SCÈNE II
M. DE SAINT-VIGNARD, M. DE LA VIROUX, avec Ms fusils
St. Vign. (appelant bas.) La Viroux !
La Vib. Me voilà.
St. Vign. Il vient d'entrer quelqu'un chez Madame Victorin ; si c'était le Chevalier ?
La Vir. Comment veux-tu que ce soit lui, puisque nous l'avons laissé à table ?
St. Vign. Il pourrait avoir couru.
La Vir. Et par où ? nous l'aurions rencontré ; il n'aurait pas pris le plus long, apparemment.
St. Vign. N'aurait-il pas pu passer à droite, au lieu de passer à gauche ?
La Vir. Bon, bon ; plaçons-nous, j'entends quelqu'un.
St Vign. Restes-tu là ?
La Vir. Oui.
St. Vign. Je m'en vais de l'autre côté. La Vir. Ne parle donc pas.
St. Vign. Non, non.
La Vir. {revenant.) Je me suis trompé ; il ne vient personne.
St. Vign. Tu crois donc que Madame Victorin veut se moquer de Du Parc ? La Vir. J'en suis persuadé.
St. Vign. Et moi aussi ; mais ce que nous faisons ici en ce cas-là ne servira à rien pour notre pari !
La Vir. Pour le pari, non ; mais nous nous amuserons toujours à l'impatienter.
St. Vign. Je ne saurais croire que ce soit réellement la clef de la porte, qu'il nous a montrée.
La Vir. Nous verrons. Allons, je crois que le voilà. Je l'entends chanter.
St. Vign. [allant se replacer.) Cela est bon.