SCÈNE I
LE COMTE, Mm THOMAS.
jyjme Thom. entrant la première^ et fermant la fenêtre. Monsieur le Comte, voilà votre chambre.
Le Comte. Elle n'est pas trop bonne ; mais une nuit est bientôt passée.
]yfme Xhom. Monsieur, c'est la meilleure de la maison, et personne n'a encore couché dans ce lit là, depuis que les matelas ont été rebattus.
Le Comte. Voulez-vous bien mettre cela quelque part. (iZ lui donne son chapeau^ son épée et sa canne^ et il s^assied.) Ah-ça, Madame Thomas, qu'est-ce que vous mé donnerez à souper f
f/fm» Xhom. Tout ce que vous voudrez, Monsieur le Comte.
Le Comte. Mais encore f
M"* Thom. Vous n'avez qu'à dire.
Lu Comte, Qu'est-ce que vous avez ?
M*"® Thom. Je ne sais pas bien ; nnais si vous voulez, je m'en vais faire monter Monsieur l'Écuyer.
Le Comte. Âh, oui, je serai fort aise de causer avec Monsieur l'écuyer. • . .
jyjme Thom. criant. Marianne, dites à Monsieur l'écuyer de monter.
Le Comte. Avez-vous bien du monde dans ce temsci, Madame Thomas f
M"^ Thom. Monsieur, pas beaucoup, du depuis qu'on a fait passer la grande route par ^ . • chose . . •
Le Comte. Je passerai toujours par ici, moi ; je suis bien aise de vous voir, Madame Thomas.
jime Thom. Ah, Monsieur, je suis bien votre servante, et vous avez bien de la bonté.
Le Comte. Il y a longtems que nous nous connaissons.
• jyjme Thom. Monsieur m'a vu bien petite.
Le Comte. Et vous m'avez toujours vu grand, vous. C'est bien différent.