‹ Manuel de recherches préhistoriquesChapitre 8 sur 85 · HECONNAISSANCK ET OCCUPATION D CN GISEMENT · texte numérisé non relu

HECONNAISSANCK ET OCCUPATION D CN GISEMENT

Il est utile d interroger les hiibÎLanls, de leur deniîmder s'ils n'onl pas trouvé dans leurs terres des silex taillés ou polis, des fragments de poteries anciennes, des monnaies, des amies ou autres objets.

S'il est possible, il faut leur montrer des échantillons. Les instituteurs, les ecclésiastiques, les fonctionnaires des ponts et chaussées, les gardes forestiers, les gardes champêtres peuvent donner de précieux renseignements. Dans le cas de raftirmative, vérifier le (rU avec la personne qui a donné Je renseignement ou avec Taide du garde champêtre, qui vous conduira sur les lieux. Il est prudent de ne pas toujours se lier aux renseignements donnés par certaines personnes sur des fouilles, sur un gisement, sur une trouvaille; ces renseignements peuvent être erronés soit par m^juvaise volonté, soit que rintéressé ne veuille pas indiquer le gisement qu'il exploite pour son propre compte. Dans les cas douteux, il faut contrôler soigneusement îes renseignements obtenus en s'adressant à d'autres personnes.

Guides, — Si, pour se rendre à un gisement déjà signalé, il est nécessaire de prendre un guide, il faut

MANIKL DE RKCIIEBCHES PHEHISTOHIQUES

de préférence sVdresser au garde champêtre oti au g^arde forestier. Ce sont les hommes qui, par ïeur profession, connaissent le mieux le py}'s et savent lesréserves où il est imprudent de pénétrer sans être avee eux.

Jl est d'usag"e de rémunérer convenablement oe& guides ik la Un de la journée, surtout si le préhistorien veut les acquérir à son œuvre et s'en faire de précieux auxiliaires.

Dans certains pays, il existe desj^'-uides de profession, dont les adresses et les tarifs sont connus et auxquels on sera parfois obliji^-é de recourir pour visiter des stations éloignées et difficiles à découvrir sans leur con* cours. Dans ce cas, il faut bien se mettre d*accord sur le prix avant le départ, pour éviter les diseussions.

Beconnaissance du lerrain. — Quand on a découvert un gisement de surface, il faut, dès la première visite^ essayer d*en mesurer Fétendue. On y arrive aisément eu parcourant le terrain d'aboixl seîon une Ui^uq iV,-S., puis selon une lij^ne E.~0, On raccordera ensuite ceslignes cardinales par des explorations transversales.

Il faut bien se persuader que ces promenades au travers des cultures doivent être faites sans causer dedé^^àts et qu'il faut pour cela suivre les sentiers, les séparations de champs ou de vig^nes, en un mot tousles passages où la présence d'un étranger ne peut paraître suspecte.

Si Ton trouve des habitants dans les cultures, il faut les aborder franchement, leur expliquer ce que Ton cherche, leur demander des renseignements, essayer de les intéresser à son travail, et obtenir d'eux les permissions nécessaires; ce qui est très facile, avec un peu de diplomatie et de bonhomie*

Page 1