‹ Manuel de prédication populaireChapitre 19 sur 90 · I. Dam son établissemtnU — GeXX^ 'È.'gàsfe ^saîài · texte numérisé non relu

I. Dam son établissemtnU — GeXX^ 'È.'gàsfe ^saîài

; à tous les yeux, dont le chef est le Pape, B de Rome, dont le*^ évêques sont les ministres eur»j et les prêtres les ministres inférieurs ; ÊgUâe qui ^. le double privilège d'être bénie, 0, ^imée par ses enfaats soumis et dévaués, e^ temps qu'elle est calomniée, outragée, persepar tout ee qu'il y a d'impies, d'incrédules et vers, qui l'a fondée, établie, propagée ? Remonsiècles : toujours et partout vous la rencontrez ne dans sa constitution et son admirable hié» e ; et, si vous lui demandez son origine, elle vous Ira qu'elle vient des apôtres, de Pierre établi ms-Christ lui-môme comme fondement, et qui § ce siège de Rome occupé aujourd'hui par le Bt immortel Léon XIII. S'il vous plaît d'interror à tour les grandes Églises d'Orient, autrefois si 3S, elles vous montreront par les titres les plus itables qu'elles furent fondées par les apô- 1 vain chercherez- vous en dehors de l'Église rouue autre société qui ose se glorifier de remonju'aux apôtres, et d'avoir été établie par quell'entre eux : vous ne la trouverez pas.

an^ son gouvernement. — Apostolique dans son ^m^nU rÉglise l'est encore dans son gouver- L Qu'elle êstbelle l'Église dans sa constitution érarcbiel AUtête, le souverain Pontife, avec un r qui n'a d'autres limites que celles de l'uniuccesseur de Pierre, il est comme lui leporteu royaume des deux. C'est à lui aussi bien ïfinoQ des apôtres qu'il a été dit : « Je te don- ^ clefs du royaume des cieux : tout ce que tu

liera» «urlAterre,f sera liédan^leciel; et t(|u^ que tu délieras sur la terre, çera délié danç leçiei (Uattb., XVI, 190 Au-dessous du Pape, les éit successeurs des apûtres, commis à radmiaistral des Églises particulières, sous la jundiction et X torité du suprême Hiérarque,

Pour ôtre meml>re de la véritable Égliae, ïï donc que Tévêque, ou le pasteur auquel on , puisse faire remonter sans interruption son nation et sa mission légitime jusqu'aux apôtrei^i par eux jusqu'à Jésus-Christ, Quand il s'élç;^ anciennement quelque hérésie» les saints P} disaient aux novateurs : « Vous qui voulez f^ire votre Église pour sainte, faites-nous voir rorigiuè votre chaire épiscopale. Vous n'étiez pas hier : yous|u( pouvez donc prétendre remonter aux apôtres ; vçt^ secte est donc profane, »

Les sièges épiscopaux que le souverain Popàb établit de nos jours dans les pays infidèles, à mesùB) que les peuples se convertissent à la foi^ sont j|iis$i bien apostoliques que ceux qui ont été fondés par Içs apôtres eux-mêmes, puisqu'ils sont établis en vçrtu du pouvoir confié aux apôtres, dont le souverain Poutife est dépositaire, et qu'ils sont gouvernés par des évêques en communion avec le Pape et relevant 4o son universelle juridiction.

m. Dans son enseignement. -— L'Église romaine est encore apostolique dans son enseignement, c'est-à-dire qu'elle croit et enseigne, qu'elle a toujours cru et enseigné la doctrine reçue des apôtres. « Remontez d'âge en âge, » dit Mgr Gaume, « jusqu'au jour

Fila de Dieu dit aux douze missionnaires évan« lies :o Allez, enseignez toutes les nations» : vous erez le môme enseignement, la m£me croyance, Ime symbole que nous chantons. Vous Tentenretentir dans les vastes basiliques de Nicée et de ;antinople. On le murmura sous les voûtes illues des catacombes. Là on administra le même me, la même Eucharistie, les mêmes sacreg. Là on crut au même Dieu, au même Jésust son Fils ; on espéra le même ciel, on craignit ime enfer, n

peule différence qu'il peut 7 avoir, sous le raple la croyance, entre les chrétiens d'aujourd'hui IX des premiers siècles, c'est que, à l'occasion de Biles hérésies qui se sont élevées, l'Église a i les fidèles de croire expressément et en partir certaines vérités qu'ils ne croyaient auparavant

général : c'est ce que nous avons vu dans ces ers temps, au sujet de llmmaculée Conception de s sainte Vierge et de l'infaillibilité du souverain fe.

is les jours il parait de nouveaux traités de théo-

et de religion, tous les jours on imprime de îaux catéchismes ; mais ces traités et ces catéles n'enseignent rien de nouveau : ce sont de illes explications des mêmes vérités et du même oie. Par exemple, ce que saint Hilaire exposait tin aux fidèles de son temps, U^ Pie, son sseur sur le siège de Poitiers, le redit en fran- 3t dans un magnifique langage à ses diocé- . Gomme disait saint Augustin, on n'enseigne

pas dans TÉglise des choses nouyelles, mais on ei gne les mêmes vérités d'une manière nouvelle : nova^ sed nove.

S'il fallait, enfin, trouver à relise une autre marque de sa vérité, nous l'aurions dans cette parole de Notre-Seigneur : « Vous serez en butte à la haine et à la persécution continuelle des hommes, > (Matth., X, 22. Marc, xiii, 13. Luc, xxi, 17.) En efTet, parmi toutes les sociétés religieuses, quelle est celle qui est en butte à la haine de toutes les autres» aux outrages du monde? n'est-ce pas l'Église catholique, apostolique et romaine ? n'est-ce pas elle qui a toujours sur la tête une couronne d'épines, comme son divin Époux ?

Église sainte, établie sur le fondement inébranla- ble de Pierre et fondée dans tout l'univers par les apôtres, quelles actions de grâces ne devons-nous pas à Dieu de nous avoir faits tes membres &i tes enfants I Puissions-nous te rester à jamais fidèles I puissions-nous t'aimerd'un amour toujours pk ardent, • afin qu'après t'avoir appartenu sur la terre, nous ayons le bonheur de t* appartenir encore dans le ciel t

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