CINQUIEME EXERCICE
ve rre, ve rre, ve rra, ve rra, ve rro, ve rro,
ve rre, ve rre, ve rra, ve rra, ve rro, ve rro,
ve rru, ve rru,
ve rri, ve rri, ve rran, ve rran,
fe rrè, fe rrè,
fe rra, fe rra,
fe rro, fe rro,
fe rru, fe rru,
fe rri, fe rri,
be rrè, be rrè,
be rra, be rra,
be rro, be rro,
be rru, be rru,
be rri, be rri,
be rran, be rran,
pe rrè, pe rrè,
pê rra, pe rra,
pe rro, pe rro,
pe rru, pe rru,
pe rri, pe rri,
pe rran, pe rran, La vibration une fois ments, passez à ceux-ci
de rrè, de rrè,
de rra, de rra,
de rro, de rro,
de rru, de rru,
ve rru, ve rru, ve rri, ve rri,
ve rran, ve rran,
fe rrè, fe rrè,
fe rra, fe rra,
fe rro, fe rro,
fe rru, fe rru,
fe rri, fe rri, be rrè, be rrè,
be rra, be rra,
be rro, be rro,
be rru, be rru,
be rri, be rri,
be rran, be rran,
pe rrè, pe rrè,
pe rra, pe rra,
pe rro, pe rro,
pe rru, pe rru,
pe rri, pe rri,
pe rran, pe rran.
acquise sur ces mouvebeaucoup plus difficiles:
de rrè, de rrè,
de rra, de rra,
de rro, de rro,
de rru, de rru,
de rri, de rri, de rri, de rri, de rran, de rran, de rran, de rran, te rrè, te rrè, te rrè, te rrè,
te rra,
te rra,
te rra,
te rra,
te rro,
te rro,
te rro,
te rro,
te rra,
te rra,
te rra,
te rru,
te rri,
te rri,
te rri,
te rri,
te rran,
te rran,
te rran,
te rran
Apprendre quelques vers, les répéter souvent à haute voix, toujours syllabiquement, en appuyant avec une égale force sur toutes les consonnes, sur le b, le v, le d, autant que sur les r. Avoir soin de respirer le plus souvent possible; toutes les deux ou trois syllabes au moins.
Labiales.
Pour bien prononcer les labiales, il faut que les lèvres viennent frapper l'une sur l'autre avec force : "
me, me, me, me, me,
be, be, be, be, be,
pe, pe, pe, pe, pe.
Faire toujours les exercices avec toutes les voyelles.
Fortes labiales, j, CH.
Pour les fortes labiales,/^ et che, on allonge les lèvres et l'on serre les dents, en poussant l'air avec force :
je, ge, je, ge, je, che, che, che, che, che.
A répéter avec toutes les voyelles.
Dentales sifflantes, c, s. — z, s.
Ces consonnes se divisent en sifflantes aiguës: C, S:
Exemple : Cela sera; et en sifflantes douces, Z, S :
Exemple : Zélandaise.
Pour bien articuler ces consonnes et éviter le défaut appelé blèsement ou zézaiement, provenant d'une faiblesse d'articulation, serrez hermétiquement vos dents l'une contre l'autre, de façon à ne laisser qu'un imperceptible passage pour produire le sifflement. Ne craignez pas de le
pousser vigoureusement ou de le trop prolonger :
ce, ce, ce, ce, ce,
ze, ze, ze, ze, ze.
Essayez ensuite de faire ces sifflements, sur des mots comme ceux-ci, par exemple :
Ciel! si ceci se sait.
Ces soins sont sans succès.
L'exercice si connu sur les officiers gascons est également très bon :
Cinq ou six officiers gascons,
Passant un soir à Soissons, Marchandèrent des saucissons, Et demandèrent aux garçons
Combien ces cinq saucissons?
A vingt sous, c'est cent sous.
C'est cent sous, ces cinq saucissons.
Multipliez les exercices, cherchez à imiter le déchirement de la soie ou le sifflement des serpents :
«Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur ces têtes? »
Denti-labiales.
Les dents supérieures doivent appuyer sur la lèvre inférieure, avec plus de force pour Vf que pour le v.
ve, ve, ve, ve, ve, fa fe> fe, A /«•
Linguales-gutturales.
La langue près de la racine doit frapper le palais; mouvement presque guttural :
ghe, ghe, ghe, ghe, ghe, ke, ke, ke, ke, ke.
Linguale-gutturale-sifflante.
Cette consonne, malgré son caractère simple, a deux articulations : kce et gze.
Exemple : Maxime, axe, examen, exact, qu'on prononce : makcime, akce, r^^'Ùtli ey^^* kce, kce, kce, kce, kce, gze, gze, gze, gze, gze.
Et ainsi de suite avec toutes les voyelles.
Prononciation des consonnes
La prononciation des consonnes dans les mots, et surtout dans les syllabes finales, présente certaines particularités que nous ne chercherons ni à expliquer ni à justifier (i). Nous nous bornons, dans ce Manuel, à la prononciation proprement dite, en faisant remarquer toutefois que les mots ne se prononcent pas toujours comme ils s'écrivent. Dans bien des cas les consonnes sont ou muettes ou sonores, sans raison.
