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CHAPITRE LIV

UROLOGIE (suite) Sommaire : Dosage de l'albumlue et de ses variétés.

Dans la pratique uous devons admettre que l'albumine ne passe dans les urines qu'à l'étal pathologique. L'urine normale n'en contient pas; ou bien, si, dans certaines circonstances, qui restent physiologiques, elle en coulient, ce n'est jamais que dans des proportions négligeables.

Il y a peu de temps encore les cliniciens, ne reconnaissaient qu'une albumine; et le même nom était donné à tout précipité se faisant par la chaleur et les acides minéraux.

Mais, peu àpeu, on a remarqué que quelques-unes de ces substances, qui manifestement appartiennent au groupe des albumines, présentent des caractères spéciaux; et l'on a été conduit à établir des divisions que la pratique semble confirmer.

Dès 1880 ', j'ai signalé dans les maladies fébriles pneumonie, fièvre typhoïde, etc., un liquide albumineux ayant des propriétés spéciales, et auquel, pour ne rien préjuger^ j'ai donné le nom d'albumine modijiée; et je suis revenu sur celte question en 1884 3. Mais, depuis, de nombreuses

* Société de Biologie.

* Congrès de Rouen pour l'avancement des sciences, pp. 782: et suivantes.

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autres recherches, soil chimiques, soil cliniques, ont été faites dans le même sens ; el, si la question est encore à l'étude, déjà ces quelques faits semblent en ressortir bien évidents.

1» Que parfois ces albumines pathologiques sont constituées par de la sérine, couservant les mêmes propriétés que l'albumine normale ; et c'est ce qui a lieu, lorsque celte substance passe à travers le filtre rénal par un simple excès de pression, comme chez les cardiaques, ou à travers des reins désorganisés;

2" Qu'une série de ces substances constatées dans l'urine sont des modifications de l'albumine, dont quelques-unes tout au moins, comme je l'avais cherché à établir dès mon premier travail, se rapprochent des peptones.

Quoi qu'il advienne de ces idées, qui sont encore livrées à la discussion, la pluralité des albumines de l'urine ne me paraît pas moins bien constatée; et l'on ne saurait plus maintenant, en faisant une analyse complète, ne pas les différencier. C'est en s'inspirant de cette nécessité qu'ont été réunis les procédés suivants, qui, comme ceux pour le dosage de l'acide urique, ont été rédigés par M. Timbal- Lagrave.

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