SCENE VIII
M. TROTBERG, LA PIERRE.
La Pierbe. Monsieur, qu'est-ce que vous voulez.^ Votre lettre est partie.
TaoTBERG. Je veux le.
Là Pierre. Le ?
Trotbero. Oui, je dis, le.
La Pierre. Le quoi ?
Tbotberg. Je veux pas quoi, je veux le*
La Pierre. Le f je ne sais pas ce que vous voulez dire ; dites quoi.
Tbotberg. Je veux pas dire quoi, je veux dire le.
La Pierre. Je ne peux pas vous deviner.
Trotberg. Que tiaple ! est-ce que je ferais un faute f (E lU dans ses tablettes.) Non, c'est le.
La Pierre. Le quoi ?
Trotberg. Eh bien, donne-moi quoi. Tu donneras après le ; puisque tu veux donner quoi.
La Pierre. Je ne vous entends pas, Monsieur.
Trotberg. C'est pourtant Monsieur Dubreuil, qui m'a dit de dire le.
La Pierre. Le quoi ?
Trotberg. Quand je dis le, je dis pas quoi : quand je dis quoi, je dis pas le.
La Pierre. Je ne puis vous donner que ce que vous me dites.
Trotberg. Je dis le ; mais faites marcher ici Monsieur Dubreuil; il dira si je dis pas bien.
La Pierre. Il vient de sortir.
Trotberg. Sortir. C'est quand.
La Pierre. Quand ? togt-à-l'beure.
Trotberg. L'heure, c'est coucher, il m'a dit.
La Pierre. ^Te ne dis pas qu'il est couché, je dis qu'il vient de sortir.
Trotberg. Eh bien, sortir, quand.
La Pierre. Quand ? je vous dis, tout-à l'heure.
Trotberg. L'heure c'est coucher, je sais fort bon ; mais on ne peut pas être couché et être sorti ; je puis pas souffrir la mensonge.
La Pierre. Mais je ne dis pas qu'il est couché nooplus.
Trotberg. Que tiaple dis-tu donc ?
La Pierre. Je dis qu'il vient de sortir.
Trotberg. Quand f
La Pierre. Tout-à-l'heure.
Trotberg. Je tiens plus, je vais quand, aussi moi de cette logis.
La Pierre. Tenez, j'entends Monsieur Dubreuil le fils ; il sait rAlIemand, il vous entendra.
Tbotberg. Je parle Français encore ; c'est un grand impatientement que cette garçon-là !