Autrefois c'était seulement par la conversa-
(ii Pour les élèves désireux de connaître la formation des mots et leur complète étymologie, nous recommandons les intéressants et savants ouvrages de LlTTRÉ, Histoire de la langue française; de Max Muller, Leçons sur la science de langage, et de Darmesteter, La vie des mots, où toutes ces questions sont traitées à fond.
tion, à la cour, dans les salons, que la prononciation se transmettait de bouche en bouche. Aujourd'hui que tout le monde sait lire et qu'on lit beaucoup, il y aurait plutôt une tendance à vouloir prononcer comme on écrit.
Quand les mots simples sont augmentés d'un préfixe, la sonorité des doubles lettres se conçoit aisément : légal donne il-légal; licite, il-licite; modéré, im-modéré; né, in-né, etc.; cependant, cette règle souffre bien des exceptions, comme on le verra dans la suite. On peut en établir une plus absolue pour la suppression de la consonne redoublée dans les mots qui ont leurs suffixes en mer, en ner et en ment, comme: nom-mer, don-ner ,évidem-ment, qu'il faut prononcer nomer, doner, évidament.
Mais que dire pour les mots suivants: applaudir, commerce, flatterie, honneur et tant d'autres, où la double lettre est nulle? Pourquoi faire entendre la consonne finale / dans le mot «/et la supprimer dans sourcil? Et pour quantité d'autres mots, tels que: Moc, hamac, joug, dot, pourquoi le c, le g et le t, gardent-ils leur sonorité, tandis qu'ils la perdent dans : accroc, estomac, sang, ht ? etc.
On annonce depuis longtemps une réforme
)rthographique qui mettra, dit-on, l'accord entre l'écriture et la parole ; en attendant sa venue, nous continuerons à prononcer d'après les conventions établies.
La prononciation du b n'offre aucune difficulté.
B se change quelquefois en p, lorsque cette lettre est suivie de c, s, t :
abcès, apcès. absent, apçan. subside, supcide. obtenir, optenir,etc.
Le B est insonore dans les mots : aplomb, Colomb, Doubs, plomb, surplomb, etc.
C a deux prononciations bien distinctes :
i° Celle du C aigu quand il est suivi de e et i, comme dans : cela, Cécile, cité, citoyen ;
2° Celle du K pour le premier c quand il est redoublé :
accès, akc'es, accise, akcise, ou lorsqu'il est suivi d'une des voyelles a, o, u :
carafe, colibri, culbute,
à moins que la cédille placée sous le c n'adoucisse la prononciation comme dans: plaça, reçois, déçu.
C, comme lettre finale, est nul dans : accroc, ~l broc, croc, escroc, cric, clerc, estomac, tabac,
caoutchouc, porc, marc (de café), marc (d'argent); nul aussi dans lacs (piège) et almanach, qu'on prononce là, almana. Il se fait entendre dans les mots composés et les locutions : porc-épic, pork-epik; de bric-et-de-broc, He brik-é-de-brok, etc.; dans Saint-Marc, Evangile selon Saint- Mark; mais on le supprime quand il est employé comme déterminatif dans: La place St-Marc; le lion de St-Marc, qu'on prononce: la place St- Mar; le lion de St-Mar.
C se prononce dans : échec, e'chek et mat, mais on dit: le jeu d'échecs, décile. On fait également entendre le c dans échec (revers), e'chèk.
C a le son du G dans : second, prononcez : segond, segonde, segonder, à tous les temps de ce verbe ; mais on doit dire : fécond, fe'kond; féconder, fékonder; faconde, fakonde.
On écrivait et on prononçait autrefois zing ; le mot zingueur subsiste toujours, mais on a changé zing en zinc qu'on prononce généralement aujourd'hui avec un k: zink.
Si
Au commencement d'une phrase, le C de la onjonction donc se prononce comme un K:
donc (donke), j'avais raison. On le supprime lorsqu'il est joint au verbe : dites donc (don), Madame; venez donc (don), mon enfant.
Lorsque C est suivi de T, ils perdent tous deux leur sonorité à la fin de certains mots, tels que:
aspect, qui se prononce aspè. (i)
suspect, „ suspè.
respect, „ respè.
instinct, „ instin.
succinct, „ sukcin.
Mais on fait sonner le C comme un K dans suspecte, suspekte; succincte, sukcinkte; succinctement, sukcinkteman; instinctif, instinktif ; instinctivement, instinktiveman ; ainsi que dans les mots : tact, intact, contact, compact, exact, abject, correct, infect, direct, strict, etc., et tous ceux qui finissent par un e muet: acte, pacte, compacte, etc.
Remarque. — La prononciation du mot distinct n'est pas bien fixée; les uns disent distin, d'autres distink, d'autres enfin distinkt en faisant enten-
(i) Voir ces mots aux liaisons, page 109.
dre les deux consonnes finales. De même pour le mot district que quelques-uns prononcent distrik et d'autres district. Littré croit que par analogie on doit prononcer distinct comme instinct où les deux dernières consonnes sont supprimées, et district comme strict où elles se font entendre.
