‹ Manuel de proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 145 sur 165 · M. DE MONDOUX, LE GRIS · texte numérisé non relu

M. DE MONDOUX, LE GRIS

Le Gris. Monsieur le Baron d'Orabrudc et Monsieur le Chevalier de Saint-^lair»

Le Chet. Madame, vous voulez bien que j'aie l'honneur de vous présenter Monsieur le Baron d'Ombruck ?

M"^ De Mond. Vous me faites le plus grand plaisir, et je serai charmée de faire connaissance avec Monsieur le Baron.

Le Bab» Madame, je sub plusqu'obligé à Monsieur le Cheval, du grand satisfaction que j'ai auprès de vous.

Là Mar^. Allons, Baron, finissez vos oomplimens et asseyez-vous.

Le Bar. Je suis été encore à votre hôtel hier, Madame la Marquise, mais je trouve point non plus ; je crois que c'est le mode en France de n'être point dans sa logis.

Le Chev. Ah, Baron, il faut que je vous présente à Monsieur de Mondoux.

Le Bar. Qu'est-ce Monsieur de Mondoux f

Le Chev. C'est le mari de Madame, que voilcu

M. De Mond. C'est moi. Monsieur le Chevalier, qui vous prierai de me faire l'honneur de me présenter à Monsieur le Baron.

M"^ De Mond. Cela est bien nécessaire. Monsieur le Baron, asseyez-vous donc.

Le Bar. Madame, il faut bien que je dise à Monââeur, que je suis charmé de faire avec lui mon présentation.

M"^ De Mond. Vous êtes bien bon. Monsieur le Baron. Dites-moi, je vous prie, vous accoutumez-vous un peu ici ?

Le Bar. Madame, je suis pas encore bien tout-àrfait. Je suis toujours embarrassé dans le maison avecles /dames.

La Mar^. Pourquoi donc cela ?

Le Bar. J'ai été plus que trois semaines, que je^cnoyais qu'il n'y avait à Paris que des veuves.

La Comt. Comment donc f

Le Bar. Parce que on soupe toujours chez le dame, et le mari il n'est point de parole pour lui dans le prie à souper.

M™* De Mond. Mais vous soupiez avec lui.

Le Bar. Je devine pas^ je prenais pour un père, un frère, ou autrement.

La MAR<i. Il est vrai que cela peut paraître, comme il le dit, à un étranger.

Le Bar. Ob, je me trompe toujours, et puis je suis chez un veuve véritablement, et j'ai crois vois un mari ; je appelle de même comme le dame, et cela il (ache le dame ; c'est un tiable d'embarras.

Le Chev. Cela lui est arrivé, il y a deux jours, dans une maison où il soupait.

La Coht. Quoi, tout de bon f Le Bar. Moi, je savais pas ; j'ai dit ce Monsieur, il a l'air du maître ici, pour mon excuse, et cela il l'a plus iaché encore, je comprends p^s pourquoi.

La Marq.* Ah, il est charmant !

La Comt. Et chez qui cela lui est-il arrivé ? Le Chev. Chez Madame De l'Ormaux. M™* De Mond. Ab, je n'en suis pas iacl^ée ; c'est une espèce de prude, qui trouve toujours du mal à tout ce qu'on fait.

Le Chimie. Elle n'a pas soupe à peine ; elle était dans un embarras^ dans une colère secrette . . • La Mar^. Cela devait être délicieux !

Le Chev. Aussi, j'aime bien à souper avec le Baron, à cause de tout cela.

LaCojct. Il le mène, tous lesjoursdans de nouvelles maisons, et je suis sûre que ce n'est pas pour autre chose.

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