E. RiviKRB, Les faux en préhisioire, Paris, 190i et
2, Nous ne parlons pas, bien entendu^ des haches et armes ou outils en pierre fabriqui^w de toutes pi^^ce^^ et < pur l'ouvrier dans une iâablitre pendant un temps plus ou lon^ pour leur donner une fausse patine.
GROTTES ET CA\^aNES
Ceci dit entre parenthèses, revenons à rétude des pièces réeliement trouvées par noire explora tem\ Cellefi doit comprendre, d'abord après leur dassement par catéjLforie.s d'armes, d'outils ou instruments, leur cxamen au point de vue de la nature de îa roche, examen pélrographique .sur une coupe préparée pour être placée sous !e microscope. Cette étude est importante, car elle permet de dire imniédiatemeut si la pierre (siîex ou autre) est de provenance locale, si elle se rencontre ou non dans le département, car, dans la néf^ative, on en concluera qu'elle est le résultat soit d'un commerce J'échiui*;es entre peuplades plus ou moins éloig^nées, soit de migrations saisonnières ou autres des habitants de la p^ùtte explorée.
C'est ainsi qu'il est arrivé a M. K, Rivière de trouver dans un même *;ïsement * des objets, notamment des anneaux ou bracelets, des haches, etc., fabriqués à répoque avec des roches dont les gisements étaient éloignés les uns des autres de plusieurs centaines de kilomètres (basalte du Puy-de-Dome, phyllade d'An- •gers, scïiistes des Alpes, calcaire marbre du Boulonnais, et calcaire de Champigny (Seine).
En résumé, tout ce qui se trouve dans une g^rotte ou un abri sous roche, tout sans exception pour ainsi dire, lout enfln, que! que snit le nombre des objets, doit être immédiatement recueilli, tout au moins pour subir un premier examen et [permettre au préhistorien expérimenté déjà par de précédentes recherches, d'éliminer ensuite les pièces ne présentant d'une façon certaine iiucuîie valeur scientifique, ainsi que celles trouvées semblables en nombre tel que les rapporter serait s*cmcombrer à plaisir, sans aucun avantage.
i. Les fonds de en bu nés dû Champùjny (Semé), Paris, 18 S 7.
MANUEL DR RECIIEBGHES l*AE III S TORIQUES
Nous pourrions citer cerlaiïie grotte de la Doridogne, par exemple, qui a fourni des récoltes journalières telles qu'on dut en arriver h rejeter, comme absolument inutiles, jusqu'à tlouze cent a à treize cenU pièces par Jour (os, deutïi, bois de Cer\*idés et mauvaiî^ silex )« comptées une h une. Dans les ^^rotles rie Menton, eïl deux ans et demi de fouilles, M. E. Rivière n'a pa« recueilli, non plus, moins de un million ffimt-ante milfjB pièces, bonnes ou mauvaises, soit 800. UOO ossements et dents de divers animaux el bois de Cervidés*, î20i».0CM> silex et ^^rès taiîlés, 40. OW coquillappes marin* el terrestres.
Mais tout, nous le répétons, devra être examiné d'abord, dans un premier tri ; puis les pièces réservée» seront étudiées, au triple point de vue de la paléontoIojL^ie, de Tantliropolog-ie et de rarchéolo^^ie.
Ajoutons, en terminant^ que, danij certaines rég"i( surtout, les g^isemenls en cours d'exploration dev être soîg^neusement défendus contre tout cambriol delà part de braconniers en [u'éliislorique, charf^ésd provisionner des marchands sans scrupule, après avoir donné aux objets tloiit ceux-ci deviennent les déten* tenrs — d'aucuns fliraient les receleurs — une origine plus ou moins fantaisiste comme «^dsenient. Ils devinant être préservés aussi avec soin de toutes déprédation» commises par jalousie, et, comme il a été dit plus haut, dans le but d*empéGher une étude scientitique sérieuse^ De solides clôtures, complétées perdes rondes nocturnes^ sont tout naturellement indiquées. Le moyen est coûteux, il est vrai, comme bien souvent aussi les fouilles elles-mêmes par le nombre des ouvriers nécessaires; mais qui veut la fin veut les moyens.