CH
C suivi de H garde généralement le son du CH français : cheval, chenal, chenapan, charbon, chapeau, chapelle, chariot, chiendent, etc.
11 faut donc bien se garder de prononcer, comme on le fait quelquefois : égevin pour e'chevin; égeveau pour écheveau.
Dans quelques mots dérivés du grec, CH se prononce comme un K : Achate, archéologie, archétype, archiépiscopal, Archonte, Calchas, Colchos, chaos, chirographe, chiromancie, chœur, chlorate, choléra, christianisme, chromatique, chronologie, chrysalide, chrysanthème, ecchymose, malachite, orchidée, etc.
Malgré leur origine grecque ou hébraïque, on prononce avec le son du ch, les mots suivants : Achille, Achéron, chérubin, Chiron, Colchidc, Eschyle, Eschine.
Nous prononçons comme les Italiens avec le son du ke.
Chérubini, Machiavel, Michel-Ange,
Kérubini.
Makiavel.
Mikel-Ange.
Mais nous disons avec le ch français : Machiavélisme et machi-avélique. Dans vermicelle et violoncelle, le c avait autrefois le son du ch. Ces deux mots se prononcent aujourd'hui comme ils s'écrivent.
La prononciation du d n'offre pas de grandes particularités.
D est nul à la fin des mots :
badaud, bond, fard, gond, Madrid, muid, nid, rond, etc.
Quand la syllabe de termine un mot, il faut conserver au d sa prononciation normale et ne pas lui donner le son du t, faute très fréquente ici. On prononce volontiers : gran/epour grande; flaman/e pour flamande; mon/e pour monde. Dites : quand (kan) vous viendrez, et non quan/e
vous viendrez. Ce n'est que dans la liaison des mots masculins que le d se change en t:
un grand enfant, un gran f enfant.
un grand émoi, un gran t'émoi.
Mais on doit dire :
une grande enfant, une gran-denfant. une grande amie, une gran-damie, etc.
L'F est sonore dans les mots : œuf, bœuf, à l'exception de bœuf gras (beu gras), et nerj^k (j{ l'exception de nerf de bœuffner de bœuf), lorsque ces mots sont employés au singulier, et nul dans les mêmes mots employés au pluriel.
L'F ne se prononçait pas autrefois dans le mot cerf; on écrivait même cer; quelques-uns disent aujourd'hui cerf, en faisant sonner Vf quand le mot est seul; mais cette consonne est toujours insonore dans les mots composés : cerf-dix-cors, cer-di-kor; cerf-volant, cer-volant.
F est sonore dans les mots chef {a. l'exception de chef-d'œuvre); serf, veuf, employés au singulier et au pluriel.
L'F du nombre neuf est supprimé quand il est
suivi d'un mot commençant par une consonne :
neuf livres, se prononce neu livres.
neuf garçons, „ neu garçons.
Excepté dans l'emploi des dates : neuf février, neuf mars.
L'F de l'adjectif numéral neuf suivi d'un mot commençant par une voyelle ou une h non aspirée se change en V dans la liaison des mots :
neuf ans, se prononce neiïvan.
neuf heures, „ neu'veure, etc.
Le G a deux articulations : celle de JE comme dans: sage, mage; et celle de GHE dans : figure, envergure, augure.
Les deux prononciations sont quelquefois réunies dans un même mot ; exemple : suggérer, suggestion, qu'il faut prononcer : sugh-jéré,sughjesstion. Ne pas confondre suggestion (insinuation) avec sujétion (dépendance).
Lorsque le G est suivi de FN, le son est ce qu'on appelle mouillé: agneau, ignorer, magnanime, oignon, seigneur, etc.
Dans quelques mots, le G se détache de l'M et de l'N; il a alors le son de GHE:
diagnostic, se prenonce diagh-nostic.
Gnide,
Gh-nide.
gnome,
gh-nome.
igné,
igh-né.
Magnat,
Magh-na.
Magnificat,
Magh-nificate.
Progné,
Progh-né.
regnicole,
regh-nicole.
stagnant,
stagh-nan.
stagnation,
stagh-nation.
stigmate,
stigh-mate.
Le G est nul dans
bourg, qui
se
prononce bour.
Cagliostro,
Caliostro,
Castiglione,
Castilione.
faubourg,
faubour.
imbroglio,
inbrolio.
orang-outang,
oran-outan,
signet,
sine.
et dans nombre de mots italiens.
Il se fait entendre dans : gong, gonghe; joug, joughe; et dans legs, lèghe, qu'on prononçait
autrefois le. (Lèghe est la prononciation actuelle de la Comédie française et de l'Académie Française.)
Il n'y a pas à proprement parler d'H aspirée en français ; cette lettre si gutturale en allemand et en anglais, passerait inaperçue dans notre langue, n'était la différence qu'elle établit dans les liaisons. On dit avec Y h muette : un homme (un-wome), des hommes (dè-0omes), une héroïne (u-wéroïne), des héroïnes (dè-séroïnes), siècles héroïques (siècle-héroïques). On dit avec Y h aspirée un héros (un éro), des héros (de éro). Cette distinction, non observée, constitue une faute grossière.
