SYMBOLE
J. — Instruction religieuse.
EunteSfdoceteomnes génies. (Matth., XXVIII, 19.)
Allez, enseignez toutes les nations.
Ces quelques paroles sorties^e la bouche de Jésus- Christ, le Dieu de toute puissance et de toute vérité, sufD raient pour autoriser le ministère des prédicateurs dans le monde, et justifier Tempressement des peuples avenir les entendre.. • La mission confiée aux apôtres d'instruire toutes les nations, elle est continuée aujourd'hui et elle le sera jusqu'à la fin des temps par les prêtres de l'Église catholique, leurs légitimes suc« cesseurs. C'est à eux qu'il a été dit: «Allez», êuntes; parcourez les royaumes, les provinces, les villes et les campagnes ; répandez - vous à tous les horizons , franchissez les océans, arrivez jusqu'aux extrémités de la terre. « Comme mon Père m'a envoyé, » ajoute le Sauveur, « je vous envoie. » (Joan., xx, 1\.\ ^'ïss^
'•: uniaue de sa destinée
. .. • .'"îc sam cette instruction. —
- ■* :.;^^::::i représente pour nouscon-
-f j-;:;^ro de la nécessité de rinstruc-
. -v^ïî ii triste condition de Tliomme
•r.oràik'^? des croyances, des pratiques
^ :... ]a religion. Qu'il croie en Dieu ou
;;5î:.qu*iIIe serve ou qu'ille blasphème,
■ ' ...A eu rien la nature de son être : il est
...-.• .Toature raisonnable, douée d'une aine
" 1 ". - cl responsable de ses actes. En attendant,
' ^•' «iiir ia ^^^^^ "® connaissant pas Dieu qui Ta
' r, eu qui reste son maître et qui sera inévitable-
*'"!*-* !\in juS^j '^ ^S^^^^ Q^'i* ^ ^^^ ^^® immortelle, *"'r*.\în4»' le sang de Jésus-Christ. Cette àme, elle " . ^.jèvitablement aller en paradis ou en ent'er.Mais, '*-" r' mériter le ciel, il y a des vérités à croire, des ^'' . .jjpg à accomplir, des préceptes à observer, Tinno- '' -gà conserver ou à recouvrer parla pénitence. Tiuteî' ces conditions, Thomme qui reste étranger à rnstruction religieuse, est dans Timpossibilité de les remplir- il n'a donc point de ciel à espérer. Que lui i-este-il en pai'tage? L'enfer avec toutes les horreurs Je son désespoir. Cet ignorant infortuné pourra- t-il chercher une excuse en disant : Je ne savais pas ? jlais on lui répondra : Vous étiez obligé de savoir. Vous n'étiez pas tenu de vous enrichir, de vous pousser aux hautes places, de contenter vos passions, do g^sfaire votre ambition, d'écrire des livres savants ou **urnaux retentissants; mais c'était pour vous un indispensable de vous instruire de la religion et
de la mettre en pratique. Celui qui a fait aux apdtres et à leurs successeurs un commandement d'enseigner toutes'les nations, a fait par là même à toutes les nations et à chaque homme en particulier un précepte rigoureux d'écouter leur enseignement et d'obéir à leur parole. N'accusez donc que vous-même de votre irrémédiable perte.
L'ignorance religieuse entraîne donc la ruine éteriielle de l'ftme. Et de quels maux n'est-elle pas la source même pour la vie présente ? Sans le frein salutaire des vérités de la foi, l'homme se laisse facilement entr^ner à tous les vices et à tous les excès. De là d'abord le trouble et l'agitation de la conscience, car il est écrit : N&n estpax impiis. (Isai., XLViu, 22 ; LVii,2l.)De làla perte de la santé, de l'honneur , et souvent aussi de la fortune. Interrogez la plupart de ces victimes infortunées du vice et de la débauche qui gémissent dans les hôpitaux ou croupissent dans les prisons, et demandez-leur si de coupables excès n'ont pas été cause de leurs malheurs et si ces excès ne sont pas venus de leur ignorance de toute religion... Voyez encore dans la fletmille ces époux mal assortis, ces enfants sans respect... comment rempliraientrils des devoirs 'qulls ignorent ?... Le remède àtant de maux, eu est-H, sinon dans le retour à l'instruction religieuse ? Que Dieu soit connu comme il doit l'être par tous lés hommes... que l'Évangile soit mis en pratique, et bientôt r on verra s'il est vrai que la religion, qui a pour but principal de nous assurer le bonheur de l'autre vie, n'est pas encore le plus sûr moyen d'arrîf«r »u vrai ftonheur dans la vie prèseuve.