Retirez-yous, maudits, allez au lèiernel. »

Vivons de telle sorte que nous méritions d'entendre a sentence des élus,

XYI. ~ Le Saint-Esprit.

Neque si SpiriluB Mtneluê $tlt au* divimw. (Àet.,xiXt t»)

Nous ne saTons pas mdme s'il y a un Saint-Esprit.

L'apôtre saint Paul» étant dans la ville d'Éphèse, y raocontra quelques disciples, auxquels il demanda s'ils avaient reçu le Saint-Esprit. « Mais y>^ lui répondirentils^ mous ne savons pas même s'il y a un Saint-Esprit, n Je ne sais si, de nos jours, on ne rencontrerait pas beaucoup de chrétiens parmi nous qui, si on les interrogeait sur cet article de notre foi, ne seraient pas mieux à même de répondre qne ces pauvres Éphésiens obligée de confesser leur complète ignorance sur ce qui regarde le Saint-Esprit. Ce n'est pas que les moyens d'instruction manquent dans TÉglise.L a parole de Dieu retentit sous toutes les formes : caté- (dilmeSi instructions familières, exhortations, home* IWb sermons, sont prodigués aux assemblées des fidèles. Mais combien en est-il qui ne fréquentent que rarement la maison de Dieu et n'entendent presque jamais les instructions, et restent par conséquent dans la plus profonde ignorance des vérités de la religlpof '—CbrétlenSf nous avons èl& bb.^\X!!k^i^ ^>\\i<^\s

du Père, du Filt et du Saint-Esprit, s«laB de Notre-Seigoeur k nm apâtrus : Euntea doceu^ genta, baptùsMiteoa in nomine Palm el FilUet sancU. (MaUh.,uvui, 19.)

Qu'est-ce doue que le âuiDt-E«iirit, au uoui duqud D0U8 avons été baptisé». comiDi; au uuiu du Pend u Fils ? Nous allons voir duus cet ÊutrcUeQ qu'eitUSaint-Eiprit m InUmémet-i' ce qu'il eslpa rapport ànoui.

1. Ce qu'eit le Saàtt-Ei^pril en lui-même-. — La M-, catholique nous enseigne qu'ilyauu seulDieuen trois personnes : le Père, le Fils el le Salut-Espril^j Nous trouvons dans les saintes Écritures une foule de textes qui prouvent la divinité du Saiat- Esprit, Jésus-Christ vient au monde : c'est l'Eâprit-Sâint qui; l'annonce ; à son baptême, rEspritrSalut lui ri témoignage; c'est t'Esprit-Saint qui le conduit an désert, où il devait subir les assauts du démon. Jésus-' Christ le promet à ses apûtres et leur anuoace venue; quand il est remonté au ciel, il le leur envoîïb Notre-Seigneiû- parlant du Saint-Esprit, atlirme qn'^ procède du Père et du Fils. Saint Jean nous dit qo,']! 7 en a trois au del qui rendent témoignage : le |>èinn le Fils et le Saint-Esprit; etces troissuatun. Tres»ia^ qui testimofiiian dant in oeIo : Palei\ Ycrbumel Spixi^US, sancltLs ; et ht très vmm sunt. ( I Joan., v, 7.)

Aussi l'Église, rendant hommage à la divinit^d)^ Saiut-Esprit, termine-t-elle ses psaumes,6es hymnes^ ses prières, par ces paroles : «Gloire au Père, auFiU etauSunt-Esprit.» Elle l'invoque d'une manière spâri ciale dans la solennité de la Pentecôte: « Venez, •> dit-*

e, « Esprit créateur, visitez les âmes de vos servi-

, remplissez de la grâce d'en haut les cœurs que

8 avez créés. » Nous voyons parla que les mêmes

mages sont dus au Saint-Esprit comme au Père

et au Fils. Tout ce qui est attribué au Père et

su Fils, est attribué au Saint-Esprit, parce qu'il

n'est avec eux qu'un seul et même Dieu. Il nous a

créés et il a créé le monde avec le Père et le Fils ; il

nous a rachetés avec le Fils et le Père, et avec eux il

sanctifie les âmes des justes en faisant en elles sa

demeure. Quoique toutes les œuvres que la sainte

lYinité opère en nous soient communes à toutes les

trois personnes, il y en a toutefois quelques-unes qui

sont appropriées à chaque personne en particulier :

ainsi, parmi les effets merveilleux qu'on attribue au

Samt-Esprit, le principal est celui de donner aux

ixaes les dons célestes et de leur distribuer les grâces

qui j sortent de lui comme de la source de tout bien.