Nous donnons ici une petite liste d'h aspirées rejetant toute liaison :
Hache, hagard, haillon, haine, haineux, haïr, hâle, hallebarde, halte, hamac, hameau, hampe, hangar, hanneton, happer, harangue, /tardes, hareng, haricot, harnacher, harnais, harpe, harpie, hasard, hâte, heaume, hêler, hère, hérisson, hêtre, hisser, Hollandais, homard, honte, hormis, hors, hotte, houille, houle, housse, houx, huguenot, hurleur, huppe, hussard, hutte, etc.
Le son du J est toujours de même dans les mots français : joli, jovial, joujou, jujube. Il s'altère dans quelques mots empruntés aux langues étrangères :
Badajoz, se prononce Badaïos.
Jarl, „ larl.
John, „ Djone.
Johnston, „ Djonstone.
Majorque, „ Maïorque.
La prononciation de cette consonne ne varie pas ; elle ne s'emploie que dans les mots venus des langues étrangères : knout, kermesse, kyrie, kiosque, etc.
L ne se prononce pas à la fin des mots suivants :
baril,
bari.
gril,
gri.
chenil,
cheni.
outil,
outi.
coutil,
couti.
persil,
perci.
fusil, gentil,
fusi.
genti.
soûl, sourcil,
sou.
sourci.
mais il se fait entendre dans :
avril
il, grésil, mil, péril, .j— y
Nos pères mouillaient IV dans avril, grésil, péril; ils prononçaient : avri-ie, péri-ie, gresi-ie. Cette prononciation est maintenant hors d'usage; elle subsiste seulement dans gentilhomme, gentilhommerie, gentilhommière, et dans tous les mots qui ont leurs terminaisons en ail, eil, oui/, ueil, œil :
ail : travail, portail, éventail, etc. eil : soleil, pareil, orteil, etc.
ouil : fenouil, etc.
ueil : orgueil, accueil, recueil, etc.
œil : œil, etc.
Remarques. — Il ne faut pas non plus mouiller la consonne / des mots tels que : escalier, palier, particulier, soulier, etc.; on doit dire: esska-lié, pa-lié, partiku-lié, sou-lié, et non esca-ier, pa-ier, particu-ier, sou-ier.
Lorsqu'il n'y a qu'une /, il ne faut pas en prononcer deux et dire : jel l'ai dit, jel l'ai vu, voul l'avez dit, pour :je l'ai dit, je l'ai vu, etc.
Le doublement de cette consonne se fait toujours sentir dans M, au commencement des mots :
Illégal, illettré, illicite, illustre, etc., ainsi que dans les suivants :
Allobroges, Apollon, allécher, alléguer, allégorie, allocution, allusion, alluvion, Bellone, belligérant, belliqueux, chambellan, chinchilla, collatéral, collation (action de conférer un bénéfice), collecte, collecteur, collègue, collision, colloque, ellébore, fallacieux, folliculaire, gallican, gallo-romain, gallophobe, hallucination, Hellènes, helléniste, intellect, intelligent, intelligence, intelligible, libellule, métallique, nullité, Othello, Pallas, palladium, pulluler, syllogisme, velléité.
Les deux LL ne se font pas entendre dans collation (léger repas), qu'on prononce: cotation; collège, colège; collier, colier; colline, coline; Hollande, Holande, et dans une foule d'autres mots consacrés par l'usage, mais que nous croyons inutile de mentionner ici; nous ne nous arrêtons qu'à ceux pour lesquels il peut y avoir doute.
LL mouillées
Littré fait remarquer que la prononciation des //mouillées est souvent fautive; en Flandre, on fait entendre seulement une /, boutel; à Paris, on les prononce comme un y : bouteye. Malgré Littré qui recommande pour" les // mouillées le son du gli italien, c'est la prononciation de Paris qu'il faut adopter si l'on veut rester dans l'usage:
aiguille,
aigui-ye.
fille,
fi-ye.
billet,
bi-yet.
griller,
gri-yer.
dérailler,
déra-yer.
quille,
qm-ye.
Le son mouillé se fait sur la voyelle M, et non sur la syllabe suivante, laquelle conserve le son qui lui est naturel : mouill-é, souill-é.
On ne doit pas mouiller les LL dans :
capillaire,
qui
se prononce
capil-laire
codicille,
codicile.
distiller,
distiler.
mille,
mile.
million,
milion.
milliard,
miliard.
Murillo,
Muril-lo.
osciller,
oscil-ler
pupille, qui se prononce pupile.
pusillanime, „ pusil-lanime.
scintiller, „ cintil-ler (i).
Sévi lie, „ Sévile.
tranquille (et tous ses dérivés), trankile.
4— vaciller, qui se prononce vacil-ler.
ville, „ vile.
village, „ vilage.
M conserve toujours sa prononciation naturelle au commencement des mots : mortel, midi, etc.
