‹ Manuel de proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 85 sur 165 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

M"* DE COURVILLERS, M. DE SAINT-CLET.

St. Clet. Ah, Mademoiselle, on vient dé me dire que Madame votre mère vous avait laissé seule ici ; je suis trop heureux de pourvoir un moment vous parler « . .

M"® De Courv. Que dites-vous ?

St. Clet. Comment ?

M"* De Courv. Vous ne savez pas ce qui doit nous arriver ; on va nous séparer, on me marie.

St. Clet. O ciel !

M"" De Courv. Et ce ne peut être avec vous : votre fortune n'est pas assez considérable, pour que nous puissions nous en flatter.

St. Clet. Vous me faites sentir un malheur auquel je n'avais pas encore pensé, celui de n'être pas riche.

M"® De Coury. Que je hais ce biea que tant de gens désirent ! Et que celui que j'aurai, va me rendre malheureuse !

St. Clet. Que savons-nous, si le tems ...

M^ De Courv. Le tems ? Eh, c'est dans peu qu'on veut me marie^. Je vais demander à retourner au couvent : oui, je me ferai religieuse, plutôt que de consentir à en épouser jamais un autre que vous.

St* Clet. Quoi, vous ne cesserez point de m'aimer ?

M"' De Courv. Non, je vous le jure.

St. Clet. Âh, je suis 4rop heureux ! {Il lui baise la main,)

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