I. Sa nature. — Qu^ V^iA.\^\£kfc-^\i^v\s>KîL %c^vt un des
\pt sacrements rnistrtiiés par Bkrtire-ateîgfletiT Jésus- 4Cihrist, c'est une vérité qu'bn ne pourrait révoquer en dcmte sans slexposer â r'anatÏÏëmé fiilnri'nê par le '«dnt Cbncile dte Trente définissant et déclarant le ^ ÏEunnbre des sacrements. Comme le Baptffme, la Pénittoce et les autres, rEitrêtoe^Onctibn a sa matière gropre, qui est riiuile bénite et consacrée par Tévéque, ef êBL fbrme partfculiëre dans les paroles qui accom- - pàgnent Tonction que fait fë prftre. J^sus-Ghrist lurmêine a institué ce sacrement. Nous lisons en saint BCarc ( vr, 1 3 ) qu'il envoya ses disciples dbns la Jiïâée, pourchasser Ibs démons et guérir tes mafadîes; et, en vertu dé cet ordte divin, i1!s oignaient d'huile les malades' et les guérissaient. Bxjmnia multii ejiciebant^ etungebant olea multos œgros^ et'sanabant. Ce ne pouvait être là, si Ton veut, qu'une annonce du sacre^ ment que le Sauveur devait plus tard instituer ; maisv ttel qu'il fut promulgué par saint Jacques et tef qu'il est en usage dans l'Église, iT ne peut tenir son efficacité que de la toute-puissance de Notre-Seigneur Xésus-Christ. Ce signe sacré, en effet, confère Ta grâce. Saint Jacques dit formellement que, si le malade qui reçoit l'onction sainte, est dans les péchés, ils lui seront remis : et si m peccaîXs s% remittentur ei. (V, 15:) Or Dieu seul peut communiquer à un élément matériel la vertu de produire Ik grâce et d'effacer les péchés... Quels sont maintenant les effets propres du sacrement de rExtrôme-Onction?
II. Ses effets. — Nous venons de le dire, il confère l'a grâce et remet les péchés. Toutefois, comme l'Extrème-Oûction est un sacrement d^^N\^^xi\ai^^^îSî^
être en état de grftce pour le recevoir : car il D'y aqw le Baptême et la Péoiteoce qui aient été directemeoi institués pour remettre les péchés mortels. En certains cas cependant, elle peut remettre indirectement oa secondairement les péchés mortels, comme, par exemple, ceux qu*on ignore de bonne foi, qui ont été oubliés involontairement, ou bien encore ceux qui échapperaient à un malade après l'absolution et qall serait dans l'impossibilité de confesser ensuite.— Mais l'Extrême Onction remet les fautes irénielles; elle efface aussi les restes du péché, qui sont Fobscurcissement de l'esprit, la dureté du cœur, l'attachement à la vie et aux choses terrestres, le dégoût pour la piété, en un mot, toutes les faiblesses et les langueurs spirituelles qui empêchent l'âme de s'élever à Dieu, même après qu'elle a été purifiée du péché.
L'Extrême-Onction donne encore la force de résister au démon. C'est quand il voit une âme sur le point de sortir de ce monde, que cet ennemi redouble d'cfrorts pour la tenter, la troubler, lui ôter tout sentiment de confiance en la miséricorde de Dieu, et la jeter avec lui dans Tenfer par la porte du désespoir. Â cette heure de suprême angoisse, l'huile sainte dispose l'athlète du Christ à soutenir vaillamment le combat et à remporter la dernière victoire.
Ce remède salutaire inspire au malade la résignation et la patience sur ce lit de douleur où la grâce lui rappelle d'une manière toute particulière qu'il doit imiter Jésus-Christ son maître étendu sur la cioix, L'Extrême-OncUoii %^\]Aa%^ xsAccie corporelle-
ment le malade et contribue au rétablissement de sa santé. Les médecins exempts de préjugés antireligieux ont à constater souvent de quel puissant secours est l'Ëitrôme-Oaction à TefQcacité de leurs remèdes, par le calme et la sérénité qu'elle procure aux malades. La paix de rame réagit puissamment sur le corps et coutribue à sa guérison. Si le malade oint de Thuile sainte ne revient pas toujours à la vie, au moins accepte-t-il la mort avec une douce et chrétienne soumission, et la regarde-t-il comme le commencement du repos qui ne Quira jamais.
