MÉDITATION SUR LE CRUCIFIEMENT DE JÉSUS- CHRIST
n de chan.
d’un Dieu artagé ses Pour le Vendredi de la seconde semuine de Carême.
I. Prélude—Me représenter la montagne du Calvaire, Jésus crucifié, Marie debout au pied de la Croix avec St. Jean et les saintes femmes.
Il. Prélude—O Marie, Reine des Martyrs, faites que mon cœur soit sensible à la profonde affiction du vôtre, et qu’il renonce pour toujours au
ui ont proà la mort > ceux qui Jésus au jommation | sacrifice, en silence,
; de Dieu, péché, seule cause de vos douleurs.
laindre de Jésus, arrivé sur le Calvaire pour accomplir la nir de nos Æ loi qui prescrivait de brûler hors du camp les victappaiser R times, Horum corpora cremantur extra castra, s’a-
bandonne entre les mains de ses ennemis, qui, semblables à des lions furieux, se jettent sur lui comme
> mes ini- : des de :
sur leur proie pour le dépouiller de neuveau, tirant
soulager | fee avec violence ses vêtemens que le sang tient collés: igerai vos à sa chair adorable ; ils renouvellent en un instant 8 crimes, toutes ses plaies, et lui font éprouver à la fois tou-
tes les douleurs de sa flagellation. O Cœur de Marie! ces mains barbzres ne vous déchirent-elles pas aussi douloureusement que le corps de votre Fils? Lorsque étendu violemment sur la croix, il y fut attaché, ne ressentîtes-vous pas les déchiremens cruels des clous dont furent percés ses pieds et ses mains, ainsi que les secousses plus douloureuses encore qui firent ruisseler le sang de toutes les parties de son corps, lorsqu'on éleva la croix à laquelle il était suspendu par trois clous, pour la 9* ‘
le poids
* VOUS a Le donne
laisser tomber dans le trou qui lui était préparé ? La seule idée de ce supplice me fait frémir et mé. pouvante.. Mourir sur la Croix, c’est mourir d’une mort lente, c’est mourir autant de fois qu'on y est de momens; et Jésus y demeure trois heures entières! Et sa mère, témoin de sa cruelle agonie, lui survit, pour le voir expirer, abreuvé de fiel, insulté, maudit, blasphémé par ses ennemis, qui se
repaissent de ses souffrances et insultent à son sup. |
plice !
O Marie, Reine des Martyrs! c’est bien à cette heure que nous pouvons dire de vous avec le Prophête : O vos omnes qui transitis per viam, attendite et videte si est dolor sicut dolor meus ! O vous tous qui passez par ce chemin, arrêtez et voyez s’il est une douleur semblable à la mienne? Telle est la douleur de Marie, au pied de la croix de
Jésus ; et mon cœur le voit mourir ce divin Sau- Ë
veur, sans être attendri ! et je suis insensible aux souffrances qu’il endure pour expier mes crimes ;
moi qui l’ai si souvent attaché à la croix par mes offenses et mes péchés !
Tendre Mère, faites que restant au pied de la | croix avec vous, je partage vos douleurs, et que
pleurant sans cesse mes péchés, j'en ebtieune le pardon.
FRUIT DE LA MÉDITATION
O Vierge sainte ! par cette inconcevable douleur que vous ressentites au pied de la croix, daignez obtenir que mes passions soient crucifiées avec
Jésuschaqu puisse mérite une b
Ma pieuse ver, € âme t qui ro enfan!
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am, attlens ! O vous et voyez ne? Telle croix de divin Sausible aux 8 Crimes ; < par mes
ied de la È rs, et que btienne le
le douleur , daignez ées avec
Jésus-Christ, afin que ce corps de péché mourant
chaque jour par une mortification continuelle, je puisse, avec le secours de votre protection et les mérites de votre cher Fils, avoir le bonheur de faire
| une bonne et sainte mort.
Marie, présente au supplice et à la mort ignominieuse de son Fils unique expirant pour nous sauver, est abîmée de douleurs, et ressent dans son âme tous ses tourmens. Quel reproche pour nous qui rougissons de la croix sur laquelle Jésus nous a enfantés, et qui, vivant dans la mollesse et le plaisir,ne voulons prendre aucune part à ses souffrances! Nous nous glorifions d’être enfans .de Marie, mais où sont nos traits de ressemblance avec cettetendre Mère? Où sont nos bonnes œuvres, notre amour pour la croix et les humiliations ?.. Ah ! du moins, efforçons-nous de réparer, à l’avenir, ce qui nous a manqué jusqu'ici, passant désormais notre vie dans un exercice continuel de mortification et de pénitence ; c’est alors que nous pourrons être reconnus pour enfans de Jésus et de
Marie.
O Jésus! mourir désormais avec vous mille fois plutôt que de renotveler vos douleurs : je veux rester avec Marie au pied de la croix, et y être attaché avec vous jusqu’à la mort,
Bouquet spirituel.—Cœur de Marie, transpercé d’un glaive de douleur, percez mon cœur des traits de votre amour.