‹ Manuel de recherches préhistoriquesChapitre 61 sur 85 · RECHERCHES ET FOUILLES DES SEPULTURES · texte numérisé non relu

RECHERCHES ET FOUILLES DES SEPULTURES

A propos d'une question générale concernant les sépultures, les fouilles faites en Ghampag^ne sont à citer ici. En effet, à notre époque, trop souvent en France on se passionne pour des civilisations lointaines, d'un haut intérêt sans doute, qui font parfois nég^lig^er ce qui nous touche de près. Pourtant notre art national, c'est avec cette modeste industrie qu'il a débuté, y a pris son essor; nous ne pouvons le méconnaître.

L'historique de ces fouilles mérite donc d'être relaté ici : car il va expliquer comment on est arrivé à des résultats, aussi étonnants que concluants.

Les premières recherches n'eurent d'autre but que de recueillir des objets de curiosité, surtout : les colliers, les bracelets, les fibules en bronze. Pour les vases généralement brisés, impitoyablement on les délaissait. Peut-être même, que bien antérieurement, quelques trouvailles fortuites de parures en métal précieux surent déjà par leur valeur attirer l'attention : mais en fait, toutes ces découvertes étaient dues au hasard.

Vers la fin de l'Empire, la plantation de sapins, préconisée à l'imitation de ce qui se pratiquait dans les Landes pour atténuer l'aridité des plaines de Champagne, amena plusieurs découvertes. De grandes surfaces de terrains incultes rarement labourées furent plus profondément pénétrées pour y mettre les jeunes plants. Alors, comme le sol agraire n'a qu'une épaisseur très faible, reposant sur une couche profonde de craie, quand une excavation était faite, les recherches furent facilitées et c'est ainsi que bien des sépultures furent reconnues.

REC1T£BCHE9 ET POCILLES DES SErTUtlHES

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C'est ce qui doana ridèe à îles fouiUewr^ €l*emplover de grandes sondes en fer pour explorer les champs où les planlalions de sapins u*avaieut pa^ élé fa il es. Ils parcouraienl alors toute une conlrée, jetant la sonde de di^^tance en dislance. Quand elle sVafoncail plus facilement, à cet endroit-là on recommençait el par dei* eoups répétés on pointait^ on marquait la lomho. Puis après on se servait de la bcche pour atteindre le I\»ihI e( mettre au jour ce qui s'y troovait.

Comme on le voit, ce travail très rfitim^nil exîj^'eait bien du temps el de !a patieiKO |]our par l'ois, si [très de i^randes journées fie recherches, n'obtenir que de faibles résultais.

A fortîe de praLiquer ce.-i soiula^^es un peu en loute «aîson et d'observer les etulroits nu les sé|uillures s'étaient rencontrées, on remar(|ua (|ue <lans les [premiers jours du prîiilem]>s, bien que la surlVue du sol ji*indiquât aucun lassemcnl, pas plus qu'une a|î|)!U'ence îJiirérente des terrains à certains ejulmils, nn s'aperçut qu'il Y avait parfoiii une [)ûusse pluK aceonUiéo des végétations. On pensa que c'était une priifoiideur pi un grande gardant rhutnidité qui pinnluisail eetle 1res relative vï^^ueur, que peut-être une loudie existait. C'est ce que les sondajt^es conlirmèrent '.

Par ce moyen, on limilii la zone des recht'j'cdieH : mais il faïlail se hâter pour pointer ces end roi Is. Itîn elFeU cette faible vég-étation, déjà difficile ft reconnaître pi«r des *(ens du pays, n'a quune courte durni* dan» l'année. El encore, faut-il que le»* [iremiers journ ilu printemps ne soient pas trop chaude, j^anti cchi le hoI a bientôt repris son aspect uniforme.

1. Nous verrons plus loin qu*un ri^connâtt (Je la mèmn façon les fosses sépulcrales, à iacinéralioii, et les puits funàrniirc».

