C. Sable gras ou môle h ôq l'argile
iJ, S.'ihlefiî|fî*f^ ou (rèspur. Ces detix couches contienn^nl des silex tailltis, des ossiemenls fossiles et surtout de nombreuses petiles coquilles lluvîatiles.
K. Alluvions lluvîaLile^. Vprilabl© gisement de silex taillds et ossements fiissiles,
F. Craie likimeke sur laquelle repose la Tormalion quaternaire.
IL TondK' romaine de répoque chiimiwloliemie.
[ coupe du modèle ii" 2, avec Laiis ses détails ^éolo^iqi^es , et archén logiques.
3*^ Etude géologique du /err/n'/r. — LVlude gùolog-îque d'un g"iscmenf préhistorique est toujours de pre-
■ mière importance, surtout s'il y a plusieurs couches de terrain à étudier.
Si le préhistorien possède suflisamment l;i r^éolo^fie locale, Tétude sera simple et rapide; mais, si le préhistorien n'est pas sûr de lui pour déterminer le terrain qu'il observe, il devra suivre les conseils suiA*anls qui
Plui permettront de s'adresser ultérieurement à des personnes plus compétentes.
Il faut l>ien se pénétrer que Tétude d'un terniin est fort ai*due et demande des cou naissances strati-^^i-
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IXDICATIONS POUR LES COMPTES IlENDrS
phîques et paléontologiques quUl nVstpas donné à tout le monde d'acquérir, et que la science du géologue est une des plus difficiles. C'est pourquoi il est bon de conserver un doute sur ses connaissaiicï) en g:éolQf;ie et prendre des mesures pour permettre le contrôle de ses appréciations.
a) Les fossiles étant la base de la détermination du terrain, il faudra recueillir tous ceux que Ton pourra trouver dans le gisement; eliaque fossile sera enveloppé dans du papier avec une note explicative sur le point et les conditions de la trouvaille.
h) Il faudra prendre des morceaux de la roche, qui constitue le sol ou le sous-sol ; des éclianlillons de 1*5 centimètres sur 5 centimètres, à cassure fraîche^ seront suffisants. Ces échantillons seront accompagnés d'une note et bien enveloppés de papier.
H c] Recueillir dans de petits sacs^ dans des tubes de ^^ verre ou dans de petites boîtes, des échantillons des H terres, et surtout des matières en contact direct avec ^F les objets préhistoriques trouvés (On y fera plus tard ■ presque toujours des découvertes très intéressantes à Taide du microscope)»
A^ Ne jamais omettre de munir chaque échantillon
d'une note sommaire^ écrife sur le terrain même, de
façon à ne pas commettre d'erreur; ce qui arriverait
^L certainement si on réservait ce travail pour plus tard.
^M Chaque note indiquera :
^m P La couche du terrain ;
" 2" A quelle profondeur se trouvait Féchantillon prélevé par rapport à la surface du sol ;
3" A quelle distance se trouvait l'échantillon prélevé par rapport à un foyer, une sépulture, un monument mégalithique, selon le cas.
MANUEL DE RECMEHCHES PfiÉHÏSTORlQl ES
Muni de ces documents, un g-éologue pourra facilement déiermitier la nature du terrain et donner au préhistorien des renseignements précis pour sa oommuiiicaliûu.
II I. — - LÉGENDES, COUTL'xMES, PHATIQUES SUPERSTITTEUSES
[Folklore].
Légendes, — H y a peu de monuments nié^'-alithîques ou de grottes qui n'aient donné lieu à des lé^^endespaïennes ou chrétiennes. Il faut bien s'^enquérir de toutes les histoires de ce [;:cnre qui se racontent dans le pays, surtout auprès des vieilhïrds, car ils ont conservé plus lidèlement les traditions, alors que les jeunes gens les ignorent parfois complètement. Quel que soit le rôle que le fantastique joue dans ces légendes, il u& faut pas les dédaigner.
Il faut les noter scrupuleusement dans tous leurs dé ta ils les plus circonstanciés. Certaines légendes sont en effet communes à des pays fort éloignés les uns des autres ; et leur comparaison permettra peut-être d'élucider quelques-uns des points obscurs de Fhistoire despremiers hommes.
Loi^qu'on aura la bonne fortune de tenir une de ces légendes, il faudra essayer de la contrôler auprès d'autres personnes de la localité, en gageant leur con- Cance et en les interrogeant adroitement. On aura beaucoup plus de chance de réussite, kI Ton parle le puloîs du p<ti/s^ ou si Ton se fait accompagner de quelqu'un qui Venteiule, ou si Fou est originaire de la région.
En elîet, il est acquis qu'un paysan sera plus facilement communicatif avec quelqu'un qui lui parle sou idiome ou un com patriote^ qu'avec un étranger.