Elle change et prend la valeur de l'N quand elle est suivie d'un b ou d'un p. Exemple: ambassadeur, empire, etc.; ainsi que dans les mots suivants : Adam, Dampierre, dam (dommage), essaim, nom, parfumlquidam, Samson. thym, etc.
Dans les mots étrangers, elle garde sa prononciation normale :
Abraham, album, Amsterdam, Cham, Ibrahim,
(i) Prononciation d'après l'Académie française. Beaucoup de poètes, cependant, et des meilleurs, font rimer scintiller avec briller, et, dans ce cas, c'est le son' mouillé qu'il faut adopter.
intérim , Jérusalem , macadam , madapolam , Priam, rhum, Sem.
On doit toujours faire sonner les deux M
dans les mots qui commencent par im : immerger, immérité, imminent, immortel, etc.
Remarque. — Malgré le dictionnaire de l'Académie, l'usage a fait adopter m-manquable, et in-mangeable, qu'on écrit immanquable et immangeable. Littré fait remarquer, avec raison, que la prononciation usuelle de ces deux mots est in.
La consonne M redoublée est généralement prononcée simple dans le corps des mots :
commandeur, commode, commerce, sommet, etc., et dans tous ceux qui ont leurs suffixes en ment: prudemment, évidemment, sciemment, etc.
Elle se fait exceptionnellement entendre double dans les mots suivants : commensal, comminatoire, commémoration, commotion, commuer, commutation, incommensurable, mammifère, Ammon, Emma, Emmaùs.
Ainsi que Vm, la consonne N s'articule toujours de même quand il n'y a pas de nasalité :
nature, néfaste, noble; elle ne change qu'à la fin d'une syllabe ou d'un mot pour produire le son nasal (voir les voyelles nasales et les liaisons pages 54, 109).
Les deux N se font entendre dans les mots qui ont leur syllabe initiale en IN : inné, innocuité, innommer, innover, etc., mais on excepte : innocent (inocent) et ses dérivés qu'on prononce sans faire sonner les deux n.
Les deux N sonnent dans :
I - annales, annihiler, annuaire, biennal, connivence, connexion, décennal, suranné, triennal, etc., et dans les noms propres :
Anna, Annibal, Brennus, Cinna, Porsenna.
Remarque. — Pour le mot année, que les Méridionaux prononcent an-née, il ne faut faire entendre qu'un n et supprimer, par conséquent, la nasalité ; année se prononce a-née.
P est nul dans :
anabaptiste, baptême, baptismal, Baptiste, cep de vigne, dompter, exempt, exempter, prompt, promptement, promptitude, sept, sculpteur, sculpture, etc.
On le fait entendre dans :
concept, contempteur, exemption, impromptu, rédemption, septante, septembre, symptôme, transept.
Bien que l'orthographe écrite exige deux p dans quantité de mots commençant par ap, op et sup, on n'en fait entendre généralement qu'un seul : appel, apprenti, opposition, opportun, support, suppression, etc.
Cette lettre a la prononciation du K :
cinq, cink. coq, cok,
Elle est nulle dans : coq d'Inde (co d'Inde), et dans le pluriel de coq-en-pâte, cô-z-en-pâte, prononciation ancienne conservée encore à la Comédie Française :
« Et comme cô-z-en-pâte on nous verra tous deux, » Chacun à sa façon, parfaitement heureux. » L'Aventurière. Augier.
Elle l'est aussi dans le mot cinq suivi d'un autre mot commençant par une consonne ou un autre nom de nombre :
cinq garçons, .
cinq cents amis,
cm garçons, cin cents amis.
Mais la lettre est sonore dans rénumération des dates :
le cinqjnai, cink mai.
le vingt-cinq décembre, vingi-cink décembre. (Sous-entendu : le cinq du mois de mai, etc.).
Sauf pour les liaisons, R ne se fait pas entendre à la fin des mots dans les substantifs et adjectifs en 1ER ni dans les verbes terminés par 1ER et ER :
grenier, officier, dernier, grimacier, amener, fier (verbe), etc., mais il se prononce dans l'adjectiffier et l'adverbe hier.
Les deux R se font entendre dans les mots qui commencent :
i° Par err: erreur, errer, etc.;
2° Par irr: ir régulier, irrécusable, etc. ;
3° Par h~GTr : horrible, horreur, etc. ;
4° Dans les futurs et les conditionnels de quelques verbes irréguliers de la deuxième conjugaison : courir, mourir, acquérir, requérir, etc. :
je courrai, je courrais; je mourrai, je moiir-
rats; j acquerrai, /'acquerrais; je requerrai, je requerrais, etc.y
5° Dans les mots : aberration, corroborer, corroder, concurrence, interrègne, narration, narrateur, occurrence, parricide, terreur, terrible, terrifier, torrent;
6° Dans les noms propres : Pyrrhus, Burrhus^ Verres.
Ailleurs, on
n'en
prononce
généralement
qu'un :
arrêter,
se
prononce
arêter.
arriver,
ariver.
arroser,
arôser.
barrière,
bârière.
carrière,
cârière.
ferrer,
fèrer.
leurrer,
leurer.
serrer,
sèrer, etc.
