‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 30 sur 172 · ÉMÉ10L0GIE · texte numérisé non relu

ÉMÉ10L0GIE

La balance d'Odier et de Rlache est une romaine de petite dimension et dont le levier est brisé en trois parties. Elle se compose d'un anneau, dans lequel le médecin passe un pouce pour supporter l'instrument; d'un ■crochet auquel l'enfant est suspendu ; du levier brisé portant la graduation; et enfin d'une sphère traversée par le levier et servant de poids.

A côté de la romaine d'Odier et Blache, mais construit «ur un modèle différent, se place l'instrument de Bouchut, construit par Galante. Il ne s'agit plus ici d'une balance, mais bien d'un peson.

Il se compose d'un ressort portant une aiguille qui, sous l'effort du poids, court sur un cadran, et marque le poids de l'enfant, qui lui-même est suspendu par une sangle passant sous les bras.

Rien n'est plus expéditif. L'instrument de Galante est •simple, élégant et pèse à 10 grammes près. Il arrive, par conséquent, à un degré de précision très suffisant pour la pratique.

Mais au point de vue des mères timorées, il présente un inconvénient, qu'il partage du reste avec le précédent, ■c'est qu'il faut abandonner l'enfant ; et, quelque solides que paraissent les sangles et les diverses pièces de ces instruments, rien ne les rassure. De plus, l'enfant s'agite, et ses mouvements peuvent parfois altérer les résultats des pesées en les exagérant.

Ce sont ces inconvénients que l'on semble avoir voulu ^5viter dans les deux appareils suivants, celui de Groussin et celui de Bardon et Léo, qui n'est qu'une modification du précédent.

Le ])■• Groussin a utilisé la balance à suspension inférieure si répandue dans le commerce ; mais ce qui caractérise surtout son instrument, c'est l'adaptation d'un ber-

ceau pour recevoir le bébé. L'un des plateaux de la balance peut être remplacé par une corbeille en fil de fer destiné à recevoir le berceau en osier.

Bardon et Léo ont rejeté le berceau en osier. La charpente de la corbeille est en fil de fer fort dont les mailles sont garnies par un filet ; et c'est directement dans ce berceau qu'est placé l'enfant. De plus, ces deux auteurs ont préféi^é à la balance de Béranger, le peson dont le prix est beaucoup moins élevée et dont la sensibilité est cependant suffisante.

L'enfant est ainsi couché dans ce berceau dans une position semblable à celle qu'il occupe dans le sien ; et la mère peut passer son bras sous la corbeille, ce qui le rassure.

La corbeille, image du berceau, effarouche moins leur susceptibilité maternelle, que le procédé de la sangle, qui respecte beaucoup moins le nourrisson. Il y a là une question de sentiment contre laquelle on lutte difficilement. De plus, il est rare que l'on n'arrive pas rapidement à calmer le nourrisson, ne serait-ce qu'en lui donnant à téter pendant qu'il repose dans la corbeille, et les résultats sont plus sûrs. De même que les instruments précédents, celui de Bardon et Léo pèse à 10 grammes près.

Le nouveau-né, pendant la première quinzaine, doit être pesé tous les jours, tous les deux jours dans le mois suivant, tous les trois jours jusqu'à trois mois, et une fois par semaine jusqu'au sevrage complet. C'est vers neuf heures du matin qu'il faut procéder à cette petite opération, et surtout ne pas changer l'heure.

Après avoir procédé à sa toilette, et avant de l'habiller de nouveau, l'enfant est enveloppé dans une couverture dont on connaît le poids ou que l'on pèse ensuite, placé dans la corbeille et pesé. Quelques minutes suffisent.

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