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MANUEL I>H KLCIlEHCriES i'HKtïlSTfïniQLTES
De même, pour la description des objets de collection ^ il est 1res commode de recourir à des tableaux analo^^ues h ceux qui précèdent (Tableaux II et III), car ils permettent de résimier, de Itiçon rapide^ tout ce qu'il est indispeiisabie de dire.
^ IV, — Propriété aeîentifîque des découvertes.
Il Y il deux façons de s*assurer la ftntpriéfé xcienfipqiie d'une (iéeouverle que Ton vient de l'aire.
1^' Quand on est sur de soi, quand on a Thabitude de robservation el de la ré cl ae lion, le plus î^împïe cousisle à rédiger une noie très courte sur sa trouvaille, el à la publier de suite. — S'il i?'a^il d'une déco u verte importante au poiniyie v ue de la Science, on peut la faire cornmuniquer par un membre de rinstitut à TAcadémie des Sciences ou à TAcadémie des Inscriptions, ou bien faire la communication a un Congrès scientifique. S'il s'a|;it simplement d'une trouvaille d'intérêt local, on peut publier la note en question dans un journal local, ou dans une revue de vulgarisation, on Taire une commiinicalion à une sociélé scientifique de moindre envergure que rinstitut.
2" Quand on a des doutes el que Ton craint de se tromper ou de trop s'avancer, on bien quand, pour des raisans pei*sonneIles, on veut tenir cachée sa découverte,, on peut recourir a ce qu'on appelle le PU cacheté^ dé]>osé à rinstitut*
\'ôici comment il faut alors opérer.
On écrit, par lettre recommandée, au secrétaire perpétuel de TAcadémie des Sciences (partie scienlillque) ou de r Académie des Inscriptions (partie archéologique)^
INDICATIF t\S i'OlH LES COMPTES REPfDUS
une lettre, ayant à peu près la teneur suivante, qu'on adresse sous la même enveloppe que le pli cacheté :
<t Monsieur le Secrétaire perpétuel, u J'ai l'honneur de v*)us adresser ci-inclus un pli cacheté, relatif à une découverte que je viens de faire.
■ Je prie IWcadêmie de vouloir bien raccepter» Veuillez ap^éer, Monsieur le Secrétaire perpétuel, etc... ».
PDans le pli cacheté, on met la relation complète de tout ce qu*on a découvert. Il faut, hien entendu, si^^ner, dater, et mettre son adresse. L'enveloppe du pli cacheté
■ est scellée à cinq cachets, comme une lettre chargée. On doit conserver le double de la rédaction, et le talon de la poste de la letlre recommandée, pour pouvoir le ^ rappeler quanti on demandera Touverturc du pli. Quand ^ft on désire celte ouverture, on écrit alors au préskient de B l'Académie, qui a reçu le dépôt, une lettre où on le prie ~ d'ouvrir le pli susdit et (reo donner connaissance à la
séance de T Académie la plus rapprochée, ^fe II est indispensable de noter qu'en matière de propriété scientilic[ue, c'est la ilatetle publication qui fait foi ; I elle seule établit la priorité, Ja tlfjile de ia dérnurerte ^■elle-même ne pouvant entrer en ligne de compte ^^(puîsque la découverte est demeurée ij^morée). Toutefois, si un doeitmenl iff/iciel manuscrit (acte adminis- Iratif, etc.) peut être invoqué, il constitue, à défaut d*une publication dans le milieu technique, une preuve de priorité, dont il est impossible de ne pas tenir compte entre gens de science.