Gravures el peintures. — On sait que, il y a dix ans
I'ap3
MANUEL DE RECHERCHES PHEMISTORlQUES
— c'était en 1895, — Tattentioii du monde savant fut vivement excitée par 1 annonce à TAcadémie des Sciences (M. Kmile Rivière) d'une découverte française des plus curieuses. U s'a^^nssait d'une ^rolle du déparlement de la Dordo^ne * — la grotte de La Mouthe^ — dont les parois rocheuses étaient, à partir d'une eer-
ncssin d^une hultc, gravé sur \e& paroÎB de la grotte de la Moullic. (E. Rivière).
laine distance de Fcntrée, revêtues de dessins d'animaux quaternaires (dont le Renne notamment (Fig. 63)» des Équidés (Fig, 155), des Bovidés (Fig, 62), le Mammouth (Fig. 154), des Caprins (Fig. 64), gi^vés à Fépoque magdalénienne, voire même peints en partie à Tocre et au manganèse, comme cerlains Ruminants tachetés (Fig, 156). Cne habitation même de Thomme préhistorique, sorte de hutte assez semblable à celles
GROTTES ET CAVERNES
que nos charbonniers modernes élèvent dans les forêts {Fig, 153), était aussi représentée et, en partie aussi, coloriée en brun.
Ce n'est pas que, antérieurement à cette découverte, deux grottes : Tune française (la grotte de Chabot, <lans le Gard) en 1889, l'autre espagnole (la grolte d\\\tamira, dans k province de Santatider) en 1879,
Fig, toi.
Mammouth de la grotte do Ja MouUie (E. llivittre)»
n'eussent été signalées comme présentant aussi des
parois ornées de dessins d'animaux gravés ou peints,
Mais rantiquilé de ces dessins n'avait pas été admise*
Elle la été seulement après la découverte de la groLle
ide La Mouthe.
Cette dernière fut suivie, dès Tannée suivante (1896), [de celle des gravures de la grotte de Pair-non-Pair,
dans la Gironde, puis à partir de Tautomne de 1901, de la découverte, en France aussi et plus particu-
Fig. 135. • •
Tclc d'Équidd barbu. Grotte de la Mouthe (E. Rivière).
lièremeiit dans la Dordogne également, de plusieurs autres grottes à gravures et peintures surtout.
11 est donc nécessaire aujourd'hui :
1^ De recommander tout spécialement aux préhistoriens, explorateurs de cavernes et abris sous roche,
GROTTES ET CAVERNES
d'examiner avec le plus grand soin les parois rocheuses du gisement où ils ont entrepris des fouilles.
2° D'indiquer les moyens à employer pour obtenir une reproduction absolument exacte des susdites gravures. Ceux-ci sont multiples :
a) Le dessin ; mais tout d'abord il peut être plus ou moins fidèle, quelque soin qu'on y mette ; aussi ne doit-il être considéré que comme un adjuvant utile, et c'est tout;
Fig. 156.
Un des Ruminants tachetés de la grotte de la Mouthe (E. Rivière).
h) La photographie ; le procédé serait excellent si l'auteur pouvait disposer et d'un éclairage parfait (ruban de magnésium, lampes à la poudre de magnésium, etc.) et d'un espace suffisant pour installer son appareil dans de bonnes conditions. Mais, dans bien des cas, ou il ne pourra pas opérer du tout ou bien il ne pourra le faire qu'avec de trop grandes difficultés pour être assuré du succès ; de plus, il faut savoir que maints dessins ou sont très frustres ou sont à peine figurés par des stries ou des traits tellement superficiels que
la photographie ne parvient pas à. les obtenir. Néanmoins il devra toujours essayer, des épreuves même médiocres pouvant lui être de quelque utilité ;
c) Les véritables moyens auxquels, de toute nécessité, il faut avoir recours, sont l'estampage et le moulage. Tous deux sont d'excellents procédés ; ils ont toujours donné les meilleurs résultats, soit dans la grotte de I.a
Fig. 157.
Gravures de la grotte de la Mouthe : Ruminants superposés. (Emile Rivière).