Cest pour cela qu'il est appelé don de Dieu, AltiS"

rimi donum DeU et que nous lui disons en le priant :

« Venez, vous qui donnez les présents. » Veni, dator

tmnerum,

II. Ce qu'est le Saint-Esprit par rapport à nous. — Le Saint-Esprit fait sa demeure particulière dans les âmes des justes ; il les éclaire, les console et les fortifie.

1 *» Il les éclaire. De même qu'avec les yeux du corps il nous est impossible d'apercevoir ce qui est au delà du firmament, de même avec les yeux de l'esprit nous serions incapables de découvrir les vérités du christianisme, sans l'assistance du Saiut-Esçrit^

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tm(/iî.?m. î; . iri.. i »i. î3.^ En erîrL voyez les apAtres au v/^^Âr Ou c*;:..^:!^, a;:rè2 ia miraculeuse descente de ; M>p;; VHiifit : f-ui qui avaient eu taût de peiue à com- ;ff:ii(it': if.h *:/j-/;i'gûenieïiîà de leur divin Maître, tant U-Mr i/jt/;liigerice était tardive, les voilà qui enseignent 'htinii^oMhf'jfïHni les vérités les plus sublimes de l'Évailo K'^'^ f'i qui parleût toutes les langues, selon que l'Esjir/t-:;;ij/it )c leur iuapirait. Lorsque bientôt ils seront tr;)hj/;>» dcvdDt les tribunaux par leurs persécuteurs, «li: n'auront pas à se préoccuper de ce qu'ils devront rAridfiiJn; : rKsprit-Saint le leur suggérera. Ce que le ^'«iul Knprit fut pour les apôtres, il l'est encore ujounl'liui pour les justes...

38 consolera Seigneur,» s'écriait le Sage,« que prit est bon et suave en tout I» (Sap., xii, 1 .)En ; saint Bernard, quelle tribulation peut arriver tne, que le Saint-Esprit ne tempère, puisqu'i )oint de mort qu'il ne rende douce? Saint 1 rempli du Saint-Esprit trouva légères les dont il était accablé ? Saint Vincent voyait des roses les charbons dont il était consumé, aurent sur son gril se moquait agréablement uauté de ses bourreaux : « Je suis assez rôti té : vous pouvez me tourner de l'autre. »

es que soient en ce monde les épreuves des quelques maladies, quelques chagrins, quelntations, quelques peines d'esprit ou de cœur tourmentent, le Saint-Esprit les soutient, les ige et les console, comme nous en assure le Lpôtre : « L'Esprit aide notre infirmité.» Spinvat infirmitatem nostram.(Rom.^ vill, 26.) Hn il les fortifie. La vie de l'homme est un incessant. Les ennemis de notre salut sont :ux, habiles et puissants ; mais, avec le secours •rît divin, nous sommes assurés de la victoire. 5 pas lui qui a été laforce des martyrs?..* Ainsi lUS le dit Notre-Seigneur , le royaume des ouffre violence, et il n'y a que les courageux avissent.Le courage et l'intrépidité nécessaires tte conquête, c'est le Saint-Esprit qui les comte. Il est encore un Esprit de force, pour nous pporter avec patience les afflictions qu'il plaît de nous envoyer dans sa miséricorde. Ego argua et castigo. (Apoc, m, 19.)

la wrtu duquel.solon qu* noUK l'«nî><*Ipn(> Baînt tàiM aoui apfi(;1niiN Dieu nfitrt^ Père : m tfua clamamta: AÎtt (Pafer).(Hotn.,viir,*g.)MfTilong))ar!B |inn;tô denoti vie qu'il demeure en nous, et qo'il nous condoif | UD jour dans l'étenidle gloire.

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