IIL Dispositions qu'il réclame. — Toutefois, pour s'assurer le bénéfice des salutaires effets du sacrement de TExtrême-Onction, il est nécessaire de le recevoir avec les dispositions requises. Nous avons dit qu'il est un sacrement des vivants : il exige, par conséquent, Tétat de grâce. A-t-on des péchés mortels à se reprocher? il faut les confesser et en obtenir l'absolution. Quel n'est donc pas l'aveuglement de ces chrétiens qui ne consentent à recevoir l'Extrême- Onction que lorsque la fièvre ou la faiblesse les ont réduits àTétat de ne plus savoir ce qu'ils font ni ce qui se fait autour d'eux?... Sont-ils excusables devant J>4euy les parents qui attendent la dernière extrémité pour faire administrer leurs malades, sous prétexte de ne pas les effrayer?...
Avec l'état de grâce, il faut une foi vive. Quel bien pourrait opérer l'ExtrémeOnction dans un impie, un libre penseur, qui, cédant à de puissantes sollicitations, ne se résoudrait à recevoir ce sacrement que pour plaire à sa famille? On ne saurait plaire à Dieu
?ans la foi. Avant de guérir les malachss, te Sauveur !rar demstadait toQjonrs ^ils croyaient. Mais le moyen de croire i son heure dernière, e'est (fe Sraj^ pliqncr à croire pendant sa rie, e*est de prier peur avoir la fbi,
La foi doit être accompagnée d'une confiance san Nomes en ]a miséricorde de Ueu, qui ne ¥eut pas la mort du prch^nr. mais sa Tie, et d'une entière rési^ cnation à la volonté du Père céleste. Il faut être prft À lui dire avec IÇotre-Seiaoeur : «Mon Père, je remels m.'U o>^ rit entre vos mainSii » P^ur^ in manus ttuu cm- «iXA. f^i^rtim mnaiu Lut, Hin. i6.) H^nreiu le .^^r::.:ir^ &:^:Tné de ces dispositions! Tonction sainte tr'^od: ra sos âme de paix, de consolation et d'inpérar>r: , e^. 'a fm passer doucement des éprennes da
W — Sacrement de l'Ordre.
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Wins mystères. H' s'agit ici du sacrement de TOrdre» g^tué par Notre-SeigneuT Jésus-Christ, non pVu& Hbleoient pour la^ sanctification personnelle de ceux BÎf le reçoivent, comme le Baptême, la Confirmation, p. Pénitence, mais pour le bien, de la société chrè- ^Hoine, en lui dispensant les choses saintes et les jltaiyens de salut dont TÊglise est la dépositaire. ^mbus allons vous dire : I"* V excellence du sacrement mVOYdre ; 'Z^'^ses effets ; ^^ les devoirs qu'il impose aux W^îes envers le prêtre.
■^ I. Excellence du sacrement de l'Ordre, — En un lenips où Timpiêté semble pl\is librement et plus paiverseirement se donner carrière contre la religion |jh Christ, en faisant du prêtre Tobjet dé ses diatribes, 4k ses mépris et de ses blasphèmes, il n'est pas hors We propos de rappeler aux chrétiens la grandeur et yfexcellence du sacrement de TOrdre. Sans m'arilfterà vous expliquer ce qui constitue sa matière, sa Hnrme et son essence, je me contente de vous dire que ce sacrement est l'oeuvre directe et personnelle de ifotire-Sefgneur Jésus-Christ De même que, sous la Isi ancienne. Dieu s'était choisi l'es enfants de la tribu de Eévi, pour qu'ils fussent spécialement consacrés* i son service; de même, sous la loi nouvelle^ il a tfté dirla masse commune, et élevé au-dessus de la foule, dbs hommes privilégiés, qu'il s'est attachés par une <50nséicration solennelle , et dont la destination particulière est d'exercer les fonctions saintes, ITn jour, JësuS'Cbrist rencontra sur les bords d^iom lac de la JFadée quBl\ïues pauvres bateliers vivant du fruit d*e leur pêche; « Staiver-moi, » leur dit-iï, « et je tous
et les baptisez... » (Mattb., xxviii, 19). «L seront remis à qui vous les remettrez, et retenus à qui vous les retiendrez... » (Joan « Tout ce que vous délierez sur la terre, dans le ciel; tout ce que vous lierez sur la i lié dans le ciel... » (Matth., xviii, 18.) a écoute, m'écoute, et qui vous méprise, me :
(Luc, X, 16.) Après avoir institué TEuchar dernière cène, il ajouta : a Ce que je vieni vous le ferez vous-mêmes en mémoire de m XXII, 19.) Voilà dans ces quelques mots l'orij cerdoce évangélique ; voilà son excellence, deur, ses pouvoirs. Ce que fut Pierre, ce i les autres apôtres dès ce moment, le Pape, le les prêtres, le sont encore aujourdliui, car J^ leur dit à tous : « Voici que je suis avec voi jours, jusqu'à la consommation des siècles, xxvnf, 20.) Pierre et les apôtres sont morts
prend de lui-mêotie cet honneur, maïs celui qui y gtâppeléde Dieu, comme Aaron. (Hebr., v, 4.) Nul, j^iffët, si docte, si prudent, si savant qu'il paraisse, »%eut se permettre d*exeroer les fonctions sacrées, ïn*estpour cela revêtu de la vertu d'en haut. Or la 918 sublime de toutes ces fonctions, c'est de consacrer fwéorps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ H' saint sacrifice de la messe : pouvoir sublime et KflB, qui n'a pas été accordé aux anges, et qui sufGfe pour environner le prêtre de la vénération de m les hommes.