S commençant un mot a toujours le son de la sifflante aiguë :
sage, silence, solide, suite, etc.
En général, l'S entre deux voyelles se prononce comme Z :
asiatique, désirer, frénésie, gisant, masure, mesurer, oison, poison, résister, résumé, etc.
Cependant, voici des mots où cette consonne quoique entre deux voyelles, garde exceptionnellement Le son de la sifflante aiguë :
antiseptique, se prononce anti-ceptique.
antisocial, „ anti-çocial.
désuétude, „ dé-çuétude.
entresol, „ entre-çol.
monosyllabe, „ mono-cyllabe.
parasol, „ para-çol.
préséance, „ pré-céance.
présupposer, „ pré-çupposer.
prosecteur, „ pro-cekteur.
soubresaut, „ soubre-cô.
tournesol, „ tourne-çol.
vivisection, „ vivi-cektion.
vraisemblable, „ vrai-cemblable.
S entre une consonne et une voyelle a généralement le son de la sifflante aiguë :
absent, se prononce ap-cent.
absinthe, „ ap-cinte.
absoudre,
insister,
mensuel,
observer,
persécuter,
persévérance,
persister,
subside,
transir,
ap-çoudre.
in-cister.
man-çuel.
op-cerver.
per-cécuter.
per-cévérance.
per-cister.
sup-cide.
tran-cir, etc.
Malgré sa place entre une consonne et une voyelle, S a le son du Z dans :
transit, qui se prononce tranzit.
transition, „ tranzition.
transiger,
transitoire,
transaction,
transatlantique,
Alsace,
Arsace,
Israël,
tranziger.
tranzitoire.
tranzaction.
tranzatlantique.
Alzace.
Arzace.
Izraël.
S entre une voyelle et une consonne garde également le son de la sifflante aiguë :
astérisque, se prononce ass-térisque. asthme, „ ass-tne.
jasmin, se prononce jass-min.
jaspe, „ jass-pe.
hospitalier, „ oss-pitalier.
marasme, „ marass-me, etc.
Plus a deux prononciations, selon le sens.
P plus, plu : je n'en veux plu (négation). l. plus, pluss : fenveux pluss (davantage).
plus-que-parfait : pluss-que-parfait.
A plus B, A pluss B.
S se fait entendre dans tous, pronom indéfini, placé avant ou après le verbe :
tous sont aimables, touss sont aimables. ils y sont tous, ils y sont touss.
S est également sonore dans motus, hélas, las (abréviation d'hélas), sus (interj ections), Mars, fils, lis, parisis, mœurs, ours et sens, excepté lorsqu'ils riment avec d'autres mots où 1*5 ne se prononce pas. Pour le mot sens, l'usage ici est contraire à Littré, qui veut qu'on prononce toujours san; la consonne 5 ne se supprime que dans:
sens commun, san commun.
bon sens, bon san.
sans dessus dessous, san dessus dessous
Partout ailleurs elle se fait entendre :
le sens moral, le sens droit,, les cinq sens,
le sanss moral, le sanss droit, les cinq sanss.
Ce que vous dites est plein de sens (sanss).
S final est nul dans : fleur de lis (héraldique), li; alors, alor; las, la (fatigué); tandis que, tandi, et dans tous, adjectif indéfini : tou les hommes, ainsi que dans les mots suivants : jus, camus, verjus, obtus, dessus, dessous, inclus, abus, etc.
Les deux S se font entendre dans la prononciation des mots suivants :
assentiment, disséminer, dissension, essence, essentiel, transsuder, transsudation.
On fait entendre aussi comme deux S les consonnes 5 c dans ascension, adolescence, condescendre, effervescence, efjlorescence, re'cipiscence.
Le doublement des consonnes n'est pas toujours usité dans la conversation ordinaire, mais dans le discours soutenu, ce redoublement donne de l'énergie à la diction.
S prend le son du Z dans : obus, obuze.
Cette consonne linguale devient parfois une sifflante aiguë dans les substantifs en TION, qui se prononcent : CION : action, émotion, nation, traction, portion, motion, etc.
T a également le son du C dans :
ambitieux, se prononce ambicieu.
argutie,
argucie.
aristocratie,
aristocracie.
calvitie,
calvicie.
confidentiel,
confidencieL
essentiel,
essenciel.
Helvétie,
Helvécie.
inertie,
inercie.
lithotritie,
litotricie.
minutie,
minucie.
Nigritie,
Nigricie.
partial,
parcial.
partiel,
parciel.
péripétie,
péripécie.
pétiole,
péciole.
prophétie,
profécie.
satiété,
satiété, etc.
Littré blâme, avec raison, la prononciation de
chrestomaczV pour chrestoma//»'<?; thie se prononçant toujours tie et non cie: sympathie, antipathie, etc.
T conserve le son lingual dans: bestial, bestiole, chrétien, entretien, étioler, helvétique, maintien, soutien, Sébastien, etc.
Dans les nombreux verbes en eter le T conserve le son lingual devant ION : nous achetions, nous partions, etc.
Les noms propres Metz et Retz se prononcent Mess et Ress.
