HENRIETTE
De l'Or, embrassant M. de Mirviïïe. Hé le voilà, ce cher enfant ! embrasse-moi.
MiRv. Monsieur ...
Henr. D'où connut-il donc le Chevalier, Mademoiselle?
W^ De l'Or. Je n'en sais rien.
MiRV. Monsieur, j'arrive >dans l'instant de Versailles • • •
De l'Or. De Marseille 1 mais tu rêves. Ton père m'a écrit que tu n'étais jamais sorti de Tours.
MiRv. Mon père f
De l'Or* Par terre ? ah, c'est que tu as voyagé pAr la Loire apparemment ; c'est une belle rivière. Mé*
bien, dis moi donc, pourquoi ne vient-il pas aussi le bonhomme Dumont ? est-ce qu'il est toujours aussi indéterminé que de mon tems ? c'est insupportable !
Henr. à M. de Mirville. Il vous prend pour son gendre futur ; profitez de la circonstance.
MiRv. Il engage fort a le tromper, toujours.
De l'Or. Tu ne dis rien. Est-ce que tu n'es pas content de ma fille? quant à moi, je la trouverais bien dégoûtée si elle ne t'aimait pas déjà.
MiRY. Monsieur, elle a trop d'appas • • •
De l'Or. Quand nous ferons le contrat ? ah, voilà un empressement qui me plait ; mais ce sera tout-àl'heure ; je vjiens de chez mon notaire, qui doit se rendre ici ; tout est ai^s^ngé.