Ries autres fonctions du prêtre sont l'administration P^crements aux ruièles, sauf ceux de Confirmation [TdrOrdre, réservés auxévêques; la prédication de la itt>Ie de Dieu, le gouvernement spirituel des âmes Mdmises à^a charge, etc.
^ sacrement de l'Ordre confère la grâce, c'est-àira un accroissement de la grâce sanctifiante; de MS, il donne à ceux qui le reçoivent des grâces acteHes, qui les mettent en état de remplir plus dignemni et avec plus de fruit les devoirs de leur auguste [iDistère.
Ce sacrement, enfin, comme le Baptême et la Conrmation, imprime dans l'âme un caractère ineffaça- [e, qui suivra jusque dans l'éternité celui qui en est larqué. On le lui a dii: Tu es sacerdos in xternum, H. CIX, 4. Hebr. , V, 6.) Le prêtre est donc et restera révocablement Tbomme de Dieu, essentiellement istinct des hommes du monde. On pourra bien Tinnrdire, le dégrader pour des causes graves ; mais, si n lui ôte le droit d'exercer les fonctions de son ordre,
on ne pourra jamais lui enleyer le. caractëce reçu.
ILl. Devoirs quil impose aux fidèles envers k — Et Diaintenant, que devez- vous au prêtre^ à< de rémioeoce de sa dignité et de la sainteté de fonctions? Vous lui devez : l*" le res[àect. Il est le nistre, l'ambassadeur, le représentant de Jésus comme s'exprime saint Paul : Pro Christo lep fungimur. (Il Cor., v, 2a) a Ne touchez pas à christs,» dit le Seigoeur^ «et n'.exercez pas votre gnité contre mes prophètes. » Nolite tangere (kià meos^ et vu prophetis meis nolite malignarL (I Paii XVI, 22. Ps. civ, 15.) Mépriser Je prêtre, c'est méprt Jésus-Christ. Comprenez donc la portée descalei nies des insensés adversaires du cléricalisme....
2* L'obéissance. — Le prêtre est établi pour m instruire, vous corriger, vous reprendre et vous c( duire dans les voies du salut : vous lui devez ob^ sauce dans tout ce qui regarde vos intérêts élerm « Qui vous écoute, m'écoute; et qui vous méprise, méprise » (Luc, x, 16), a dit le Sauveur : désobéir prêtre, c'est désobéir à Jésus-Christ.
3* La confiance. — Qu'est-il pour vous, le prêt Un pasteur, un ami, un père. A tous ces titres, mérite-t-il pas toute confiance? Il partage vos peii vos douleurs, et par devoir il est tout à votre serv 4** La reconnaissance. — Dès le jour de votre n sance, qu'avez-vous dans Tordre de la grâce que y ne deviez au ministère du prêtre! Votre baplé voire première communion, votre instruction i gieuse, la préservation de votre innocence^ qu(
«bosas lui méiritexit de votre part ^uae éternelle f<econnaissance!... Bénissez doncNotre-SeîgQeur.<i'a;wâr institué le sacrement de l'Ordre, et de vous avoir donné le prêtre pour vous délivrer de l'empire du déouxuet vous ouvrir les pcurtes 4e riéterneUe béatitude.