II. — La Charité
5i fiiitfB chariiaicn %on habuero, riHl fvm» I CL"»riElli., xni, 2.\
«r eiiVUence du chrétien, c'est la cha-
IM que le signe de la croix est le signe
1« ^W tous. ceux, qvù TLïç^^i\iwfliECL\.^^
à Dieu, de môme la charité est la marque intérieure qui le fait reconnaître comme véritable disciple de Jésus- Christ, parmi ceux qui n'en ont que l'apparence...
Méditons aujourd'hui : 1*» te nécessité; 2« les effets; 3® les avantages de la charité.
I. Sa nécessité. — Il faut au chrétien le signe intérieur de la charité, parce que Dieu ne s'arrête pas à ce que l'homme paraît extérieurement, mais bien à ce qu'il est dans le fond du cœur. Homo enim videt ea qux parent : Dominus autem intuetur cor. (I, Reg. xvi, 7.) A entendre le pharisien dans le temple, c'était le plus juste des hommes: il priait, jeûnait, faisait de grandes aumônes, mais il ne fut point justifié aux yeux de Dieu. (Luc, xviii, 12, U.) La charité n'habitait pas dans son âme... Que de chrétiens mériteraient au* jourd'hui le reproche que Jésus-Christ adressait aux Pharisiens : « Hypocrites, Isaïe a très bien prophétisé de vous, lorsqu'il a dit : « Ce peuple m'honore des lèvres... » (Matth., xv, 7-8. Marc, vu, 6.)
C'est à la charité que Jésus-Christ distingue ses disciples : « On reconnaîtra que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. » (Joan, XIII, 35.) Cette vertu, en effet, nous fait aimer notre prochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu...
Toutes les œuvres extérieures, quoique bonnes en elles-mêmes, sont inutiles pour le salut sans la charité. Ni la foi la plus grande, ni le don de prophétie, ni Taumône, ni les miracles, ni même le martyre, n*ont ni prix ni mérite devant Diew. NiWl «um*** mK\\.
flnftt proiest... (I, GormUL.9 xm, 2, 3.) Au dernier jugement, un grand nombre diront : Seigneur, n'est-ce pas en TOtre nom que nous ayons prophétisé, chassé les démons et tait tant d'autres prodiges ? Et le Sauveur leur dira : Retirez-Tous, ouvriers d'iniquité 1 je ne TOUS connais point (MattlL, tu, 22-23), parce[que tous n'aTCz pas le signe de mes enfants...
U. Ses effets. — La charité se reconnaît en nous quand nous aimons Dieu pour lui-même, sans aToir ^ard aux aTantages que nous 7 trouvons, ni aux peines qui nous attendent si nous ne l'aimons pas..» dans TadTersité comme dans la prospérité... Benedicam Dominum in omni tempore : semper laus qus in are meo. (Ps. xxxm, 1 .)
Elle nous fait aimer toutes choses selon Dieu et par rapport à Dieu... notre âme plus que notre corps, notre santé, notre repos, nos biens...
La charité se manifeste surtout dans Tamour du prochain. Amour universel, qui ne doit excepter personne, pas même nos plus grands ennemis... Amour persévérant, que rien ne doit jamais refroidir ni diminuer... Amour efficace, qui se reconnaît aux œuvres : prier pour le prochain, le secourir, l'assister, lui vouloir du fond du cœur et lui faire tout le bien qu'on peut... supporter ses défauts et ses misères : Aller alteritts onera portate^ et sic adimplebitis legem Christi. (Gai., vi, 2.)
III. Ses avantages. — La charité fait devant Dieu t le prix et le mérite de nos œuvres. « Toutes ses», dit l'Apôtre, « coopèrent au bien de celui aime Dieu » (Rom., viii, 28.) Les actions les plus
ordinaires et les plus communes, faites dans l'esprit de charité, ne manqueront pas de récompense... On , a cherché longtemps et Ton cherchera encore ce qu'on appelle la pierre philosophale, pour convertir en or tout ce qu'elle toucherait. La voilà! c'est la charité, qui nous fait des moindres œuvres uu trésor contre lequel ni les voleurs ni la rouille ne pourront rien,.. (Matth.,vi,20. Luc, Xii, 33.)
