‹ Manuel de proverbes dramatiquesChapitre 72 sur 139 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Mlle DE COURVILLERS, M. DE SAINT-CLET.

St. Clet. Ah, Mademoiselle, on vient de me dire que Madame votre mère vous avait laissé seule ici ; je suis trop heureux de pouvoir un moment vous parler . . .

Mlle De Courv. Q,ue dites-vous ?

St. Clet. Comment ?

Mlle De Courv. Vous ne savez pas ce qui doit nous arriver ; on va nous séparer, on me marie.

St. Clet. O ciel !

MUe De Courv. Et ce ne peut être avec vous ; votre fortune n'est pas assez considérable, pour que nous puissions nous en natter.

St. Clet. Vous me faites sentir un malheur auquel je n'avais pas encore pensé, celui de n'être pas riche.

M110 De Courv. due je hais cç bien que tant de gens désirent ! Et que celui que j'aurai, va me rendre malheureuse !

St. Clet. due savons-nous, si le temps . . .

M1Ie De Courv. Le temps ? Eh, c'est dans peu qu'on veut me marier. Je vais demander à retourner au couvent : oui, je me ferai religieuse, plutôt que de consentir à en épouser jamais un autre que vous.

St. Clet. Q,uoi, vous ne cesserez point de m'aimer ?

M110 De Courv. Non, je vous le jure.

St. Clet. Ah, je suis trop heureux ! (Il lui baise la main.)

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