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MANUEL UE iy:t:iïrit«:iii:s PRKiHsrnHiiji es

Ayant eu souvenl à [Kircnurir ^le f»rdnds espaces enlre onmmuiies voiNÎucs, et [Miur lOupcr na courL au Heu de suivre les cheniius haijîluejs, ayant pris à travers chiîmps, plu.^ieurs fois M, Fourdrignier a remarqué, comme il taisait toutes ces courses à cheval, tfu à 4'ertiiiiis eiulroits le sabot de sa monture en frappant le sol donnait des résonances iné^'-aîes. Il eul la pensée, pour s'en rendre compte, de marquer ces emplacements sonores en faisant pirouetter sur place son cheval, puis d'envoyer un de ses fouilleurs voir un jieu ce (|u*il y a^'ail là.

lient l'henrense surprise d'apprendre qu'aux endroits qu*il avait ainsi marqués, c'étaient bien des sépultures qui sV trouvaient. tJn s'explique ces résonances inégales, qui proviennent de ce que quand un terrain a été travaillé même depuis fort lon^demps !a résonance est dill'é rente à cause de la plus ou moius »,n^ande densité des couches. On sait du reste que des gens de métier, en rra[ipant le sfd <Ie leur pied, reconnaissent très Incilenienl des tei'rains ^'îerf;es ou remaniés.

Par la suite, M. Fourdrignier a souvent employé ce moyen et si, comme bien d'autres^ il a souvent eu le regret ffouvrir des sépultures déjà visitées, il n'a paît toujours eu des déceptions. i}n évite ainsi les fatigues de Ioniques marches ; la vue s'étend bien plus sur le pays et rhori/on el^ mal^^^é (a solitude de ces t^n^antles [daijies champenoises, les recherches archéologiques^ faites ainsi à chevaï, ont bien leur charme.

C'est ainsi du reste que M. Fourdrignier a pu reconnaître remplacement des quatre tombes h char de Cuperly qui, bien qu'ayant déjà eu des visites antérieures, recelaient encore de remarquables plaques de bronze ajourées ornant un casque en cuir, plusieurs

RECHEBCHES ES FOriLLES DES SEPCLTl^RKS iKKi

grands vases carénés à ornements ^oniétriques que ses devanciers avaient laissés en place : la fouille ayant été incomplète * .

Quand une sépulture est ouverte, ce n*est pas tout d'être satisfait de mettre à découvert son mobilier. Il faut garder son sang-froid sous Témotion de la trouvaille ; ce qui ne se commande qu'à la longue et pas toujours.

11 faut songer à Tenlèvement méthodique de tous le» objets métalliques, céramiques ou autres, sans ouI)licr les ossements qui ne sont pas toujours inutilisables quand on prend des précautions.

Si, avant d'ouvrir la sépulture on a bien pris le soin de Torienter par des sondages, c*est-à-dire que Ton a reconnu la surface qu'elle occupe et la, position probable dans laquelle a été déposé le défunt, on doit commencer le déblaiement des terres par le côté de la tête. Après avoir préalablement retiré la première épaisseur de terre végétale jusqu'à la couche archéologique proprement dite, très reconnaissable dans les tombes de la Marne, tout au moins, par sa couleur noire fort différente de l'humus et de la craie dans laquelle l'excavation funéraire a été faite ; après ce premier travail préparatoire, on recherche et avive tout le pourtour des lèvres de la fosse. On est ainsi déjà bien fixé sur le travail qu'il y aura à faire.

1. Ces mobiliers sont exposés, salle IX, au miJS4'*e de Saint- Germain : à remarquer une applique ajourée, véritable dent^flle de bronze représentant un animal unicorps à deux télés fantastiques.

MANIEL l>K ÏÎECHERCHE9 PREHISTOHIQUES

Puiii, comme nous l^avons déjh dit, on retire les terres vers la LeU% eti cnmmeriVfïiït jnir les !inf;les, nu peiivenl îivoir été dépotées des vases. A pyrLir de hi, les précautions doivent redoubler si Fou Lient à retirer le erûne souvent écnisé par le poirls des terres. Kviter toutes pesées pour dé;,^nx<^r ])lu,s si te une partie. C'est trop souvent au détriment de l'eusend^îe, en mettant de la précipitation pour voii% que Ton brise tout. On dtiitdébhiyei'en approfondissant par dégagements jusqu'à Taire de la tbsse. Alors, s'il est possible, on passe une planche sous Tobjet dég^ag^é et Ton enlève bien doucement.

Un continue ainsi par seclions^ soil en long-, soil en lar^e : c'est l'état du mobilier qui peut seul servir de gruide pour savoir ce qui! y a à faire d'à propos. Mais toujours, quelle que soiL la manière de jjrocéder, il faut éviter toute secousse, toute pesée compromettante ; pour gu* gner quelques minutes on n'arrive qu'à briser des objets ou les ossements. Parfois encore, enalîanL trop vite, k terre s^éboule et d devient difficile de s y reconnaître.

Pour les terres que Ton retire de la fosse, il faut ks remooler do Texcavalion et les répandre au dehors par pelletées en les rejetant en éventaiU Les menui^ objets qui auraient pu écbapper de prime abortt se retrouvent beaucoup mieux. Puis, en plaçant ces terres assez au delà des rives de la fosse, on é> ite des retombées qui enti"a>enl trop souvent le travail du fond.