Avoir la charité, c'est participer à tout le bien qui se fait dans l'Église : Particeps ego sum omnium Hmen^ tium te, (Ps. Gxviii, 63.) N'est-ce pas un grand avantage pour celui qui a la charité, de savoir qu'il ne se fait aucune aumône, aucune prière, aucun jeûne, aucune pénitence, aucune bonne œuvre, quelle qu'elle soit, dans TEglise, dont il n'ait sa part?... Y a-t-il association ou compagnie d'assurances qui" garantisse de plus précieux bénéfices?...
Avec la charité, tout devient facile dans le service de Dieu et du prochain. « Rien n'est difficile à celui qui aime », dit saint Bernard... «Je puis tout en celui qui me fortifie,» s'écrie saint Paul... (Philip., iv, 13.) « La charité », ajoute-t-il, « est patiente et souffre tout...» (I Cor., Xiii, 4, 7.) Dites à un homme qui n'aime pas de renoncer au monde pour servir les pauvres... de se dépouiller de ses biens... de pardonner à ses ennemis... il vous répondra : Je ne puis le faire : c'est trop difficile.
La charité est Tàme de toutes les vertus... elle en est la fleur et le parfum...
Enfin elle nous unit étroitemeiil k \i\fc\x \ ^^^xîix qui demeure dans la charité, » ôiX. mxi\."i^^Xk., ^ ^^^
titiMiHs »(i tiHsu, et Dieu eu lui. u (I JoaD.^iv. tfi.) icuibmiitiA Uu l'ttuiuur diviu, loin de redouter la mort, liUim tlimiiiH pltMus; do coutiance avec saint Paul: i''Hj*Uf liiH^olvi ut itHse curn Christo, a Je désire d'être délivtt) iHMir dlrt) rvuui au Christ », et n'en être plus
tti. - Dtea notre Père.
t\iiitr iM'ite'r. (Hatth., vr, 9.) Xgïnj Père.
Mo^n?^*WK>ur Jv'$u$-Ctin$u eu nous enseigoant U^ uuuuv^iv vl^ priver» ;jLur»i( pu couimeacer Toraison ^^^M i{r \> j^cvutu^T p*Hir r.ou^v par une expression n»A-v<**-\;>v VY 'tv;\^\v*c* vv;vw'-ii<' cxîliè de Créateur, vW >N*v^v?t' ^ Vr-^v .y; .u* Sfv.*:ucur, puisque Dieu W\^5 A 'i:^''? À;\ rVvsr.t <î <\;^ .<$ ^iro.i;^ 4u*Ll a sur nous ^N^.* x'îV^'^^'r^'''*-'^^ ^^ aV»5v\;;$: gwù> il ne l'a point ^Jk»;1.. ?v«iAV Cvv .'•fU r.<\^s fi-^TkA t».t:^:< idv^s sentiments ^ vv^^-rlv''. îî Ti'A vc^iln emr/j^^'f;: ^u^e îe terme le yvlv^ïc ff^,'.r%v )i Y>/'qHS iT)sr.irer ih c-cwl^x::.:^ et Tamour. i)i^> ^-t-i. -f-r, ^f<e\ r\e [•UisdcaA ::ùf >îiv>aide f^re, ^«s vK(\^\}r ffi t^T>(5?esse. rhtr.xiiCt^ri:^ f:IiK>alé?
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origine, Thomme est devenu, selon l'expression de saint Pierre, participant de la nature divine. (II Petr., T, 4.) Sa destinée était de connaître, d'/adorer, d'aimer et de servir Dieu sur la terre, et d'être enfin uni à lui daDS la gloire de l'éternité. Ces rapports intimes que Dieu a voulu établir avec l'homme, ne sont autres que ceux de la plus ineffable paternité.
