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LA SENSATION AUDITIVE ET L ONDE SONORE

Les trois attributs de hauteur, de volume et d'intensité (dans la mesure où l'intensité ne dépend pas de l'amplitude de la vibration, mais seulement de sa vitesse), constituent ce qu'on peut appeler une coloration tonale (tone-colour). Les tons élevés ont une coloration plus claire et plus brillante.les tons graves une coloration plus sombre et plus terne. Quand nous avons affaire à des tons relativement simples, l'analyse introspective de la coloration n'est pas très difficile : toutefois, le terme spécial devient utile quand nous considérons les tons composés dont se sert la musique. Sur la plus grande partie de l'échelle musicale, depuis les tons les plus graves jusqu'aux tons d'environ 3.000 vibrations, deux ondes complètes suffisent à éveiller une sensation de ton, tandis que des stimuli de moins de deux ondes engendrent un bruit de choc. Ainsi, physiquement, le bruit du type explosif est tout simplement un ton incomplet. Le caractère probable des stimuli de bruit est exposé au § 25.

Fig. ii. — Diapason pourvu de poids et sifflet de Gulton.

La limite inférieure des sensations de l'ouïe peut être recherchée au moyen de diapasons ou d'une lamelle d'acier. L'on a construit d'immenses diapasons dont les vibrations sont très lentes : on peut faire varier la vitesse des vibrations en ajustant aux deux branches des poids susceptibles de glisser le long de Titchener. 7

celles-ci. Les diapasons ainsi pourvus de poids (voir la fig. 14} sont les plus commodes. La lamelle est faite d'acier doux, fixée dans un étau de bois et actionnée avec le doigt : une graduation gravée sur la lame indique la vitesse de la vibration. La limite supérieure peut être déterminée au moyen de tout petits diapasons actionnés par un archet, ou plus facilement encore,au

moyen du sifflet de Galton que représente la figure 14. Ce sifflet est un très petit tube labial bouché qu'on actionne en prenant une poire en caoutchouc. Le tube est fermé par un piston qu'on ajuste à l'aide d'une vis micrométrique.

La série des qualités auditives que peut distinguer l'oreille, entre la limite inférieure et la limite supérieure, peut être étudiée à l'aide d'une série de diapasons à poids et d'un sifflet de Galton. Pour la région moyenne de l'échelle des tons, l'on peut se servir d'un tonomètre, c'està-dire une série de diapasons soigneusement accordés ou une série de lames métalliques de longueurs très peu différentes, qu'on fait vibrer à l'aide d'un soufflet. Un dispositif moins coûteux est le variateur de Stem (fig. 15), qui se compose essentiellement d'une « bouteille sifflante » de cuivre, dont on peut faire varier la hauteur {pitch) petit à petit, en enfonçant ou eretirant un piston.

Fig. i5— Varia teur de Stern.

§ 25. Comment les sensations auditives dépendent de la composition du son. — La série d'ondes sonores qui provoque une sensation de ton est une vibration périodique d'une forme harmonique simple ; le mouvement des particules d'air est un mouvement pendulaire simple. On

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