Mouthe, soit quelque vingt ans auparavant (1877), pour la reproduction des nombreux dessins gravés sur les rochers du lac des Merveilles, au Val d'Enfer, en Italie. Les estampages rapportés alors ont permis d'obtenir des moulages parfaits de ces gravures. La meilleur procédé auquel on devra avoir recours est celui de Lottin (de Laval), bien connu de tous les
GHOTTl':S T-T CAVEHNKS
archéolof^ues depuis plus de quaninte ans *, Quant au moulage^ tout le monde sait comment on doit opérer^. Cependaul un mouleur de proiession serait eneore préférable, n*étaient les frais qu'entraînent loujours son déplacement, le transport dans ceiiaines localités du matériel nécessaire et le nombre de jours pendant lesquels il lui faut séjourner dans la grotte. Aussi un eslampaf,'"e bien fait, formant un carton solide et soij^neusemenl emballé, suivra, dans la majorité des cas, pour permettre a l'auteur d^oblenir, dès son retour cbez lui, par un moulaf^e fait alors sur le dit estampa i^^e, une bonne reproduction des ^-^ravnres ru pe s très. U ne faut pas omettre ici de si^'naler un |;:rave inconvénient résultant soit de Testampa^e, soit surtout du moulage ; la disparition possible, pour ne pas dire la destruction à peu près totale de la peinture qui recouvre la fjravure.
IL Autres méthodes de foi'u,les. — U y a d'autres métbodes pour fouiller les ^^rottes naturelles, les cavernes, les abris sous roches; elles consistent soit à pratiquer des sondstges^ soit à ouvrir des tranchées exploratrices.
Deux cas peuvent se présenter :
l^ La grotte est précédée d*une terrasse; 2^ Il n'y a ftift (le terrasse,
1" IL EXISTE UNE TERRASSE. — a) St^slèfue du laltis, — Le premier travail à faire est de débarrasser la terrasse des éboulis actuels qui peuvent Fencombrer et de pousser ce déblaiement jusqu'au niveau horizontal de la grotte.
i. Voir le chapitre Enlampiitje, 2. Voir le chupitre }foiiliige.
xcWi
faut pour y rencontrer la slratigrophic archéolog du gisement.
Dès qu'on a reconnu la superposition des coucB on mène rexploriiliou par couches horizontales, de Tépaisseur est liée à la puissance des couches archéo ^îques^ et en tenant compte des recommandations fai à ce sujet.
GROTTES ET CA^-ERNES 239
h Système des sondages. — Un autre système consiste 'A faire une exploration rapide du gisement en pro- Lîédanl par sondages. Ces sondages se font en pratiquant yu-dessous de J 'aplomb du rocher un ou deux puits de
Abri do Frieux. d'après G- Cluiuvet.
A Couche sui>erfici«»lle do f>» lo à O" -in. T<Tro vop'aale ol iiierrailles.
F Foyor compo«o de terre. Cendres et cliarlionsyvec silex et ossemonl.s.
i\ Lit de prossep pierres «ambiant avoir été l'aire du foyer.
K Couche de petiu^s pierres.
H Arjrile formant la l)aKe de l'abri.
< » Ancienne fontaine qui coule à quelques mètres jilus loin.
1 mèire de diamètre, que Ton j)ousse en profondeur jusqu'au rocher même de la grotte. Le contenu de ces puits d'exploration est examiné, et la terre tamisée.
On obtient par ce système un aj)crçu de la richesse de la grotte à fouiller et une couj>e du gisement.
Un continue alors l'exploration par lits horizontaux, en tenant compte de l'éjiaisseur de chaque couche, tout eu laissant le long d'une des parois de la grotte un
témoin de repérage pour l'épaisseur ,des divers dépôts archéologiques.
c) Système de la tranchée, — Dans ce procédé, on pratique une tranchée exploratrice de 0™ 70 de largeur, sur toute la profondeur de la couche préhistorique, c'est-àdire jusqu'au sol rocheux naturel de la grotte. Cette tranchée est faite en suivant Taplomb de Tentrée de la grotte. Elle est donc transversale à Tentrée de la grotte et creusée en pleine terrasse.
Lorsque cette tranchée est terminée, on y constate la superposition des couches ainsi que leur épaisseur. On , continue alors l'exploration par lits horizontaux comme ci-dessus.