T se fait entendre comme lettre finale dans le substantif singulier fait (faite) : Voici le faite; au pluriel il est insonore : Voici les fè.
Il se fait entendre dans :
accessit,
accessite.
vivat,
vivate.
déficit,
déficite.
brut,
brute.
granit,
granité.
dot,
dote.
fat,
fate.
net,
nète.
mat,
mate.
soit,
soite (adverbe).
Mais il est nul dans : soit (conjonction) :
Soit (soi) que vous veniez, soit (soi) que vous restiez; et dans la locution adverbiale : tant soit
(soi) peu, ainsi que dans juillet et dans tous les mots terminés en ET : coquet, regret, etc.
Il faut se garder de faire sonner le T dans le mot vingt où le g est aussi supprimé: Combien sont-ils? vin et non vinte; quatre-vin-un, quatrevin-deux, et ainsi jusqu'à cent.
Mais on doit le faire entendre dans: vingt-etun, vingt-deux, jusqu'à trente, et dans le nombre sept quand il n'est pas suivi d'un mot commençânTpar une consonne.
Les deux ï se font sentir dans: pittoresque, guttural, attique, atlicisme, sagittaire, et surtout dans les mots italiens : tutti, concetti, in-petto, etc.
V et W
La consonne V n'offre aucune particularité dans la prononciation des mots; le W n'est usité en français que dans les mots empruntés aux langues -du Nord et conserve sa prononciation étrangère. Le iv allemand a la valeur du v simple : Vagram pour Wagram, Valkyrie pour Walkyrie. Dans l'anglais et le hollandais, il a le son de ou: prononcez Ouellington pour Wellington; Ouelche pour Welche; ouiste pour whist
X et Z
X a le son de GZ et de KSS.
Il a généralement le son de GZ entre deux voyelles, même lorsque la première voyelle est suivie 'de la consonne muette h:
examen, se prononce egzamen.
exemple,
exhaler,
exécrer,
exhiber,
exhausser,
exhortation,
inexact,
egzemple.
egzaler.
egzécrer.
egziber.
egzausser.
egzortation.
inegzact, etc.
Quoique entre deux voyelles, X prend exceptionnellement le son de KCE dans les mots suivants :
axe,
auxiliaire,
axiome,
flexible,
luxe,
maxime,
orthodoxe,
orthodoxie,
se prononce akce.
oïïtttiaire.
akciôme.
flèkcible.
lukce.
makcime.
orthodokce.
orthodokcie.
réflexion, se prononce réflekcion.
sexe, „ sèkce.
'•V** Alexandre, „ Alèkçandre.
Eudoxie, „ Eudokcie.
Mexique, „ Mèkcique.
Praxitèle, „ Prakcitele.
Zeuxis, „ Zeukcice.
X a le son du GZ dans les noms propres suivants :
Jf~ Xantippe, se prononce Gzantippe.
^f"} Xavier, „ Gzavier.
Xénophon, „ Gzénofon,
Xerxès, „ Gzerkssèss.
Artaxercès, „ Artagzercèss.
le Xante, „ le Gzante.
X a le son de KSS quand il est placé entre une voyelle et une consonne et lorsqu'il termine
un mot
excuse, se prononce eksscuze.
expliquer,
eksspliquer.
exposer,
eksspôzer.
exposition,
eksspôzïtion.
extase,
eksstaze.
index,
indekss.
inexpérience, se prononce ineksspérience.
juxtaposer, „ juksstapôzer.
larynx, „ larinkss.
lynx, „ lynkss.
phénix, „ fénikss.
sphinx, „ sfinkss.
X a le son de deux SS dans :
Auxonne, se prononce Aussonne. -j-~ Bruxelles, „ Brusselle.
soixante, „ soissante.
On prononce Ansserre pour Auxerre, et Aukcerrois „ Auxerrois.
X a le son du K dans Xe'r'es et Ximènès :
X se prononce Z dans les adjectifs numéraux ordinaux :
le vin de Xérès, Kérès,
le cardinal Ximénès, Kiménes.
deuxième, sixième,
deuzième.
sizième.
dixième, dizième.
Les adjectifs numéraux dix et six se prononcent dice et sice quand ils sont seuls ou quand
ils figurent comme date : le dbc janvier, le dice janvier, le six mars, le slce mars.
Dix et six se prononcent dlze et slze devant . une voyelle : dl-zamls, sl-zenfants, et dl, si, devant une consonne ou une h aspirée :
Dix livres, dl livres; six héros, si héros.
ioy
Liaisons
Indépendamment du sens qui lie les mots entre eux, il y a aussi liaison dans la prononciation lorsque la consonne finale d'un mot est jointe à la voyelle initiale du mot suivant : les arbres, qu'on prononce le zarbres.
Les liaisons n'ayant d'autre but que de donner plus d'harmonie à la diction, il faut éviter avec soin celles qui heurtent l'oreille ou qui prêtent à l'équivoque. Ainsi, dans cette phrase : le perroquet a parlé. Si vous faites la liaison et si vous dites : le perroquè-ta parle) cela peut signifier que le perroquet a parle' à toi.
