‹ Manuel de recherches préhistoriquesChapitre 26 sur 85 · INDICATIONS POL'R LES COMPTES RENDUS · texte numérisé non relu

INDICATIONS POL'R LES COMPTES RENDUS

Coutumes. — - Le préhistorien ne rloiL pas laisser échapper la plus pelite occasioti d'observer les cou^ iumes des habitants et d'en pénétrer les raisons. Il t'auL surtout ne pas perdre de vue que de nombreux actes de la vie journalière des habitants des campaj^nes ou des

tmonla^^nessont de (radition^ et que parfois ils ont leur raison d'être. Ce sont ccis raisons qu'il faut étudier par une enquête discrète et respectueuse^ auprès des personnes aptes à vous renseigner.

Ili ne faut jamais se moquer de quoi qae ce soif, si J*on veut i^apier la confiance d'un paysan, lequel deviendra volontiers comniuntcatif, si Ton sait (c prendre et lui inspirer intérêt. Certaines coutumes ont leur origine dans des Chttrtes anciennes ; il sera précieux de s'en rendre compte ^ en s'ad ressaut aux ^mjirchivistes départementaux ou aux mairies ; et nul ~^<loute que toutes facilités ne soient données pour ces études.

Pratiques superstitieuses, — Les pratiques superstitieuses, dont les monuments raé^^alithiques sont l'objet <:oïnme les fontaines, les grottes, etc., doivent être étudiées avec soin. Elles sont plus particulièrement d'origine religieuse, et pour cette raison, ne doivent être étudiées qu'avec tact et discrétion. Il faut, si possible, V prendre part pour se rendre un compte exact de leur but et de leur orif^iue. tjn devra dans ce cas bien examiner toutes les pratiques et en noter tous les détails. Dans ces sortes d'études, la maxime du préhistorien doit , cire de se demander toujours le /JOiifv/uo/ des choses qu'il observe, et d^orienter tous ses eflbrts vers ce but.

Manuel de recherche» préhistoriques.

MAM EL DE HEGHKÏÎCIIES PREHISTORIQUES

Lorsque le préhislorien auni traité ces di\ erses questions, il pourra alors décrire la marche de ses premières constatations, de ses recherches, de ses fouilles, et fiiire ensuite la présentation de ses trouvailles.

On commence par décrire Tétat des lieux au moment de la découverte ou lors de l'arrivée pour le travail.

Puis chaque phase des diiîérentes opérations doit Être notée, photographiée, et dessinée. Quand on trouve quelque chose, on consacre un chapitre spécial à la description des objets recueillis, et, en fin de compte, on décrit Tétai des lieux lorsqu'on les quitte, les travaux d'exploration et de restauration terminés.

Procès- verbal de recherclies.

Le procès-verbal d'une fouille ou de Texploration d*un gisement est une pièce qui s'établit sur le terrain même, au fur et à mesure des recherches et des trouvailles.

Le procès- verbal, devant être Tensemble de toutes les observations et de toutes les notes, doit s'établir sur le carnet.

Pour chaque g^isement, on doit commencer par décrire en détail toutes les particularités topographiques qu'il présente, avant d'y entreprendre aucune recherche. Il faut mentionner le nom de rcndroit, les synonymies sUl y en a, rorientation, rallitude, l'état du terrain et des cultures.

Bien indiquer la date de chaque opération^ de façon à prendre scientifiquemsnt possession du gisement. On

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INDICATIONS POl'R LES CfOII'TES RENDUS

indiquera ensuite toutes les mensuralions et tous les détails des fouilles.

Quand on ouvrira une tranchée d'exploration, il faudra indiquer son orientation, sa largeur, sa profondeur.

Au fur et à mesure de Tavancenient de la tranchée, on notera le nature, l'épaisseur des couches rencon- Ipées, ainsi que toutes les trouvailles qui y seront faites.

Quand on rencontre des outils ou des ossements, ÎI faut les mentionner avec des indications sur leur nature rocheuse, leurs dimensions, leur position, leur profondeur par rapport à la surface du soj, leur voisina^a^.

Quand on rencontre des foyers^ il laut indiquer leur surface, leur composition, la nature et Taspect des roches, Tépaisseurde la couche des cendres et des charbons; la quantité et la nature des outils, des ossements, ainsi que leur position et leur profondeur par rapport à la surface du sol.

Pour les sépultures à inhumation, il faudra surtout noter rorientation, la position du squelette (crâne, côtes, membres, etc.). Bien décrire l'état de conservation des ossements, leurs mensurations, leurs adhérences ; dire s'ils sont accompajyfnés de silex ou de coquillages; et, dans ces cas, à quelle distance du squelette se trouvent ces ohjets; examiner la nature du terrain, le ^enre de sépulture, l'état du terrain environnant, et Tétat des matières en contact direct avec les ssements.

Quand la sépulture sera explorée comjïlètemenl, en prendre les mensurations, en indiquer la nature et le mode de construction ; et noter les remaniements du terrain s'il y a lieu, Torientation et Finclinaison du plande la sépulture, son mode de fermeture. Pour les objets de parure^ les vases, les armes, les

MANL'i:r. DE HECHERCHES PREHISTORIQUES

casques, bracelets, fibules, etc, noter leur emplacement, leur état de conservai lion, leurs rapports avec le squelette, etc.

Dans toutes les fouilles, il faudra faire des croquis détaillés de chiique coupe ou tranchée, avec les indications stratigraphiques et Tépaissenr des couches; la rencontre des fossiles, des éboulis. — Noter tous les incideuts de la fouille.

S'il y a des témoins des trouvailles^ les indiquer et au besoin les prier de signer le procès-verbal de toute trouvaille importante.

En résumé, le procès- verbal d'une fouille est le mémento de tous les détails de la fouille* et cVst Fossature de la communication que Ton en fera plus lard.

C'est pourquoi il ne faut rien omettre, de façon à avoir sous la main tous les documents qui serviront à rédiger le travail complet des recherches et à le livrer à la publicité.

g IIL — Description des monnments et des objets de collectîoE.

Autant que possible, les descriptions préhistoriques doivent être faites sur un plan uniforme.

On trouvera, plus spécialement dans les travaux de M. Marcel Baudouin, des modèles de ce genre de rédaction, en pculiculicr pour les polissoirs^ les allées couvertes^ les dolmens^ etc.

Nous signalons tout particulièrement les tableaux qu'il a imaginés, dans lesquels H résume les caractéristiques des divers éléments des mégalithes, etc.

Voici un exemple, relatif au demî-cromlech du Mor^ gailJon à Saint-Martin-de-Brem (Vendée) (Tableau 1).

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