Quand, avec toutes ces précautions j on a complètement mis à nu le fond et les parois, c'est le moment de prendre des dimensions et, par des croquis complets ^ noter la place où Ton a trouvé les objets.

Le travail des recherches est alors terminé : mais il est bon, comme dernière précaution, en rejetant les terres pour combler la fosse, de ne pas perdre de vue le»

BECHE RCU ES ET FOUILLES ni- S SÉlT LTURES

rejets alîn de ne rien OLib[iei\ îiurtnut même les jViif^ments les plus inîtij^niilianls des vases ; ils sont parfois précieux pour leur restauniiioii complète.

Pendant le moment critique des recherches, sitôt que les objets apparaissent, et sont remis lentement au 'jour, d i \ e rs es pr éc a u ti o n s pont à prendre pour leur ^consei'vation et éviter Tinlluenee Iroprapide de l'air et i<le la lumière, selon que ce *s«oieiLt des ossements, des pièL'es métalliques en fer ou en bronze ou de la poterie.

Comme nous tenons à le répéter, pour dé^'^a^^'^er un objets et surtout plusieurs pièces souvent elFoiidrées les unes avec les autres, éviter toute pesée, tout elfort et tropde précipita tion que Ton aurait bientôt à reg*relter.

Pour les ossements, au fur et à mesure qu on les retire, faire en sorte de les meltre en ilehors de la fosse. Surtout ne pas essayer, parce

tup«,jiies h boulons eu Vitoiixc VjEf-

.^lANt'EL DK lîECIlEHCHES l'IlliUlSTtmigLÎES

que quelques-uns sont caï^sés, de les rajui^ter. Les déposer ^ l'air^ en plein jour : ils perdront bienlnl de Icurhumklilé, se cnniiolideront rapidement el le peu de terre qui adhère tombeni, liln les maniant le moins possible, sans aucun intérêt pourlemomcnl* Mil évilera surtr»ut;iux cassures tV[iiK'he5i de les éniousser ^.

Pour les crânes, même iVa^j^mentés, laisser à l'intérieur la terre qui, par la suite des temps, s'est introduite ; bientôt, éUmt sèche, on la i^lirera facilcinent.

Car, après plusieurs jours, il se l'ait un retrait et elle n^adhérera plus que faiblement aux parois de la cavité cra tiïenne.

Pour le transport^ empaqueter autant que possible chacun des osse m enlsr isolément dans du papier, les mettre en lots et se j^'^arder déplacer dessus des objets trop lourds. I.e mieux c'est

Fig, i;SL). — lv[>oqiif* de ilalletatt, Epëe en fer (i saî(> plaif\ h rivels, à crans, a iioinle mousîsf.

Boolcrollc en bronze, h ailettes (Fourdi'ignîer).

d*en faire un colis à part : avec un peu de padle, od arrangera le tout pour qu'il n'y ait pas de chocs.

h En ce qui rtujceriie ,lcs iiihuniatirinsî (Jaiis les sables lins ■des duncH littoraleSt '1 trtut iiutrr que lea riâsemenls y suul pbi^ fragiles que partout ailleure.

Rixm;nt:]iKS kt i-(tiii.i.ES iiKfi ski-i i.tures

Fî^'. 131. — Fibule *^n barqiiyde rtipot)ue de Hall&Uttl (Fourclri-

Les objets en Ter sont toujoLirs en mauvais élaL. IHonf^é par la rouille, le métal .^e soulève eu [jliujueltes Ipelllculaires, Au fonlacl îles [matières oi'g'auiques^ eomme [le ouii% des boursouflures se

forment, retenant eu même

temps des parcelles pier-

P reuses* Quand parfois des étoffes les enveloppaient, les I libres textiles absorbent Tojtyde de fer qui alors les consolide : ces mèLalliiieations sont intéressantes à niéna^'^er*. Quand il s ag-ît <le (larties 1 vrf^^^PÇSk ^^^ ^"^*^ ^^^ ^^^ P^*^^ épaisse,

/wÉ^^^^^ljk t^omme les plaques ajouff W^ ^(Mi i'^^**^ Î^^ fourreaux d'épée,

I^^^^ŒH ^m des î-e vêtements de bon-

7—^^'^="^ tliers^ leur mauvais état ; Frgr. laî. — Fiiniic cmi hwnxwv. d«> les rend extrêmement cas- ^ii\p,.J sautes : car, a vrai dn^e, ce

n*est p!us du fer, mais seulement de la rouille eu place, ayant conservé sa forme première. Le mieux, après un dèj^afremeul atteulif delà I pièce, c'est de Tenlever sur une plancbecjue l'on passe ^kdessûus. Puis, déposer le tout à Tombre, à Fabri du soleil Hct d'un courant d'air pour éviter un dessèchement B Irop rapide ^.