Si nous appelons notre père selon la chair celui dont nous avons reçu la vie du corps, à combien plus forte raison devons-nous appeler père ce Dieu de qui nous tenons tout ce que nous avons et ce que nous sommes, et qui seul peut nous conserver les biens que sa bonté nous a départis I
IL La Providence, — Non seulement Dieu est notre père parce ^qu'il nous a donné l'existence et la vie, mais encore parce que sa providence pourvoit à tous nos besoins. Les soins particuliers qu'il prend de chacun de nous, attestent sa tendresse toute paternelle. Tous les cheveux de notre tête sont comptés, dit le Sauveur (Matth., x, 30. Luc, xii, 7), et pas un ne tombe (Luc, xxi, 18) sans la permission du Père céleste : preuve manifeste et convaincante que Dieu veille sur chacun de nous en particulier, avec une attention et une sollicitude dont la mère la plus dévouée ne serait pas capable. Une mère vînt-elle à oublier le fils de ses entrailles, pour moi je ne vous oublierai pas, dit le Seigneur. (Isai., XLix, 15.) Quelle plus touchante et plus gracieuse figure 1
Pour vous faire mieux comprendre encore toute la sollicitude paternelle de Dieu pour l'homme son enfant adoptify je veux appeler votre atteatioa &ur uxl
dogme de noti« foi dont nous n*aYons pas ordinairemeDt une persuasion assez intime. Il s'agit du ministère des anges envers nous. Dieu n'agit-ii pas ici comme le père de famille, qui yeut que ses serviteurs soient en tout à la disposition de ses enfants ? Les admirables exemples que nous fournissent les Écritures : l'ange Gabriel envoyé à Daniel. .. (Dan., viii, 1 6 ' OL, 21) range Rapbaêl donné pour compagnon à Tobie dans son voyage... (Tob., m, 25) l'ange qui vint délivrer saint Pierre de sa prison (Act., xii, 7-11,1 5), etc. .• ne sont-ils pas comme autant de témoignages de la sollicitude paternelle de Dieu à notre égard ? Ai-je besoin devons dire que chacun de nous , dès sa naissance, est confié à la garde d'un de ces messagers du Père céleste?... A combien de dangers pour notre corps et pour notre âme n'avons-nous pas échappé, grâce à la vigilance et aux soins de notre ange gardien ?...
En un mot, nous ne pouvons nous rappeler tout ce que Dieu nous a prodigué dans Tordre de la nature comme dans Tordre de la grâce sans être contraints de nous écrier que personne ne s'est mieux montré père : Nemo tant pater
La terre, ce séjour de Thomme, n'a-t-elle pas été surabondamment pourvue de tout ce qui nous est nécessaire à la vie? Dieu ne s'est-il pas plu à l'embellir pour l'agrément de sa créature privilégiée ? Un brin d'herbe, une petite fleur suffisaient pour inspirer à un saint François d'Assise des hymnes de reconnaissance envers ce Père du ciel si bon et si tendre pour nous...
Mais c'est dans Tordre de la grâce que Dieu s'est
irtout montré notre père, et c'est la Rédemption
va nous révéler tous les trésors de son amour, î. La Rédemption. — Dans la personne de notre nier père, nous nous sommes révoltés contre 1 par le péché originel. Il aurait pu sans injustice 5 abandonner aune éternelle malédiction. Mais : il s'est souvenu de quel infirme limon nous ns été tirés, et, par une incomparable miséricorde^ voulu que là où avait abondé l'iniquité surabona grâce. (Rom., v, 20.)
)ur nous racheter, il a donné son Fils unique, erbe est descendu parmi nous, a pris notre chair, aé d'une vierge, a vécu pauvre, est mort et est iscité, pour devenir l'aîné de la grande famille laine... Par Jésus-Christ son fils, Dieu, dit saint , nous a donné le pouvoir de devenir ses enfants. 1., 1, 12.) C'est pour cela que le baptême, ce pre- ' de toiis les sacrements institués par le Sauveur, ppelé le sacrement de la régénération : car c'est 3e sacrement que nous naissons enfants de Dieu. .. us n'avez pas reçu l'esprit de servitude, pour vivre re dans la crainte,» écrit saint Paul aux Romains; is vous avez reçu Tespril des enfants d'adoption, lequel nous crions : Mon Pèrel » (Rom., viii, 15.) tint Jean explique les effets de cette adoption en it : «Voyez quel amour Dieu le Père nousatémoiafin que nous eussions le nom d'enfants de Dieu le nous le fussions réellement... )>(! Joan., m, 1.) B que Dieu a voulu être notre père, il nous a us héritiers de toutes les richesses de son Fils, et cipants de tous ses mérites. Or ces mérites sont, e monde, des trésors de gra.ce lenfexmè^ ^«as.
inÈTangiie fidèlement reçu, les préceptes accomplis et les sacrements fréquentés...
Donc, puisque Dieu est notre père, soyons ses eo* fantà par l'amour, la piété, l'obéissance et la confiance. Et, s'il est Trai que>oblesse oblige^ souTenons-noos qpie le chrétien doit tenir le premier rang dans le monde par ses paroles et par ses œuvres.