Pendant toutes ces explorations, on ne doit omettre aucune des prescriptions indiquées à l'article précédent.
Le système des sondages et des tranchées exploratrices présente un inconvénient principal : c'est de déranger Tordonnancement des couches et parfois de tomber sur un point intéressant, qui se trouve ainsi divisé pour l'exploration générale.
On remédiera à cet inconvénient^ en tenant compte de la façon de récolter et de ranger les trouvailles que nous avons donnée à Vétude des gisements de surface,
2^ Il n'y a pas de terrasse. — Dans ce cas, il n'y a quVi aviver le talus, jusqu'à la rencontre des couches archéologiques, et, dès qu'on les a rencontrées, de procéder par lits horizontaux^ avec toutes les recommandations faites ci-dessus.
II, — Grottes artificielles.
Les grottes artificielles, c'est-à-dire celles creusées de mains d'hommes, sont en général très régulières et très petites, par rapport aux précédentes.
GROTTES ET CAVERNES
Leur exploration est par suite des plus faciles, d'une Lçoii générale.
Leur décoaverie préseuLe parfois àe^ difficultés, car -lies sont souvent creusées dans des rochers qui sont l^un accès malaisé, ou cachées par des constructions nioderoes. D'autres fois, elles ont été transformées^ à une <ipoque récente^ dans un but d'utilisation quelconque^ et ar suite sont méconnaissables.
On peut dire que les fouilles de ces grottes ne préentent que riirenient un Intérêt notable, à moins qu'il ne s'ag-isse de grottes sépulcrales.
rst
Otfesi:
an de gTOUefi arUfîcîplles* dorii une avec ptiH^ à eau, creustrcs iJsmss les scliistes. Apreiuoat (Vendée) [Baudonîn et LucoulounuLTL".
D'au Ire fois, ce sont des «grottes ayant servi iVhubita.fcioas à des périodes diverses, mais plutôt profcohisto* riques ou moyen a ji,^e uses que préhistoriques. Aussi ou y trouve rarement des objets intéressants.
Une certaine catégorie d'entre elîes sont accompapîées à& puitit à eau (%. 159), eu particulier celles i'Apremont (Vendée), Dans ces conditions, il faut étu* lier les puils, comme les grottes, avec beaucoup de >in, les carer complètement^ et examiner au crible la Wanaei de recherches préhistoriques. Iti
i4!Î X.^^UEI. DE myi^innii-Tnr*» PHjiHI:»TOBIy.CES
boue extraite, aprè» de!«fticcatioa. comme s'il s'a^ri^ssait d'an puiU fanéraire.
La fouille dune telle crotte peut se faire par l'une quelconque de* méth<xles précédeutes. Camine on sait qu'elles s<3nt trè» peu riche*, on peut même se contenter, pour éviter des frais, d'une trAnchée d'exploration au centre même de la grotte, tranchée qui correspondra alors au grand axe de la caii-ité. Si une telle tranchée ne donne rien, on peut la compléter par une >*econde. perpendiculaire, toujours destinée à l'examen.
Maiâ, si ces coupes indiquent un gisement» on en viendra alors au déblaiement par couches horizontales successives, qui permettra de tout recueillir dans de bonnes conditions, malgré les dépenses qu'il occasionne.
11 ne faut pas oublier de fouiller les terrasses, 'qui parfois précèdent aussi les grottes creusées de main d'homme Marcel Baudouin'.
OLTERHAIXS-HEFUGES.
Il est impossible de donner des règles générales pour I;i flécou verte, l'exjiloration, et les fouilles des souterrain s- refu^'^es, qui doivent être rapprochés des grottes dites artiiicielles, œuvres de main d'homme, et des puits fun<'raires. On peut remarquer cependant qu'ils sont bioM j)liis fréquents dans VOuest de la France que par- \()\i\ ailleurs. N'a-t-on pas été jusqu'à dire que la Ven- (!'•(! luaritinic, par exemple, était minée de ces excavations, (jiron y trouve, en effet, presque à chaque pas?
