‹ Manuel de prédication populaireChapitre 5 sur 90 · II. — Parole de Dieu · texte numérisé non relu

II. — Parole de Dieu

luMMMnoNa» avilC lesquelles il faut l'entendre.

Non in tolo fotf rtrtf koao, wêi in omni verho qviod pr»st4U de (Tf />«!. ^MatLh., rr, iv

L'hiimme ne fit pusedement de ptin, mais de toute pireto qui Mit de la lioui'he de Diea.

Comme le pain matériel est nécessaire à la Tie du corps, ainsi le pain spirituel est indispensable à la lie de l*Ame. Ce pain, c'est la parole de Dieu... Il est distribué dans tout Tunivers, et les ouvriers chargés de le répandre ni ne diminuent ni ne se reposent. Ge-^ pendant combien d'Ames languissent tristement ou même périssent misérablement i... Gela vient de ce qu'on ne reçoit pas ce divin aliment dans les dispositions requises...

Pour que la parole de Dieu vous soit profitable, il dut l'écouter: r avec empressement; î? avec atteniitm §tr€tpêct; 3« avec docilité...

ï. Avec empressement. — Voyez donc ces foules nomhreuses qui se portaient sur les pas de Notre-Seigneur et le suivaient jul;que dans le désert pour écouter ses divins enseignements. Ce que leur disait le divin Maître, c'est ce que, par son ordre, nous vous répétons •îiijourd'hui... Tout indignes que nous en sommes, •OU0 vous annonçons sa parole : « Bienheureux les bienheureux ceux qUi souffrent et qui pleuiheureux ceux qui ont&im et soif de la jus^

tice... » (Matth., y, 3-10.) « Que sert à rhomme de gagner l'univers, 8*il vient à perdre son âme?... » (Matth., xviy 26.) ce Le premier commandement, c'est d'aimer Dieu; et le second est semblable au premier : c'est d'aimer le prochain comme soi-mfime...» (Matth.) XXXII, 88-39. Marc, xii, 30-31.)

Mais où est l'empressement des chrétiens pour entendre ces vérités?. .. Comme ces invités dont il est parlé dans l'Évangile (Luc., xiv, 18-20), les uns ont le souci d'une maisofi, c'est-à-dire des biens qu'ils possèdent ; . ceux-*ci, d'une paire de bœufs 'qu'ils viennent d'acheter, c'est-à-dire de leur commerce et de leurs affaires ; ceux-là viennent d'épouser ui^e femme, et ils sont à leurs plaisirs... tout autant d'excuses qu'on met en avant pour ue pas écouter la parole de Dieu...

D'autres mettent quelque zèle h écouter la parole sainte, mais c'est dans quelques grandes circonstances seulement... souvent il y a plus de curiosité que de désir de s'instruire. . .

Le soin que vous mettez à vos intérêjis matériels: affairesi commerce^ santé, etc., montrez-le au moins pour ce qui regarde votre éternité.. .

U. Avec aUmtùm et, respect. — La parole de Dieu ne vouft sera utile pour vous éclairer..., vous consoler..., vous corriger..., .vous fortifier, qu^ si. vous l'écoutez avpp attention. Voyez, par exemple, un voyageur en pays* inconnu : avec quelle attention il reçoit les renseignements, qu'on lui donne t... — Un homme qui a luapi^ocès important, perd-il un seul mot de ce que lui dit son homme d'affaires? — Le malade qui veut guéirir, m Uvre-t-il aux distractions pendant que son

médecin lui prescrit des remèdes?... — Le soldat sur le p*JÎQt de livrer bataille n'est-il pas toat entier aux ordres de ses chefs?...

R'f-ipeci:.— Si c'était Jésus-Christ lui-même qui fût là pour TOUS parler, quel ne serait pas votre respect? Eh bien! il a dit à sesapdtres : > Qui vous écoute» mVooute; et qui vous méprise,me méprise.» (Luc, x, « 6. — Saiat Paul ne disait-il pas aux premiers fidèles qu'ils devaient écouter les prédicateurs de l'Évangile corDme D»eu lui-même ? tanquam Deo exhortante per nos. Il Cor., v, 20.) Les ministres de l'Église sont les envoyés, les ambassadeurs, les représentants de Dieu : c'est en son nom qu'ils parlent... Aussi le Sauveur ditil que sa parole ne remontera pas vide vers lui. f-.ii., Lv, 11.) Tous les hommes seront jugés d'après Ui bon ou le mauvais usage qu'ils auront fait de la P'irok; sfjjnte. Elle mérite donc le respect...

Ilf. Avec docilité. — C'est pour notre utilité que lii*:ij nous a donné sa parole. Elle ne nous sera avaui./i(c<'ijv; qu'autant que nous la mettrons en pratique... ^>. tif:'\(tui pas», ditsaint Jacques, «ceux qui entendront l'i pirol'ï (Ui Dieu qui seront justifiés, mais ceux qui i''""irnp|jrorit par leurs bonnes œuvres... d (Jac.,i»22.) •' '^-lui-i/i m'aime véritablement, » nous dit aussi .'<'i*/<-. ?',i;>j(nfîijr, « qui, connaissant mes commandeiiti'uU, liîH uifii en pratique... » (Joan.,xiY,2l.) Il ne fculfn. p;i;c fui voyageur de voir la route, il faut la suivn:. . hfj v;ijn \h malade reçoit les prescriptions de son itiHt'jiu, H'il no les exécute... A la parole de Nathau, iMvirI h'cr.rifî : « J'ai péeliéî... » (II Reg., Xll, 13.)

Prenez garde & cette mauvaise tendance de^ la na*

ture humaine qui consiste à faire aux autrjQs. Tapplication de ce qu*on entend, sans en rien prendre pour son profit personnel...

Le divin Maître a proclamé lui-même le bonheur réservé aux fidèles auditeurs de sa parole : « Heureux ceoxqui entendent la parole de Dieu et la mettent en pratique!» (Luc, xr,28.) Ils auront la paix sur la terre... et dans le ciel, réternelle félicité.

m. — De la Foi.

Sine fide impotnbile est placer§ Dec, (Hebr., xi, 6.)

Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu.

La première et la plus importante des vertus chrétiennes, c'est la foi : car sans elle nul ne peut être sauvé. Pour atteindre notre fin, qui est de connaître, d'aimer et de servir Dieu en ce monde pour le posséder en Tautre, il nous faut un secours surnaturel, une lumière qui nous éclaire et nous guide à travers les ténèbres de ce monde... Par les seules forces de notre raison nous serions incapables de découvrir les vérités à croire et les devoirs à pratiquer pour plaire

à Dieu et mériter ses récompenses*.. Sine fide impos-

Hbile êÈt platere Deo...

Voyons donc : 1» îa foi en 'elle-même ; f sa nécessité;

3* ses qualités.

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