‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 33 sur 172 · FEMMES · texte numérisé non relu

FEMMES

de 21 à 3C ans

de 31 à 40 — .. .,

de 41 à 50 — . . . .

de 51 à 60 — ..

de 61 et au delà

Moelle épikière. — Le poids de la moelle épinière dépouillée des racines des nerfs spinaux 2 serait de 25 à 30 gr.

Pancréas 3. — Hommes, 78 gr.; femmes, 60 gr.

Foie — Poids cadavérique, 1 451 gr.

Rate^. — Poids cadavérique, 195 gr.

PoDMON 6. — Chez le fœtus à terme qui n'a pas respiré, le poids des deux poumons varie de 60 à 6i; gr., et chez celui qui a respiré de 80 à 108 gr.

Chez l'adulte, le poids des deux poumons varie de lOOO à 1300 gr., et pour chacun d'eux de 450 à 700. Le poids des deux poumons est souvent égal ; et quand il y a une différence, elle est le plus souvent en faveur du droit, qui l'emporte de 3 à 4 gr, pour le fœtus, et de 60 à 70 gr. pour l'adulte.

1 Sappey, Traité d'anaiomîe descriptive, tome III, page 45.

* Id., tome , p .

2 Id., tome IV, p. 291.

* Id., p. 311.

s Id., p. 369.

« Id., pp. 454 et 455

Corps thyroïde — Au moment de la naissance, ce poids ne dépasse pas 2 gr. et cliez l'adulte il s'élève en moyenne de 22 à 24 gr. Meckel, en le portant à 33, et Legendre à 30, l'ont donc exagéré.

Thymds 2, — Son poids chez le nouveau-né ne dépasse pas 2 à 3 gr. Les chiffres de 16 et 20 gr. donnés par Meckel sont donc également trop élevés. Sappey ne pense pas que, même lorsqu'il présente un développement exceptionnel, ce poids dépasse 6 ou 8 gr.

Reins 3. — Pour Sappey, le poids d'un rein serait de 170 gr. en moyenne ; mais il pourrait varier de 107 à 284 gr. Ce poids, je dois le dire, a été obtenu en liant les vaisseaux et en maintenant ainsi la totalité du liquide sanguin. C'est le poids à l'état physiologique. Pour M. Pourteyron, qui peut-être n'a pas pris ces précautions, le poids du rein ne serait que de 141 gr. pour l'homme et de 124 pour la femme.

Capsules surrénales *. — Le poids moyen de ces organes, d'après Sappey, serait de 7 gr. Mais il varie beaucoup, et peut descendre à 3 gr. et s'élever à 11.

Testicule ^ — Son poids serait de 21 gr. en moyenne, mais a été trouvé de 13 à 30 gr. par^Sappey.

ÉpiDiDYME fi. Son poids est moins variable que celui du testicule : il est de 4 gr. en moyenne.

Ovaire \ — Il est de 6 à 8 gr. cà l'état normal.

Utérus s. — Le poids moyen de l'utérus équivaut à

' Sappey, Traité d'analomie descriptive, p. 504.

2 Ici., t. IV, pp. E)ll el 512.

3 Id., p. 523.

Iil., p. 585.

^ Ici., p. 616.

« Id., p 616.

^ Id., p. 713.

* Id., p. 755.

42 gr. ; mais il varie beaucoup et Sappey en a rencontré de 32 à iiîî gr. D'après le môme auteur, à la fin de la grossesse, ce poids atteint 900 à 930 grammes.

J'ai dit que dans toutes les autopsies il serait bon que l'on connût le poids total du cadavre pour apprécier plus exactement celui des divers organes. On aurait ainsi leur poids relatif, Zuelzer a cherché dans une autre voie. 11 a voulu se rendre compte du poids spécifique du corps'. « La question, dit le compte rendu de ce travail, a un double intérêt physiologique et pathologique; car il s'agit de trouver une expression numérique pour l'alimentation. )> Zuelzer a procédé de la façon suivante:

L'individu mis en expérience, sa taille, sa circonférence thoracique et son pouls ayant été préalablement mesurés, entre dans un bain. Dès qu'il est couvert d'eau, il respire à travers un tuyau de caoutchouc.

Le poids des personnes choisies comme sujets d'expérimentation a varié entre 100 ^et 50 kil.; la quantité d'eau déplacée entre o2 et 108 litres; et c'est à l'aide de ces chiffres, et en prenant pour base le chiffre 1000 comme représentant le poids de l'eau, que Zuelzer a pu calculer le poids spécifique qu'il cherchait.

Appréciation. — Comme on peut le voir, sauf pendant la première période du développement de l'enfant, la balance ne joue encore qu'un rôle bien effacé. Je ne mets pas en doute cependant, que celui que lui réserve l'avenir soit plus important. Elle est appelée entre autres, à servir de base à toute observation de clinique et de thérapeutique expérimentales bien conduite. Déjà, pour les dé-

1 Revue des sciencea médicales, tome XXVI, p. 435.

penses d'urée, des chlorures, je me suis toujours attaché à ramenerces dépenses au kilogramme du poids du corps. Il est impossible, en effet, je l'ai dit, que l'on continue, comme par le passé, à comparer les dépenses d'un homme pesant 33 kil. avec celles d'un homme dont le poids atteint 70 kil. ! Qu'on y réfléchisse ; c'est là une différence d'un quart. Il ne saurait en être autrement pour la thérapeutique. Aussi, je le répète, je pense que, ne serait-ce ■qu'à ce point de vue, les pesées sont appelées à prendre de l'importance dans l'avenir, et je ne saurais trop engager à s'habituer à les faire.

Dans l'hygiène et dans la pathologie enfantile, cette importance est déjà trop évidente pour que je m'arrête à la faire ressortir. Elle constitue le moyen le plus sûr d'apprécier l'état de santé ou de maladie des nouveau-nés. Il en €st de même de son application à l'anatomie pathologique. Je ne crois pas que l'on puisse aujourd'hui présenter une autopsie au monde médical, en se- contentant de dire que ïe foie ou la rate étaient augmentés ou diminués de volume. La rigueur scientifique de nos jours ne se contente plus •d'appréciations vagues; elle veut que l'on précise, et seule la balance le permet.

CoNCLOsiON. — Je résumerai ce qui précède dans les conclusions suivantes :

1° La balance doit décidément prendre rang parmi les instruments de technique clinique ;

2° Jusqu'à présent son utilité s'est révélée dans les circonstances suivantes : 1° Pour l'adulte, à Télat de santé et de maladie; 2» Pour l'hygiène et la pathologie de la première enfance ; 3° Dans les recherches d'anatomie pathologique ;

3» La balance de Quintenz ou celle des courses convient

8ÉMÉI0L0GIE. 9

pour l'adulte à l'étal de santé ; les pèse-béb4s pour l'enfaoce ; et celle de Déranger pour l'anatomie pathologique;

4° Quant à la pathologie de l'adulte, là balance enregistreuse d'Hervé-Mangon-Redier peut servir; mais elle demande à être simplifiée;

5° Il est indispensable de se servir désormais de la balance dans toutes les recherches de thérapeutique clinique ou de physiologie expérimentale, le résultat devant toujours être apprécié d'après le poids du corps et ramené au kilogramme.

Page 1