Nous n'insisterons pas d'ailleurs sur ces monuments, qui j)aiaissent plutôt protohistoriques que préhistoi'i([U('s.
l)i':(;()i:vi:iiTiî. — Généralement leur découverte est
GROTTES ET CAVERM^S
due au hai^anl, surLouL quiiinl les oxlréniités soiU encore inconnues. La façon la plus fréquente de les dépister est de demander aux eu lli va le tirs de vous indiquer les endroits où les bœufs tombent dans des trous ^ en labourant^ pour ceux qui se trouvent en rase campa;tçne.
Ceux des bour^^s, correspondant d'ordinaire à d'anciens châteaux, oui généralement des entrées accessibles et connues de toul temps; mais ils sont les plus récents.
Exi>LOtt.\TioN, — L'exploration est des plus diOlciies et est aussi complexe que celle des grandes cavernes souterraines; mais elle varie avec chaque cas. Il faut être mnni d'une bonne lampe ^ s'habiller en mineur^ car ou doit à chaque instant ramper à plat ventre pour fmnchîr les rétrécissements en forme de porte; avoir de g^randes bottes 1res hautes, imperméables, companibles à celles des ég'outiers, car très souvent il faut marcher dans VeâU. La meilleure façon de passer les g-randes flaques de houe^ c'est de disposer des planches an-dessus d'elles. On examinera surtout les parois au point de vue des graffiti et des niches qui s'y trouvent.
FociLLEs ET REcuERcnEs. — Eïlcs sont ^généralement infructueuses^ pour des ndsons diverses; en tout cas^ elles sont toujours très onéreuses, en raison des éboulements nombreux et de la terre à enlever. De plus, elles sont très dan^^ereuses, car les souterrains creusés en pleins schistes s'elFondrent souvent par place au moment même de Texploï^ation, ou au cours d'une simple visite; et les fontis des catacombes parisiennes^ s'y observent assez fréquemment.
On peut dire que Tétude scientJhque des souterrains^
refuges reste presque complètement à faire; mais elle
sera très ditlicile et exigera de grands frais, [M. Bau-
[douin]. :
CHAPITHH VI
LES MONir!hlENTâ A GHOSSEâ PIERHES
l. — Mf
Les menhirs sont de grandes pierres, brutes, plantées
en terre dans une position verticale.
On il émis à leur sujet de nombreuses hypothèses. A
la suite de sérieuses observations, scientiliquement et
méthodiquement con duites, Marcel Baudouin sest assuré que les menhirs vendéens, entre autres, sont des points de repère, plantés comme des jalons, sur une ligne aboutissant à des dolmens ou à des sépultures méj,ralithiques.
Tous les menhirs que Marcel Hauflouin a étudiés ont une orientation de leur grand axe bien délerniinée ; cet axe est ordinairement Nord-Sud on à peu près, avec faces l\ FEstet à rt)uest. Maïs ce n est que par hasard
jue le grand axe donne la direction d'un dolmen voisin.
Fip, loi.
Menhir de Gadioii ( Fînistèrp). Ilauleur :
MONUMENTS A GROSSES PlERÏiES
Quand on élutlie scientifiquement un m€^iihii\ il faut crabord déterminer sa situation to[)np^aphique précise, par rapport au pays environnant, et ÏRltiLade du lieu. Puis il faut s'assurer de Vorienlution des axeis et de toutes les faecs. 11 faut mesurer chacune de ces laces eh hauieur, épai.^seur et largeur. Généralement les menhirs sont à coupe plus ou moins rectang"ulaire (menhirs carrés ou plats) ou ovahure, présentant par conséquent un f^n^and axe cl tin petit axe, 11 Tant surtout jjorler son attention sur Torien talion du jt^rand axe» car c'est en se basant sui* la direction de ce p*and axe que Marcel Baudouin est arrivé à des conclusions nouvelles et intéressantes.
Les menhirs sont fie provenances géologlq ues bien dillerentes; on (!oit donc s'assurer de la naiure de (a roche de chaque m é;;a 1 i t h e , e t e n pré 1 e ^• e r un échantillon ^; ce qui peut se l'aire sans déy^rader le monument, en creusant un peu au pied et en prenant son échantillon sur la partie enfouie. Chaque éc ha util- Ion de>'ra être numéroté et catalogué au carnet.
Ktant donné ce fragment du menhir, on exa-
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