1. Sur plusieurs torques en tïronxe on a remarqué parfois des cheveux métalliliés eiicoiT adiiérciits : queLquea-iins «ioat bouclés, mais Ifi phipart sont saus ondulations. Des rcnscif^xicmenls aussi positifs-i t\>nt souvent défnut pour des personnages bien plus mijprocliés de nous. Ainsi k cet égnrci, aucun artiste n est <;ncore iLïé pour Jeeiiue trArc. K» F.

2. Le silicnlafce sur place est aussi à recommander pour le» petites pièces ayant un intérêt prrticulier.

Car alors, la t^urfacc tki mêlai forme t'omine une croûte jmpéiiélrable qui rerouvre celle du dessous encore aqueuse el qui produil des soulèvemeuls, C^eisL ee qui géiiéraleuieiil iicLîve hi deslrucLiou des objets en fer.

Pour le IransporL, il convient d'empaqueter, si possible, dans du lln^^e, en ayant soin d'envelojiper sans relourner la pièce sens dessus dessous. On a des chances, tout au moins, de pouvoir conserver Tun des cotés, celui du dessous dans UQ état meilleur, ce qui arrive j>our les cpées encore en^a«<ées dans leur l'ourreau taisant corps avec la lame.

Pour les bronzes, généralement bien couse rsés, aussitôt sortis de terre, les envelopper dans un lin^^e buniide ; placer le paquet h ! 'ombre, à Tabri du soleil, même dans un eoin de la fosse, et ne les reprendre que quand le travail des recherches est terminé. C'est ainsi que l'on obtient une belle patine bien claire :

FîbuiK sit-rpenti- Je contact des doif(ts est à éviter^ car il d" HaibLttTi^our- ^^^^^ brunir les objets touchés. Puis il drigmer.. arrive encore que certains bron/.es ont

leur métal rono^é^ s'en allant en poussière. En laissant la consolidation s*acconiplir lentemcuti ij y a comme une cristallisation qui se forme : on a donc intérêt à prendre ces précautions. Après, on aura lout le loisir de les appi-oprier, par un coup de brosse qui donne du brillant au métal.

Les vases demandent un soin particulier. Leur cuisson'souvent très imparfaite fait, que ces terres ouvrées, après un long séjour dans un milieu humide, reprennent

RECKEHCHES ET FOI ILLES DES SHPULTCHES

'eau que le feu leur avail l'ait perdre. Au mometiL de la trouvaille^ la terre de ces vases n'a presque plus de consi.Klance. Avec sa couleur g-énéralement bruiie^ on la prendrait volontiers pour du chocolat mouillé où les doig'ts marquent et poissent à la surface.

*0n comprend qu'en pareil état il y ait peu de ces vases qui, à la lonf^^ue, sous le poids des terres^ se soient conservés intacts ; ausvsi, même quand on les trouve en- H core entiers^ le moindre choc, une ^fcpesée trop brusque les a bientôt ^njriïiés. Leur dégagrement exige ~ donc les plus grands soins, sur ng. lU. - Fitmie cvé-

I I ' „ , 1.. , ,\ neléo. de r<J poque de

lesquels nous n avons plus a HaUsuitt (FourJrignier). insister.

Quand on les enlève, surtout s'ils sont encore entiers, [on ne doit pas retirer la terre qu'ils couliennent.

Il faut de suite couvrir le vase, le mettre à lombre^ le ^^arder du soleil et des courants d air ; sans cela, se séchant trop vite, il pourrait se fendre.

Figr, i3i, — K|jtni de la Ténu 11 (Foui'drîjfuitfr}-

II faut agir comme le font les potiers pour leurs vases avant de leur l'aire subir le feu: l'argile reprendra bientôt sa solidité. C'est alors qu*on retire la terre encore à l'intérieur, en procédant par îe milieu. Puis,

I on laisse encore sécher le vase à l'ombre, et, peu après» il est assez solide pour supporter un transport.

IjdAnael de recherchts préhisloriqaes. li

!2ia

ma?4i;el de nEciiEnciiEs I'rehistokiques

Ces diverses opérations ne demandent pas ^ràuà tenips^ car la coiisolidalion va assez vite, de sorte quo, quand les fouilles seroiiL terminées, les vat^es seront en état ; ne les enlever qu*à la dernière heure.

