SCENE IX
M. trotberg, m. dubreuil, jos, la pierre.
Dubreuil, ^fe. Ah, Monsieur Trolberg,je suis charmé de vous voir à Paris.r ÇLl Pembrasse,) ^ Trotberg. Je suis bien content aussi, véritablement,
Dubreuil, Jils* Je comptais que vous n'arriveriez que demain ; je vous demande bien pardon de n'avoir pas été ici à votre arrivéfe.
Trotberg. J'ai vu Monsieur votre père ; mais il m'a mis de l'embarras avec cette garçon ; parce que les miens ils sont tous malades de la poste, et puis ils savent pas la langage de cette pays, et je puis pas expliquer à cette Pierre, qu'il n'entend pas.
Dubreuil, j^&. Cette pierre f
La Pierre. Oui, c'est moi, La Pierre, qu'il veut dire.
Trotberg. Est-ce qu'il n'est pas Français, La Pierre ?
Dubreuil, j^/i. Pardonnez-moi.
Trotberg. Il ne sait donc pas les mots de son pays.
Dubreuil, ^«. Comment?
La Pierre. Monsieur, il me dit le, quoi, quand, l'heure ; je ne sais pas si c'est Allemand ou Français*
Trotberg. Vous voyez bien qu'il dit lui-même.
330 L*ÉTRâNG£R.
DuBREViLj JUs. Je n'entends pas non plus. Mais«i vous voulez quelque chose, dites-moi, et vous l'aurez.
Tbotberg. Eh bien, je veux le.
DuBREUiL, fils* Le quoi ?
TiioTBERG. Eh, il dit aussi lui La Pierre, quoi, pour lorsque je dis, le.
DuBREuiL, fis. C'est singulier cela. Dites-moi en Allemand ce que vous voulez.
Trotberg. Non, j'ai juré de parler toujours Français (dans cette pays. Et Monsieur votre père il m'a dit de dire, le.
DuBREuiL,^,?. Le quoi f
Trotberg. Non, ce n'est pas quoi, c'est le.
DuBREuiL, fils. La Pierre, dis à mon père que je le prie de monter.
Trotberg. Monsieur votre père, il est quand et l'heure, à ce qu'il dit.
Dubreuil,^5. Quand et l'heure f
La Pierre. Oui. Je ne sais pas ce qu'il veut dire.
Trotberg. Ni moi non plus, je croyais savoir mieux la Français ; il m'a pourtant dit de dire comme cela, Monsieur Dubreuil.
Dubreuil, fijs. Le voilà, nous allons savoir ce que cela veut dire.
Trotberg. Vous verrez que j'ai dit. raisonnablement.