Un signe de ponctuation ou un repos entre les mots exclut toute liaison; de même que certaines liaisons, autorisées dans le discours soutenu seraient affectées et ridicules dans la conversation familière.
Les consonnes S et X, dans les liaisons,
se prononcent comme un Z : lè-zamis, heureu-zenfant, b eau- zob jets.
Mais il faut conserver à la syllabe finale ce sa prononciation normale et dire :
douce amie, douçamie.
différence énorme, différencénorme.
Et non douzamie, différenzénorme, faute fréquente en Belgique.
La liaison est obligatoire quand l'adjectif précède le substantif:
bon ami, bo-nami.
premier amour, premié-r amour.
dernier instant, dernié-r instant, etc.
Elle n'a généralement pas lieu :
i° Lorsque l'adjectif est placé après le suby- stantif ou s'il est pris substantivement comme dans:
rocher élevé, roche élevé.
serrurier adroit, serurié adroit.
le premier à les voir, le premiéà les voir.
le dernier à en parler, le demie à en parler, etc.
2° Quand les consonnes sont muettes à la fin de certains mots comme dans :
plomb argenté, banc ombragé, nid abandonné, blond ardent, étang épuisé, fusil armé, camp ennemi, chat enragé,
Mais on lie :
objet aimé, franc animal,
pion argenté, ban ombragé, ni abandonné, blon ardent, étan épuisé, fusi armé, can ennemi, cha enragé, etc.
objèt-aimé.
frank-animal, etc,
Istc t*sj*
La liaison ne doit pas dénaturer les syllabes^ nasales dans les adjectifs déterminatifs et les pronoms ; il faut dire :
mon-nenfant, et non : mo-nenfant.
son-namour, un-n'homme, aucun-nami, on-narrive, il en-nest,
so-namour.
u-n'homme.
aucu-nami.
o-narrive.
il a-nest.
L'usage proscrit: diction-wagréable, besoin-
«urgent, non-«écrit, etc.; mais il autorise la liaison dans :
vain espoir, vain-nespoir.
rien à dire, rien-n'à dire.
combien est-ce combien-n' est-ce.
bien obligeant, bien-nobligeant, etc.
Dans les mots terminés par deux consonnes, c'est généralement avec l'avant-dernière que se fait la liaison : ficc^U*. </**<*» £, ^A c+^^rhru.
un dard homicide, un hasard imprévu, il sort aujourd'hui, le sort est cruel, la mort affreuse, le vert et le bleu, il part après-demain,
un dar-homicide.
un hasar-imprévu.
il sor-aujourd'hui.
le sor-est cruel, la mor-affreuse.
le ver-et le bleu, il par-après-demain.
il perd à tous les coups, ilpèr-à tous les coups. un discours étrange, un secours imprévu, r\- alors il vint,
l'univers invisible, envers et contre tous,
un discour-étrange, un secour -imprévu, alor-il vint, l'un iver-in visible, enver-et contre tous, etc.
Mais on commence à lier :
vers elle, ver z-elle.
devers elle, dever z-elle.
La liaison a lieu avec la dernière consonne
»dans les mots composés :
la mort jiux rats, la mor-taux rats.
de part en part, de par-ten part,
ainsi que dans les verbes interrogatifs de la troisième et quatrième conjugaison ;
I sort-il? sor-til. dort-elle? dor-telle. perd-il? per-til. mord-il? mor-til, etc. Le D final des verbes ayant la forme interrogative se change en T dans la liaison comme pour tous les mots terminés par cette même consonne :
profondjennui, grand ennemi,
profon-tennui.
gran-ténemi.
FORT, adverbe, se lie toujours :
il est fort aimable, il est fort à plaindre,
il estfor-taimable.
il est for -ta plaindre.
FORT, adjectif ou substantif, ne se lie pas
il est fort et patient, le fort est détruit,
il est for-et patient, le for -est détruit.
Le CT et le G à la fin des mots se changent
en K lorsqu'il y a liaison comme dans:
aspect imprévu, aspè-kimprévu.
respect imposant, respè-kimposant.
sang impur, san-kimpur.
long esclavage, Ion- kesc lavage.
Dans les mots terminés par RPS, RDS, la liaison se fait avec l'R au singulier et avec l'S au pluriel :
un corps humain, un cor-hautain.
des corps humains, des cor-zhumains.
le corps électoral, le cor -électoral.
les corps électoraux, les cor-zélectoraux.
un remords exagéré, un remor-exagéré.
des remords exagérés, des remor-sexagerés, etc.
Ni liaison, ni élision devant les mots : oui, onze, onzième, ouate, uhlan, yatagan, yole, yucca; on dit : le oui (familièrement : je crois qu'oui), le onze, le onzièmes, la ouate, le uhlans, etc.
Lettres euphoniques
Il faut aussi dans la prononciation tenir compte des lettres euphoniques; elles sont au nombre de quatre :
On les emploie, les unes pour adoucir la prononciation de certaines consonnes, comme dans langeons, pigeon; les autres, pour éviter îiatus : si \-on dit, va-t-il? cher c iies- en.