Mais trop souvent les vases sont brisés. Alors, tout en faisant sécher les morceaux comme précédemment, il faut, en les retirant de la fosse, ne pas les mélan;,'er avec d'antres débris.

Recueillir tous fraj^^ments; m pas chercher à les rajuster en

Fia ïM,— Fibule ;imriu!s joiL-^nant des parties ensemble, de li'pnr|ue df HallsUill ^ ^ '

(FfmrdriKtiïer). On en aura plus tard le temps,

car avec une terre si peu solide on ne* peut qu'émousser les cassures au détriment de b restauration.

Si le vase est tellement brisé que l'on puisse craindre de ne ptis lui retrouver sa forme, en prendre l'empreinte avec du plâtre, ou tout au moins le croquis de Tendroit où on Ta retrouvé*

Mîiiutenaut, il arrive, plus j^ouvent quon ne le croit, ffue certains de ces vases possèdent des ornements peints. Si ces peintures avaient été lixées par le feu, lï y aurait peu de crainte pour leur conservation. Mais, pour certaines poteries anciennes, le iixaf;e par le feu, qui demande Fi^, vm.

, . , , . , , ^ H . -. Fibule IwtriK't*

des connaissances déjà avancées, o était df-iViMurùed*-

*,. la iv-nV

pas usité. (Finjrdrîjrmcri

CeiJendant des trouvailles assez fréquentes ont montré qu'un certain groupe de ces vases

RECOF.nçrri^s i:t rnriLLF.s des SBrL'LTrHts

ïpportaient des dessins el. cerUiînemeiil des pein-

îures, j)Qrfois même polychromeii, très visibles au moment de leur découverte, qui, peu de temps après, lintreut par disparaître.

Nous eu L'ôuiiaissious, en elTet, dans plusieurs colloclions, eutr'aulres, au Musée des autiquités nationales de Saint-Germain»

Plusieur^i de ces vases, il y a quelques années, avaient encore des traces assez apparentes de ces peintures ; elles sont maintenant à peine amorcées, surtout sur ïes surfaces faisant face au jour. Sur celles retournées et préservées de la lumière, elles sont restées assez vives.

L'action de la lumière a B^i de même, que sur certaines étoffes exposées au g^rand jour^ qui Hnissent par passer, et se ternir. Pj^, ^3^^

Avant de savoir fixer les couleurs par ^^**^^.^ iKij^uée

1 de i yjoquo de

le feu sur les vases, il v a eu d'autres iî> Tùne ii

... ,.. ' , < 1 - (bauifJngnicr).

essais : emploi de matières vej^e taies, qui n'onl pu résister. Si Ton y son^e bien^ il ne pouvait en être autrement : aussi devons-nous attirer Tattention sur des vases de cette catég^orie.

Puisque la lumière a une telle action^ il est à recommander, sitôt une découverte de vases, âe les préserver du jour et surtout du soleil, de ne les approprier qu'avec de ^^randes |>récaulions. Ne pas les la\ er pour enlever les parties terreuses, mais .se servir d 'une brosse douce ne pouvant entamer la surface.

Il y va d'une trop f^^rande importance pour que Ton ae fasse pas appel h tous ceux qui s'intéressent à notre national, et pour que des éléments utilisables îennent y apporter !a lumière d'un jour nouveau.

Si toute découverte archéologique peut donner lieu à des surprises, et chacune à son imprévu, la recherche des sépultures, surtout à inhumation, intéresse d'autant plus que chez elles, le temps, qui détruit tout, n'a pas été devancé dans son œuvre par la main de rhomme.

Fig. 139. Fig. 140. Fig. 141.

Sch(3ma de bouterolles du second âge du fer.

Fig. 139. — Le Marnien.

Fig. 140. — La Tène IL Fig. 141. — La Tène III (Oppida). (Fourdrignier).

La conservation des objets en fer étant un grave souci, voici un moyen que M. Fourdrignier emploie, qui évite tous les inconvénients de la plupart des préservatifs, consislant à enduire le fer d'un siccatif qui modifie Taspect des objets, les empâte et ne permet plus de juger des détails de la surface, quand- encore, à la longue, il n'active pas la désagrégation.

Par un vigoureux brossage à grande eau, enlever toutes les matières étrangères de la surface de Tobjet. Laisser sécher plusieurs heures, puis faire passer a" feu ou au four jusqu'au rouge sombre, comme si c'étai

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